________________________[Trick To Life]______________________

Il y avait bien Supergrass qui tenait le haut du pavé de la british pop. Puis il y eu Keane quelques années plus tard et depuis, on pensait les bonnes nouvelles pop venues de la perfide Albion un peu rares. Mais voici venu il y a quel-
ques temps un petit phénomène qui allait bousculer un peu les choses.
The Hoosiers.
Bien déclinés en radio puis à la TV dans l'estimable émission de notre Nagui préféré, nous aurons eu tout le loisir d'apprécier ces charmants garçons au charisme indéniable. De la fraicheur, de la nouveauté et une bonne dose de musicalité vont vous permettre de passer l'hiver au chaud, d'autant plus que ce sympathique trio met les bouchées doubles en affichant un talent incroyable pour torcher des petites bombes toutes prêtes à vous exploser au creux du tympan. Ces petits gars sortirent un premier single en juillet 2007 puis un album la même année en octobre.
Ils attaquèrent la scène en ouvrant pour James Blunt l'année suivante.

Irwin Sparkes: Voix, guitare | Martin Skarendahl: Basse, guitare | Alfonso Alan Sharland: Batterie

1) Worried About Ray
2) Worst Case Scenario
3) Run Rabbit Run
4) Goodbye Mr A
5) A Sadness Runs Through Him
6) Clinging On For Life
7) Cops And Robbers
8) Everything Goes Dark
9) Killer
10) The Trick To Life
11) Money to Be Made


Tout commence à sautiller sur "Worried About Ray" ensoleillé par la très agréable voix d'Irwin Sparkes que l'on
peut effectivement rapprocher de l'organe vocal de Keane pour la tessiture. Pop fraîche et inspirée où l'ombre des Fab Four plane, comme sur tous les groupes de british/pop. "Worst Case Scenario" garde cette belle énergie en empruntant une rythmique à la Joe Jackson puis "Run Rabbit Run" ralentit et accouche d'une très jolie mélodie où Sparkes à le temps de faire quelques prouesses vocales dignes d'un Matthew Bellamy. Le single "Goodbye Mr A"
en forme de victoire pop étale tous ces arrangements dans une débauche de démesure colorée. The Hoosiers nous convie dans leur univers avec le beau et glissant "A Sadness Runs Through Him" à la rythmique changeante. Un des points d'ailleurs à souligner: la volonté de changer de monde à chaque chanson.
La monotonie n'a pas droit de cité chez ces anglais.
Sortons de l'épais feuillage pour arriver à ciel ouvert sur "Clinging On For Life" simplement déclinée sur un murmure voix/guitare, épurée à l'extrême. The Hoosiers sort la grosse artillerie pour le somptueux "Cops And Robbers", toujours sautillant et vif, couronné d'une section de cuivres rutilantes qui épiloguera l'ensemble à merveille. Magni-
fique "Everything Goes Dark" folk-pop qui enfle jusqu'à la déraison comme une vague formidable, puis, coincé en-
tre une rythmique Clash et une mélodie Muse, "Killer". The Hoosiers sème dans notre esprit quelques petites notes rageuses qui n'oublieront de se rappeler à notre bon souvenir d'auditeurs dans quelques mois ou quelques années.
Le track-title "The Trick To Life" annonce la fin de l'album et offre tout ce qu'il a avant de se replier sur "Money to
Be Made" superbement dentelé sur un doux arpèges de guitares que vient séduire un ensemble de cordes consé-
quent.
Toujours pas la fin car un aimable bonus revient nous présenter une vision du paradis dans un titre cristallin aux contours dorés. La porte du paradis se referme lourdement.
Cette fois-ci c'est fini.
Si The Hoosiers n'est pas le groupe de l'année (ah tiens et pourquoi pas d'ailleurs?) il reste assurément une belle expérience et une histoire à suivre. De quoi renouveler votre discothèque avec du tout beau, du tout frais.
trick to life the hoosiers
trick to life the hoosiers
trick to life the hoosiers