__________[Veuillez Rendre L'Ame (A Qui Elle Appartient)]______

Autres chroniques:

Tostaky(1992)
666.667 club(1996)
Des visages des figures(2001)
En public(2005)
Après avoir livrer une carte de visite en forme de mini LP six titres en 1987 intitulé "Où veux-tu qu'je r'garde", Noir désir enfonçait le clou avec un véritable premier album en 1989 "Veuillez rendre l'âme à qui elle appartient". Onze titres dont un single en puissance qui deviendra un tube "Aux Sombres Héros De L'amer".
Le rock alternatif était né et pulsait au travers des trames de textes noirs et dépressifs de Bertrand Cantat, que j'ai toujours comparé à Jim Morrison. La scène alternative était prête à se faire bousculer et de très bonnes choses se passaient en France à l'époque. Des groupes comme la Mano Negra ou les Négresses vertes avaient déjà dépoussiérés le terrain. Noir désir s'affirmait déjà en 1989 comme un groupe avec lequel il allait falloir compter.

Line-Up:

Bertrand Cantat: Chant, harmonica, guitare
Serge Teyssot-gay: Guitare, choeur, piano
Frederic Vidalenc: Basse, choeur
Denis Barthe: Batterie, choeur

Track-List

1.A L'arrière Des Taxis
2.Aux Sombres Héros De L'amer
3.Le Fleuve
4.What I Need
5.Apprends à Dormir
6.Sweet Mary
7.La Chaleur
8.Les écorchés
9.Joey I
10.Joey II
11.The Wound


Le style Noir désir s'installe dés les premières notes de "A L'arrière Des Taxis".
Voix sensuelle, rock alternatif sur rythmique punk, batterie bien en avant, l'énergie est là et les couleurs prennent forme. Le tube "Aux Sombres Héros De L'amer" à l'harmonica virevoltant sera la carte de visite de ce disque. Première incursion du groupe dans les charts et un titre qui fleure bon le grand large. Toujours de l'eau avec "Le Fleuve" qui, comme le premier titre, sera repris avec bonheur sur "Noir Désir/En public" en 2005, fabuleux album
en concert sur lequel nous aurons certainement l'occasion de revenir un jour. Les titres des chansons de Noir désir sonnent comme des titres de romans. "What I Need" sonne comme une chanson en anglais et salue l'entrée du
violon sur cet album. Chant plaintif, partie instrumentale en roue libre, du bel ouvrage.
"Apprends à Dormir" puis sans aucun doute, le plus beau moment du disque même si c'est le plus court, "Sweet Mary" et un Bertrand Cantat qui montre des talents de vocalistes hors normes, soutenu par un piano rigide et
solennel.
Superbe sur seulement deux minutes.
"La Chaleur", sombre et glauque sur un texte aux paroles brumeuses qui ne se livrent qu'au bout de plusieurs passages. "Les écorchés" qui perdure sur le même climat.
Les guitares de Serge Teyssot-gay ne sont pas encore bien saturées et leurs sonorités se rapprochent très souvent
de celles d'un Chris Isaak.
Vibrations.
"Joey I" et sa suite "Joey II" évoquent les pensées d'un condamné à mort et les errances de ses réflexions.
La musique de ces épreuves est très chaotique et à du mal à capter l'attention.
"The Wound" sera plus léger, ponctuant en anglais des décharges de guitares de Serge qui laisse courir ses envies
sur le manche, pour une chanson claire et dynamique qui laisse une note d'espoir dans cet univers de brouillard marron. Noir désir s'élève parmi les plus grands avec ce premier opus aux chansons débridées.
Seulement trente six minutes suffisent pour construire des bases solides.
Preuve est faite.
veuillez rendre l'âme à qui elle appartient noir désir
veuillez rendre l'âme à qui elle appartient noir désir
veuillez rendre l'âme à qui elle appartient noir désir