_________________________[Protection]_______________________
Second opus du groupe anglais Massive Attack, "Protection" sort en 1994.
Mais auparavant, faisons un petit retour en arrière sur l'histoire de ce groupe.
A la fin des eighties, un certain Cameron McVey manager et compagnon de la chanteuse Neneh Cherry, propose à trois DJ dans lesquels il pressent l'éclosion d'un nouveau courant d'entrer en studio afin de coucher sur sillons leurs dernières découvertes. Cette formation inconnue sort alors un album qui engendrera une bonne partie du courant trip hop baptisé "Blue lines" en 1991. Mais malgré un succès plus ou moins imprévisible, les membres de Massive
Attack ne se sentent pas l'âme d'un groupe. Ils n'auront de cesse à partir de ce moment-là de redéfinir sans cesse les contours de leur musique. Trois ans après leurs premiers essais parait "Protection", beaucoup moins expérimental et révolutionnaire que le précédent mais qui installe le groupe dans une confortable notoriété.
1. Protection (7:51)
2. Karmacoma (5:16)
3. Three (3:49)
4. Weather Storm (4:59)
5. Spying Glass (5:20)
6. Better Things ( 4:13)
7. Eurochild (5:11)
8. Sly (5:24)
9. Heat Miser (3:39)
10. Light My Fire (live) (3:15)
Introduction avec "Protection" au mélange savamment dosé de soul sous-jacente et d'électro suave.
On est à un jet de clés de sol de notre R'n'B actuel.
Le thème du titre va rouler pendant près de huit minutes sans cassure ni brisure d'aucune sorte. On peut même dire que la monotonie engendrée nous laisse le regard fixe et vide. Côté arrangements c'est assez spartiate, avec une
ligne rythmique à peine embrouillée par des lignes de claviers lointains et quelques effets percussifs. "Karmacoma"
est dans cette même veine répétitive, libérée par des percussions tribales et une ligne mélodique immuable. Là où
Art of Noise n'ose pas dépasser la minute, Massive Attack en met cinq.
Chant manga sur "Three" puis le piano tourne autour de la piscine sur "Weather Storm", à l'heure où celle-ci n'est
plus agitée par qui que ce soit. Moment sage et tranquille propice à la reflexion ou à l'ennui, c'est selon.
Electro-reggae avec "Spying Glass" comme si UB40 était passé à la moulinette ambient puis "Better Things" où le
jeu de basse élastique s'enroule autour du chant féminin, perle de glace légère au milieu de ce fluide et éthéré chaos. Plus slam que soul "Eurochild" continue à tourner autour de la piscine en faisant évoluer des volutes de percussions ouatées comme déposées là par hasard. Le cocon que tisse Massive Attack est une véritable niche de douceur où
il fait bon se ressourcer, même s'il ne s'y passe pas grand-chose. "Sly" puis un instrumental dépouillé "Heat Miser" avant d'arriver en live avec "Light My Fire", la reprise des Doors façon hip-hop avec des sillons vinyliques cra-
quants en arrière-plan.
On ressort de là reposé mais pas non plus trompé sur la marchandise.
Si Massive Attack se laisse écouter il se laisse aussi rapidement oublier.
Pas de titre marquants et un train-train que rien ne semble pouvoir bousculer.
Tranquille mais sans doute un peu trop et c'est là le bon reproche qu'on pourra faire à cet album.
A force de tourner autour de la piscine, on risque bien de tomber dedans.
Mais auparavant, faisons un petit retour en arrière sur l'histoire de ce groupe.
A la fin des eighties, un certain Cameron McVey manager et compagnon de la chanteuse Neneh Cherry, propose à trois DJ dans lesquels il pressent l'éclosion d'un nouveau courant d'entrer en studio afin de coucher sur sillons leurs dernières découvertes. Cette formation inconnue sort alors un album qui engendrera une bonne partie du courant trip hop baptisé "Blue lines" en 1991. Mais malgré un succès plus ou moins imprévisible, les membres de Massive
Attack ne se sentent pas l'âme d'un groupe. Ils n'auront de cesse à partir de ce moment-là de redéfinir sans cesse les contours de leur musique. Trois ans après leurs premiers essais parait "Protection", beaucoup moins expérimental et révolutionnaire que le précédent mais qui installe le groupe dans une confortable notoriété.
1. Protection (7:51)
2. Karmacoma (5:16)
3. Three (3:49)
4. Weather Storm (4:59)
5. Spying Glass (5:20)
6. Better Things ( 4:13)
7. Eurochild (5:11)
8. Sly (5:24)
9. Heat Miser (3:39)
10. Light My Fire (live) (3:15)
Introduction avec "Protection" au mélange savamment dosé de soul sous-jacente et d'électro suave.
On est à un jet de clés de sol de notre R'n'B actuel.
Le thème du titre va rouler pendant près de huit minutes sans cassure ni brisure d'aucune sorte. On peut même dire que la monotonie engendrée nous laisse le regard fixe et vide. Côté arrangements c'est assez spartiate, avec une
ligne rythmique à peine embrouillée par des lignes de claviers lointains et quelques effets percussifs. "Karmacoma"
est dans cette même veine répétitive, libérée par des percussions tribales et une ligne mélodique immuable. Là où
Art of Noise n'ose pas dépasser la minute, Massive Attack en met cinq.
Chant manga sur "Three" puis le piano tourne autour de la piscine sur "Weather Storm", à l'heure où celle-ci n'est
plus agitée par qui que ce soit. Moment sage et tranquille propice à la reflexion ou à l'ennui, c'est selon.
Electro-reggae avec "Spying Glass" comme si UB40 était passé à la moulinette ambient puis "Better Things" où le
jeu de basse élastique s'enroule autour du chant féminin, perle de glace légère au milieu de ce fluide et éthéré chaos. Plus slam que soul "Eurochild" continue à tourner autour de la piscine en faisant évoluer des volutes de percussions ouatées comme déposées là par hasard. Le cocon que tisse Massive Attack est une véritable niche de douceur où
il fait bon se ressourcer, même s'il ne s'y passe pas grand-chose. "Sly" puis un instrumental dépouillé "Heat Miser" avant d'arriver en live avec "Light My Fire", la reprise des Doors façon hip-hop avec des sillons vinyliques cra-
quants en arrière-plan.
On ressort de là reposé mais pas non plus trompé sur la marchandise.
Si Massive Attack se laisse écouter il se laisse aussi rapidement oublier.
Pas de titre marquants et un train-train que rien ne semble pouvoir bousculer.
Tranquille mais sans doute un peu trop et c'est là le bon reproche qu'on pourra faire à cet album.
A force de tourner autour de la piscine, on risque bien de tomber dedans.





