_______________________[Zombie Birdhouse]___________________
En 1982, Iggy Pop est dans une de ses phases ascendantes et livre son septième album solo. Au contraire de beaucoup de productions de l'Iguane tout seul, maitre Bowie n'est pas derrière ce projet, c'est le producteur Chris Stein qui s'y colle, ainsi que derrière la quatre
cordes. Le sulfureux Pop aligne douze titres qui viennent fort à
propos rappeler la prestation du non-moins gouteux "Party" sorti l'année d'avant. Une réedition en 1995
va rajouter un titre en bonus "Pain & Suffering".
Line-Up
Iggy Pop: Chant
Rob DuPrey: Guitare, claviers, chœurs
Chris Stein: Basse
Clem Burke: Batterie, percussions
Track-List
1. Run Like a Villain 3:01
2. The Villagers 3:46
3. Angry Hills 2:55
4. Life of Work 3:49
5. The Ballad of Cookie McBride 2:58
6. Ordinary Bummer 2:40
7. Eat or Be Eaten 3:14
8. Bulldozer 2:17
9. Platonic 2:39
10. The Horse Song 2:57
11. Watching the News 4:10
12. Street Crazies 3:53
13. Pain & Suffering 3:39
Entrée en matière avec "Run Like a Villain" assez chaotique. La voix d'Iggy est très en avant au mépris d'une rythmique et de guitares laissées sur l'arrière. Tout ceci donne une étrange impression de profondeur
pas forcément belle. "The Villagers" pourvu d'une base rythmique minimaliste est peu intéressant, de même que "Angry Hills" où Pop se prend pour une diva. Malheureusement son registre vocal limité fait tourner ce titre au
ridicule. "Life of Work" est nettement plus intelligent, sans batterie, avec un rythme exécuté sur un mélange de piano
et de synthés. Baroque et tendu de velours rouge, voici une chanson où Iggy Pop peut brandir un sceptre de grand seigneur. Si la musique se rapproche un tantinet de ce que pouvait faire Dire Straits à la même époque, "The Ballad
of Cookie McBride" est aussi desservi par une voix effrayante de médiocrité. "Ordinary Bummer" est d'une
platitude qui suit le relief de la Belgique, "Eat or Be Eaten" tente de rebondir sur de l'électro-pop fatiguée.
On pourrait croire que "Bulldozer" va réveiller le mort qui sommeille en nous mais il n'en est rien. C'est surtout la torpeur qui s'empare de tout notre être à cet instant-là. Pourquoi constamment garder la partie guitare en arrière, au seuil de l'inaudibilité ?
"Platonic" est un peu plus léger, moins forcé sur le trait et pour le coup, plus audible. "The Horse Song" sautille sur
une rythmique electro-punk mais tourne rapidement court. Le trio de fin est sans conteste le plus abominable du disque.
De l'ennui en barre, du rien en paquets de 12.
Sur le pénible "Watching the News" Pop balance des "couic-couic" et des "bzzz-bzzz" ineptes, dans "Street Crazies" on atteint des sommets de conneries avec un titre sans structure qui part dans tous les sens au gré de son auteur,
"Pain & Suffering" patine dans la semoule sans jamais dégager des croches.
Mauvaise pioche, pas beau l'avion.
Voilà un disque à oublier d'urgence, à essayer sur la plage en ricochet dans les vagues.
Méfiez-vous surtout que la marée ne vous le rende pas...
propos rappeler la prestation du non-moins gouteux "Party" sorti l'année d'avant. Une réedition en 1995
va rajouter un titre en bonus "Pain & Suffering".
Line-Up
Iggy Pop: Chant
Rob DuPrey: Guitare, claviers, chœurs
Chris Stein: Basse
Clem Burke: Batterie, percussions
Track-List
1. Run Like a Villain 3:01
2. The Villagers 3:46
3. Angry Hills 2:55
4. Life of Work 3:49
5. The Ballad of Cookie McBride 2:58
6. Ordinary Bummer 2:40
7. Eat or Be Eaten 3:14
8. Bulldozer 2:17
9. Platonic 2:39
10. The Horse Song 2:57
11. Watching the News 4:10
12. Street Crazies 3:53
13. Pain & Suffering 3:39
Entrée en matière avec "Run Like a Villain" assez chaotique. La voix d'Iggy est très en avant au mépris d'une rythmique et de guitares laissées sur l'arrière. Tout ceci donne une étrange impression de profondeur
pas forcément belle. "The Villagers" pourvu d'une base rythmique minimaliste est peu intéressant, de même que "Angry Hills" où Pop se prend pour une diva. Malheureusement son registre vocal limité fait tourner ce titre au
ridicule. "Life of Work" est nettement plus intelligent, sans batterie, avec un rythme exécuté sur un mélange de piano
et de synthés. Baroque et tendu de velours rouge, voici une chanson où Iggy Pop peut brandir un sceptre de grand seigneur. Si la musique se rapproche un tantinet de ce que pouvait faire Dire Straits à la même époque, "The Ballad
of Cookie McBride" est aussi desservi par une voix effrayante de médiocrité. "Ordinary Bummer" est d'une
platitude qui suit le relief de la Belgique, "Eat or Be Eaten" tente de rebondir sur de l'électro-pop fatiguée.
On pourrait croire que "Bulldozer" va réveiller le mort qui sommeille en nous mais il n'en est rien. C'est surtout la torpeur qui s'empare de tout notre être à cet instant-là. Pourquoi constamment garder la partie guitare en arrière, au seuil de l'inaudibilité ?
"Platonic" est un peu plus léger, moins forcé sur le trait et pour le coup, plus audible. "The Horse Song" sautille sur
une rythmique electro-punk mais tourne rapidement court. Le trio de fin est sans conteste le plus abominable du disque.
De l'ennui en barre, du rien en paquets de 12.
Sur le pénible "Watching the News" Pop balance des "couic-couic" et des "bzzz-bzzz" ineptes, dans "Street Crazies" on atteint des sommets de conneries avec un titre sans structure qui part dans tous les sens au gré de son auteur,
"Pain & Suffering" patine dans la semoule sans jamais dégager des croches.
Mauvaise pioche, pas beau l'avion.
Voilà un disque à oublier d'urgence, à essayer sur la plage en ricochet dans les vagues.
Méfiez-vous surtout que la marée ne vous le rende pas...





