_________________________[Oxygène]_________________________
Première oeuvre officielle de Jean-Michel Jarre, "Oxygène" parait en 1976.
Ce musicien/explorateur contribuera largement à vulgariser l'emploi du synthétiseur dans la musique populaire, ce qui se vérifiera par les ventes de cet album dans le monde, 15 millions de copies, ce qui est un record jamais égalé pour un disque d'origine tricolore.
Avant de composer le contenu de ce premier opus à la jolie pochette signée Michel Granger, Jarre se fendit de la
BO des "Granges brûlées" film de Jean Chapot avec Simone Signoret et Alain Delon. Il sera le compositeur des "Mots Bleus" de Christophe, posant ses claviers sur le texte de ce dernier.
Voici la liste des instruments sur lequel Jarre joue dans "Oxygène":
Arp 2600
A.K.S Synthesizer
EMS VCS 3
RMI Harmonic Synthesizer
Farfisa
Eminent
Mellotron
Rythmin' computer
La musique de Jarre, comparée à l'époque à celle de Kraftwerk se différencie par son côté très sensible et fluide,
au contraire de celles des allemands nettement plus robotique et répétitive. La difficulté marketing en 1976 était de trouver une carte de visite à ce disque qui ne comportait pas de single.
"Oxygène IV" fut choisi pour remplir ce rôle et devint par la même, le support musical de la plupart des documen-
taires scientifiques d'alors.
Track-List
1. Oxygène (part I)
2. Oxygène (part II)
3. Oxygène (part III)
4. Oxygène (part IV)
5. Oxygène (part V)
6. Oxygène (part VI)
J'imagine le premier effet que cet album à pu produire sur l'auditeur de 1976 avec "Oxygène I": cette impression de nouveauté, de musique jamais entendue nulle part auparavant. Les notes arrivent, timides, et assistent au lever du synthé en arrière-plan en s'envolant en volutes. Une flamme bleue tremblote et vacille, à l'identique d'une scie musi
cale électronique. Des gouttes lourdes de claviers graves tombent sous des éruptions de synthés puis le calme re-
vient, agrémenté d'une source fraîche. La mécanique se met en marche sur "Oxygène II", en expédiant le passé dans un atterrissage forcé. Le thème est d'une finesse incroyable, de même que la rythmique, faite de bulles et de rocs.
Au loin, les sons s'éparpillent en migration sur un flux et reflux d'inspiration et d'expiration envahissants peu à peu
tout l'espace.
"Oxygène III" sonne le glas de la première partie, en martelant de sa noire, une musique de pharaon électronique.
Le tube "Oxygène IV" développe son thème à l'envi et devient le premier hymne français de l'histoire de la musique synthétique. Petit moment fragile, petite cantate électrique, "Oxygène V" aborde le rêve par son côté brumeux puis
les cloches résonnent pour fêter l'arrivée de la rythmique rapide sur trois notes en pointillé. La musique se précipite dans un vol au ras du sol, mais déjà la respiration se fait entendre au loin et permet la transition "Oxygène VI" qui referme en vagues exhalées sur un thème redondant, ce premier album de Jarre.
Très bel exercice et chef-d'oeuvre qui reste d'actualité plus de 30 ans après. Jean-Michel Jarre donnait naissance
à un nouveau courant, jubilatoire, qui inspirait l'écoute de la musique au casque et en position allongée.
Inspirer à fond...
BO des "Granges brûlées" film de Jean Chapot avec Simone Signoret et Alain Delon. Il sera le compositeur des "Mots Bleus" de Christophe, posant ses claviers sur le texte de ce dernier.
Voici la liste des instruments sur lequel Jarre joue dans "Oxygène":
Arp 2600
A.K.S Synthesizer
EMS VCS 3
RMI Harmonic Synthesizer
Farfisa
Eminent
Mellotron
Rythmin' computer
La musique de Jarre, comparée à l'époque à celle de Kraftwerk se différencie par son côté très sensible et fluide,
au contraire de celles des allemands nettement plus robotique et répétitive. La difficulté marketing en 1976 était de trouver une carte de visite à ce disque qui ne comportait pas de single.
"Oxygène IV" fut choisi pour remplir ce rôle et devint par la même, le support musical de la plupart des documen-
taires scientifiques d'alors.
Track-List
1. Oxygène (part I)
2. Oxygène (part II)
3. Oxygène (part III)
4. Oxygène (part IV)
5. Oxygène (part V)
6. Oxygène (part VI)
J'imagine le premier effet que cet album à pu produire sur l'auditeur de 1976 avec "Oxygène I": cette impression de nouveauté, de musique jamais entendue nulle part auparavant. Les notes arrivent, timides, et assistent au lever du synthé en arrière-plan en s'envolant en volutes. Une flamme bleue tremblote et vacille, à l'identique d'une scie musi
cale électronique. Des gouttes lourdes de claviers graves tombent sous des éruptions de synthés puis le calme re-
vient, agrémenté d'une source fraîche. La mécanique se met en marche sur "Oxygène II", en expédiant le passé dans un atterrissage forcé. Le thème est d'une finesse incroyable, de même que la rythmique, faite de bulles et de rocs.
Au loin, les sons s'éparpillent en migration sur un flux et reflux d'inspiration et d'expiration envahissants peu à peu
tout l'espace.
"Oxygène III" sonne le glas de la première partie, en martelant de sa noire, une musique de pharaon électronique.
Le tube "Oxygène IV" développe son thème à l'envi et devient le premier hymne français de l'histoire de la musique synthétique. Petit moment fragile, petite cantate électrique, "Oxygène V" aborde le rêve par son côté brumeux puis
les cloches résonnent pour fêter l'arrivée de la rythmique rapide sur trois notes en pointillé. La musique se précipite dans un vol au ras du sol, mais déjà la respiration se fait entendre au loin et permet la transition "Oxygène VI" qui referme en vagues exhalées sur un thème redondant, ce premier album de Jarre.
Très bel exercice et chef-d'oeuvre qui reste d'actualité plus de 30 ans après. Jean-Michel Jarre donnait naissance
à un nouveau courant, jubilatoire, qui inspirait l'écoute de la musique au casque et en position allongée.
Inspirer à fond...





