______________________[Live At The Roxy]___________________

Autres chroniques:

Coucou me revoilou(1978)
Bulles(1981)
Incognito(1985)
Après plusieurs années(siècles)de silence, maitre Polnareff faisait un retour par la petite porte en 1996 avec un
album sous le bras.
Les critiques de l'époque parlaient de Michel comme du phénomène musical parti s'exiler aux USA au début des années 70.
La surprise sur le contenu de l'album perdurait et les questions allaient bon train:
Combien y aurait-il de chansons? Retrouverait-t-on le style "popo" que nous aimions bien?
En fait de surprise c'est un album live qui tombe dans les bacs et ceci plus de dix ans avant un come-back français monumental qui a fait découvrir le bonhomme à toute une génération de gamins et gamines médusés par tant de talent.(ou matraqués par tant de marketing?)
Mais revenons à ce "Live at the roxy" enregistré devant 500 personnes le 27 septembre 1995 dans une salle my-
thique de Los Angeles, le Roxy donc. Polnareff a réuni quelques musiciens, revisité son répertoire et nous lâche 18 titres parmi ses meilleures compositions.
Les époques parcourues par ces titres vont des débuts en 1966 avec par exemple "Love me please love me"
jusqu'à son dernier album en 1990 "Kama-Sutra" dont "Goodbye Marylou" sera extraite.
Il y a aussi un titre instrumental inédit, intitulé judicieusement "Lee neddy", et une copie studio revue et corrigée
version reggae de "Tout tout pour ma chérie", carte de visite de l'album largement déclinée en radio.

1) La mouche
2) L'amour avec toi
3) Je t'aime
4) Holidays
5) Lettre à France
6) Qui a tué grand'maman?
7) Je suis un homme
8) La poupée qui fait non
9) Goodbye Marylou
10) Dans la rue
11) On ira tous au paradis
12) Le bal des laze
13) Tam tam
14) Love me, please love me
15) Ame câline
16) Lee neddy
17) Ça n'arrive qu'aux autres
18) Tout tout pour ma chérie


500 paires de mains applaudissent en ce début de concert puis c'est "La mouche" qui embraye. La chanson est toujours aussi groovy malgré(sniff...)les violons d'origine remplacés par des claviers.
Chacun y va de son petit laïus et les guitares se relaient en petits solos nerveux et rapides.
Michel remercie de manière bilingue "Thank you, merci".
A l'époque de sa sortie le sulfureux "L'amour avec toi" a gardé cette nonchalance renforcée par des arrangements
plus ou moins country puis, certainement la plus belle ballade de Polnareff sortie en 1981 "Je t'aime".
Un seul regret, que la montée en puissance sur la deuxième partie soit beaucoup moins flagrante en live que sur la version studio.
"Holidays" offre un voyage à nul autre pareil, de la terre à l'avion et de l'avion au sol.
Rien n'à été touché sur la partition et c'est à peine si le chant s'autorise quelques écarts sur la rythmique.
"Lettre à France" à l'intro hésitante et balbutiante, "Qui a tué grand'maman?" dont les couplets en français chantés
par des Américains trouve une nouvelle saveur. "Je suis un homme" revient aux années 70. Le public chante en
choeur et Michel s'arrête, la musique baisse, moment de solitude partagée, puis tout reprend et le public s'applaudit.
A la fin de la chanson, le public aux anges et déjà conquis, scande "Miiii-chel,Miiii-chel,Miiii-chel,Miiii-chel...." Très dansant "La poupée qui fait non" avec un beau solo de basse slappée au milieu, instant magique avec "Goodbye Marylou". Polnareff offre tout ce qu'il a.
Puissant et rapide "Dans la rue" puis un tube flower-power de la bonne époque revisité avec un violon country "On
ira tous au paradis". Petite déception pour "Le bal des laze". L'orgue qui donnait une dimension romantico-médié-
vale est remplacé par des arpèges de guitare soutenue par un piano. Du coup et à mon seul avis, la magie n'y est
plus. On se rattrapera avec "Tam tam" jouée comme en 1981, y compris le joli solo de guitare final exécuté par
Dick Smith, le guitariste des grands(Kenny Loggins, Whitney Houston, Diana Ross, Aretha Franklin...). Polnareff s'installe ensuite au piano pour jouer tout seul et enquille "Love me, please love me", "Ame câline", l'instrumental
"Lee neddy" et la douce mais terrible dans le propos "Ça n'arrive qu'aux autres". Il reste "Tout tout pour ma chérie" version estivale reggae qui servit de single alors que c'est le seul titre studio du disque.
Plaisir de retrouver Michel Polnareff dans ses oeuvres les plus connues.
Certains réarrangements font oublier le passé, d'autres le font regretter mais ils ne sont heureusement pas légion.
Bon disque live même si Polnareff n'offre, excepté un inédit instrumental de deux minutes et une version reliftée d'un de ses titres, rien de nouveau à se mettre sous la dent.
D'ailleurs, depuis, on attend...
live at the roxy michel polnareff
live at the roxy michel polnareff
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