_____________________[Songs For The Deaf]___________________

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Era Vulgaris(2007)
Groupe américain né en 1995 sur les cendres du groupe Kyuss. Josh Homme, guitare et chanteur mais aussi leader
du groupe est assez versatile et aime monter de nouveaux projets(cf Eagles of death metal en 2006). En 1998, QOTSA sort son premier album éponyme, puis en 2000 le disque "Rated r".
Il tourne régulièrement avec des formations comme Bad religion, Rage against the machine, Hole ou bien les
Smashing Pumpkins. L'album "Songs for the deaf" sort en 2002. Suivra encore le disque "Lullabies to paralize" en 2005.
Le groupe devient le chef de file de ce qu'on appellera le "Rock Stoner".
Sous-catégorie du rock et du métal se nuançant la plupart du temps par des rythmiques simples et répétitives, très compactes, une basse lourdingue et un esprit rock inspiré par les seventies et très influencé par le hard-rock matiné
de blues de cette époque. Le nom "Stoner" vient de l'état dans lequel on se trouve(stone !)après des prises abusives de certaines drogues où les choses apparaissent répétitives à l'image de la musique donc, "Stoner".

Mark Lanegan: Chant
Josh Homme: Guitare et chant
Nick Oliveri: Basse
Dave Grohl: Batterie
Brendon Mc Nichol: Guitare additionnelle et piano

1 You think I ain't worth a dollar, but I feel like a millionaire
2 No one knows
3 First it giveth
4 Song for the dead
5 The sky is fallin'
6 Six shooter
7 Hangin' tree
8 Go with the flow
9 Gonna leave you
10 Do it again
11 God is in the radio
12 Another love song
13 Song for the deaf
14 Mosquito song (bonus)
15 Everybody's gonna be happy(bonus)


Première approche et première lecture de notes de pochettes, on aperçoit Dave Grohl (ex Nirvana et actuel
guitariste-chanteur de Foo Fighters) derrière les fûts et on se dit que ça va cogner dur. Chacun attendait depuis
1991, depuis Nevermind, le disque qui allait révolutionner le métal, allait débouler comme un parpaing dans la
gueule des foules ébahies et tracé au fer rouge les lettres R O C K dans la pierre.
"Song for the deaf" sans peut-être aller jusque là, va néanmoins redéfinir le contexte, redistribué les cartes et faire entendre au monde incrédule que, non, le rock n'est pas mort.
Il y avait quand même un sacré boulot à faire en récurrant les vieilles assiettes des vieux poncifs du metal. Viré ces guitar-hero à l' auto-complaisance suffisante, pousser les meubles dans les coins pour donner un peu d'air à tout çà, dégager les riffs qui ne tuaient que les cafards, arrêter de s'appesantir sur une technicité très souvent synonyme de limitation dans ce que le rock à de plus instinctif.
L'ancien batteur parti pour une carrière solo, Josh Homme décide de remettre tout l'album à plat et de faire appel à
un vieil ami, Dave Grohl, qui à coups de nuits blanches va élaborer de ses baguettes affûtées ce que sera toute la
base de l'édifice, re-composant toute les parties de batteries, allant jusqu'à enlever toutes les cymbales de son kit
pour que le tout sonne mat et sans brillance.
Il va constituer avec Nick Oliveri, une partie rythmique essentielle qui va pulser dans les artères de ce disque,
comme un énorme coeur 16 soupapes. Des petits messages radios parsèment le disque de petites interventions où
le nom du groupe est très souvent cité.
Les trois premiers titres vont définir les contours de ce disque à la pochette rouge. "You think I ain't worth a dollar, but I feel like a millionaire", "No one knows"(superbe) et "First it giveth" vont coller le feu à la moquette dans des démarrages rythmiques puissants et des dérapages très contrôlés. "Song for the dead" sans nul doute un des
meilleurs morceaux de hard-rock sur ces quinze dernières années pilonne et aplanit la route au bulldozer pour laisser passer une guitare ronflante et chaleureuse. "The sky is fallin'", tout en zig-zag s'égare, se reprend, décolle puis
explose en vol. A chaque instant la musique se trouve au bord d'un précipice pour se reprendre en se cabrant à la dernière seconde. "Six shooter" très court(1'19")bordélique à souhait, et "Hangin' tree" tout aussi désordonné avec
sa rythmique glissante, puis le génial "Go with the flow" avant de tanner le cuir sur "Gonna leave you" et (l'encore) superbe "Do it again", "God Is In The Radio" en blues hallucinatoire, le jubilatoire "Another love song" avec une
légère touche de claviers(qui se fera relativement rare sur le disque) et finalement le dernier titre "Songs for the deaf" très destructuré et résumant l'album en le refermant d'un coup de botte tout en laissant une porte ouverte pour une suite possible.
Les deux titres en bonus étant toujours bon à prendre, on se laissera séduire par la jolie guitare de "Mosquito song"
et par le côté définitif de "Everybody's gonna be happy".
Tous les amateurs de hard seventies et fan de Nirvana ou des Foo Fighters vont se reconnaitre dans ce disque qui mélange habilement les genres.
L'album disserte sur des compositions évidentes ou plus ambitieuses sans jamais être ennuyeuses.
Faites chauffer les platines...
songs for the deaf queens of the stone age
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