______________________[On Every Street]______________________

Autres chroniques

Dire Straits(1978)
Communiqué (1979)
Love over gold(1982)
Alchemy(1984)
On The Night(1993)
Sorti en 1991, "On every street" est l'ultime album de Dire Straits.
Mark Knopfler s'en ira pour d'autres horizons...
Après la fatigante tournée "Brothers in arms" le groupe décidera de faire une pause dans leur carrière, pendant ce temps Mark Knopfler entamera la carrière solo qu'on lui connait. Dire Straits se reformera en 1989 et commencera
la composition d'un nouvel album.
Knopfler s'entourera d'anciens du groupe comme John Illsley à la basse, Alan Clark et Guy Fletcher aux claviers et d'autres musiciens de sessions comme, pour les plus connus, Jeff Porcaro(Toto)et Manu Katché derrière les fûts.
L'album "On every street" rencontrera un succès d'estime plus que commercial, d'autres groupes se sont chargés de combler l'absence de Dire Straits durant ces quelques années de retraite.
On retrouvera néanmoins quelques morceaux de "On every street" sur l'album live suivant "On the night" en 1993.
En 1995 le groupe raccroche définitivement.

Track-list:

1] Calling Elvis 6'27
2] On Every Street 5'04
3] When It Comes to You 5'01
4] Fade to Black 3'50
5] The Bug 4'17
6] You and Your Friend 5'59
7] Heavy Fuel 4'56
8] Iron Hand 3'10
9] Ticket to Heaven 4'26
10] My Parties 5'33
11] Planet of New Orleans 7'48
12] How Long 3'51


D'entrée le tube "Calling Elvis" sort comme d'un tunnel, doux et feutré, accompagné par la guitare distendue de Knopfler. La slide que l'on entend en plus donne presque une couleur country au titre, impression effacée quand un synthé léger comme de la gaze exécute une petite série de nappes en arrangements bleutés.
La chanson n'en finit pas de se terminer, comme à regret.
Exercice en deux parties "On Every Street" démarre dans une ambiance aérienne bientôt envahie par une guitare omniprésente jouant un thème récurrent. Le thème se précise et se met en jambes accompagné par le reste des musiciens. Plus anecdotique "When It Comes to You" avant de nous infliger le jazz lent "Fade to Black" du tonneau
de ceux qui remplissent le premier disque des "Nottings Hillbillies" suivi d'un country-rock "The bug" dans la plus
pure tradition Dire Straits.
Le trop long "You and Your Friend" et le très rock "Heavy Fuel" qui permet de relancer l'intérêt du disque. Chaque morceau possède sa propre couleur qu'elle soit réchauffée par la présence de la guitare de Knopfler ou rafraichit
par un synthé lointain ou la courbure bleutée d'un orgue quasiment muet.
Cependant, aucun ne soulève un enthousiasme débordant. Rien qu'on ait déjà entendu de la part de Dire Straits et
rien de bien vraiment original. C'est propre et frais mais il n'y a pas ou peu de plaisir de jouer.
Une petite parenthèse folk acoustique sur "Iron Hand" puis un improbable slow-rock sixties avec "Ticket to
Heaven". "My Parties" sur lequel je ne m'épancherais pas et enfin une petite merveille de composition avec "Planet
of New Orleans". Enfin le retour d'un groupe au meilleur de sa forme avec une chanson qui vit, qui respire dans des spirales musicales intenses et recherchées. Un dernier trait envoyé, "How Long" est une simple chanson country banale et presque sans saveur qui fait vraiment contraste avec la chanson précédente. Un album franchement
moyen, avec beaucoup trop de titres enveloppés de cellophane.

Seuls "Calling Elvis", "On Every Street" et le très beau "Planet of New Orleans" tirent leur épingle du jeu, le reste
est très, trop conventionnel. Sixième et dernier album d'un groupe de légende.
Un chant du cygne qui aurait pû être plus flamboyant.
Dommage.
on every street dire straits
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