__________________________[Presence]________________________

Autres chroniques :

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Led zeppelin II(1969)
Led zeppelin III(1970)
Led zeppelin IV(1971)
Houses of the holy(1973)
Physical graffiti(1975)
The song remains the same(1976)
In through the out door(1979)
Coda(1982)
How the west was won(2003)


Après le très mitigé et très long "Physical Graffiti" en 1975, Led Zeppelin sortait le 31 Mars 1976 ce nouvel opus "Presence". Le moins qu'on puisse dire c'est que cet album porte plutôt mal son nom. La présence du groupe n'y
est pas marquée. On sent les musiciens lointains et détachés. Mais laissons de côté les sarcasmes pour s'attacher
de plus près au programme proposé.

Track-list
1. Achilles Last Stand (10:25)
2. For Your Life (6:20)
3. Royal Orleans (2:58)
4. Nobody's Fault But Mine (5:27)
5. Candy Store Rock (4:07)
6. Hots on for Nowhere (4:43)
7. Tea for One (9:27)


L'année précédent l'enregistrement de ce disque, Plant et sa femme ont un carton en voiture en Grèce.
Il se retrouve avec les deux jambes cassées en fauteuil roulant. Sa femme est bien plus gravement atteinte,
notamment à la tête, mais tout va bien après quelques semaines. Plant doit enregistrer le disque en Allemagne. Il
quitte sa femme, donc mal en point, le moral à plat... Le dernier titre de l'album "Tea For One" parle de cette
période de solitude. Toute l'atmosphère du disque est empreinte de ce malaise, de ce mal-être. Les compos sont noires, les solos de Jimmy Page, glacés.

Tout compte fait, Led Zeppelin aurait peut-être du attendre avant de composer ce disque...
Une pochette très neutre à dominante blanche qui montre une famille autour d'une table dans un restaurant qui
semble être en bord de mer puisqu'on aperçoit par la fenêtre, des mâts de bateaux amarrées dans un port. Devant eux, un monolithe noir tordu. La photo fait très "années cinquante/soixante", surtout dans les photos du livret intérieur en couleurs criardes et violentes. On retrouve ce monolithe en incrustation dans toutes les photos intérieures. Sept morceaux seulement pour une bonne quarantaine de minutes de musique toute électrique dont le premier "Achilles Last Stand" qui affiche plus de dix minutes. Le titre est nerveux et sautillant mais malheureusement se perd un peu
sur la durée. Le son est froid, presque impersonnel. On va s'ennuyer ferme sur "For Your Life", mou du genou et n'arrivant pas à décoller. Plus de six minutes où il ne se passe rien, c'est long. La voix de Plant est une vraie misère. J'imagine que chanter assis dans un fauteuil roulant ne doit pas être très motivant et surtout très pratique. Sa voix est plate, morne, triste et désabusée.

Heureusement, "Royal Orleans" en moins de trois minutes va réussir à réveiller un peu tout çà en roulant des épaules allègrement. "Nobody's Fault But Mine" va se faire plus riche et plus intéressant. La voix a repris des couleurs, le rythme est haletant. Les brisures et les arrêts intempestifs suivi de silence sur parfois une mesure entière montre que
le groupe n'a rien perdu de sa maitrise. Un morceau rock tirant d'ailleurs vers le rockabilly pas forcément digne d'intérêt avec "Candy Store Rock" puis un autre plus ou moins poussif "Hots on for Nowhere" pendant lequel l'auditeur va sûrement décrocher. Nous n'avions pas eu droit à notre dose de blues, le groupe se rattrape avec "Tea for One" où Plant va nous conter son désarroi face à sa solitude. Encore une fois trop long, plus de neuf minutes, le titre malgré de réels efforts patine dans la choucroute et ne parvient pas à convaincre. On n'est à des années
lumières d'un titre comme "Since I've Been Loving You".

Piètre album.

Là où certains considèrent cet album comme le coté mystique de Led Zeppelin, je n'entend qu'une formation
fatiguée et déprimée qui semble brûler là ses dernières cartouches.

Ce disque reste néanmoins un témoignage où arrive à surnager deux ou trois morceaux, le reste se laissant écouter
en pensant à autre chose.
presence led zeppelin
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