_______________________[Stiff Upper Lip]_____________________
Déçu ne serait pas assez fort. Outré le serait par contre trop. Triste serait peut-être adéquat. Constat difficile et inavouable: ACDC est bien mort.
Le précédent "Ballbreaker" annoncait déjà la couleur en 1995. Un groupe essouflé, l'inspiration partie en vacances, pas l'envie de jouer. Si il y avait peu de choses à sauver dans "Ballbreaker", 95 % de "Stiff upper lip" est à oublier.
1. Stiff Upper Lip (3:34)
2. Meltdown (3:41)
3. House Of Jazz (3:56)
4. Hold Me Back (3:59)
5. Safe In New-York City (3:59)
6. Can't Stand Still (3:41)
7. Can't Stop Rock'N'Roll (4:02)
8. Satellite Blues (3:46)
9. Damned (3:51)
10. Come And Get It (4:02)
11. All Screwed Up (4:36)
12. Give It Up (3:53)
La pochette était pourtant prometteuse avec un Angus statufié dans une de ses poses favorites mais où sont passés
les brulôts d'antan? Les solos échevelés, les rythmiques tout en guitares acérées, les titres à l'écoute simple mais diablement agencé rythmiquement et d'une évidence déconcertante? Pas dans ce disque en tout cas.
Je n'ai pas grand-chose à dire dessus si ce n'est que tous les morceaux se ressemblent, du morceau titre "Stiff upper lip" à "All screwed up" en passant par "Hold me back" ou bien "Can't stand still" où l'on apprend que c'est Malcom Young qui a enregistré la partie solo !! Le disque se déroule avec l'intensité d'un épisode de Santa Barbara et se révèle aussi excitant qu'un catalogue de la CAMIF. C'est d'une platitude et d'un ennui mortel, même les musiciens s'ennuient cela s'entend.
Comprenez bien.
Je suis de la génération des gens qui ont commencé à écouter ACDC avec des albums comme "Highway to hell" ou "Let there be rock" ou plus ancien "High voltage". J'ai connu la période Bon Scott puis l'époque Brian Johnson. J'ai acheté quasiment la totalité de la discographie avec même des disques moins recommandables comme "Fly on the wall" ou" Flick of the switch", mais même la pire production des frères Young n'a jamais atteint la nullité crasse
de cet album.
Les 11 premières plages se passent dans un vide abyssal quand soudain résonne des accords familiers. Une petite poussée d'adrénaline et j'attrape le boitier pour regarder quel est ce titre. C'est le dernier du disque...
"Give it up" est du pur ACDC, remuant, vivant et solide, presque 4 minutes de vrai bon rock.
Ont-ils voulu nous faire un petit signe de la main? Nous dire "Ouais les gars, cette livraison n'est pas terrible
mais vous voyez on se rattrape à la fin et le prochain sera comme çà...".
L'envie n'est plus là, l'inspiration non plus. Cet album est bien sûr à éviter. Il n'y a rien dedans qui puisse le sauver excepté le dernier titre. Cela fait peu pour un album qui en compte douze.
Il faudra attendre 2008 et "Black Ice" pour que les pendules daignent se remettre à l'heure du hard-blues qui décoiffe.
Autres chroniques:
High Voltage (1976)
Dirty deeds done dirt cheap (1976)
Let there be rock (1977)
If you want blood (you've got it) (1978)
Highway to hell (1979)
Back in black (1980)
For those about to rock (1981)
Jailbreak (1984)
Live (1992)
Black ice (2008)
High Voltage (1976)
Dirty deeds done dirt cheap (1976)
Let there be rock (1977)
If you want blood (you've got it) (1978)
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Black ice (2008)





