________________________[Runnin Wild]______________________

Autres chroniques:

No Guts No Glory (2009)

Voici (presque) un nouveau venu dans le paysage du hard-rock puissant venu du pays des kangourous. Impossible
de ne pas comparer cette formation, Airbourne, à nos ACDC de la même contrée. Les deux pratiquent un
hard-blues qui dérape très souvent sur un hard-rock des plus féroce. Je dis "presque" nouveau venu car ces
quatre-là exercent depuis 2001 quand il se formèrent autour des deux frangins Joel et Ryan O'Keeffe. De petits
pubs en petites dates, ils firent néanmoins la première partie des Stones en 2005 précédée par un mini-album 8
titres en 2004, "Ready to rock". Leur premier véritable LP sort en 2007, "Runnin' wild".

Line-Up
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Joel O'Keeffe : Chant, guitare
David Roads : Guitare rythmique
Justin Street : Basse
Ryan O'Keeffe : Batterie

Track-List
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1) Stand Up for Rock 'N' Roll 4:01
2) Runnin' Wild 3:38
3) Too Much, Too Young, Too Fast 3:42
4) Diamond in the Rough 2:54
5) Fat City 3:26
6) Blackjack 2:42
7) What's Eatin' You 3:36
8) Girls in Black 3:16
9) Cheap Wine & Cheaper Women 3:10
10) Heartbreaker 3:56
11) Hellfire 2:19


Il est vrai que l'histoire semble fort heureusement se répéter.
L'Australie...deux frères qui montent un combo, un nom de groupe qui commence par un "A"...
Sur la pochette, les membres de Airbourne s'enfuient en grimaçant d'un chateau médiéval. Ils ressemblent tous à s'y méprendre, à Steve Harris, le bassiste d'Iron Maiden ... "Stand Up for Rock 'N' Roll" démarre en appuyant bien les traits de guitares, on sent déjà qu'il y en a sous la pédale, puis le rythme s'accélère et le titre atteint sa vitesse de croisière. La voix de Joel O'Keeffe est un subtil compromis entre Brian Johnson à 25 ans et Blaine Cartwright, le chanteur-guitariste ventripotent de Nashville Pussy. "Runnin' Wild" déboule façon TGV et n'offre aucune compromission: du hard-rock brut de décoffrage simple et d'une efficacité redoutable. Ralentissement du tempo
mais pas de la pêche sur "Too Much, Too Young, Too Fast" où l'on pourra apprécier toutes les qualités de "screamer" de Joel O'Keeffe puis un peu en retrait "Diamond in the Rough".
"Fat City" porte bien son nom, faisant sonner un hard-blues plombé aux hormones mâles puis une tuerie rapide comme un crack boursier "Blackjack" sur moins de trois minutes. Vivifiant, tonique et toujours cette envie de battre
la semelle qui s'est emparée de vous depuis le début de ce disque. "What's Eatin' You" atterrit et "Girls in Black" redécolle, laissant à peine le temps à la poussière de se redéposer. Histoire de filles et d'alcool qui sont les
constantes du hard avec "Cheap Wine & Cheaper Women" puis à nouveau un coup d'accélérateur sur "Heartbreaker" au binaire brûlant.
"Hellfire" maintient la vitesse et explose le final du disque dans une synthèse d'un peu plus de deux minutes.

Que ceux qui comme moi ont fait la moue lors de l'achat de Black Ice (ACDC) se réjouissent: la relève est assurée
et en plus elle s'appelle Airbourne.
Le gros hard-rock se porte façon Airbourne cette année, prière de sortir la bière qui fait fondre les intestins et
prévoir des bouchons dans les oreilles. Quant aux filles, qu'elles viennent...
runnin wild
runnin wild
runnin wild