______________________[Let There Be Rock]___________________
En 1977, sort "Let there be rock". Un condensé de rock/blues violent. Aucun répit ne sera accordé dans ce déluge
de riffs épais et fumeux. 8 titres fourmillant de trouvailles et quatrième disque de nos australiens binaires et ternaires. On retrouve sur cette galette une bonne moitié de ce qui a contribué au succès d'ACDC. Du riff lourd et gras, peut-être un peu moins que sur leurs albums passés avec un son plus professionnel.
Pour la petite histoire, il se dirait que lors de l'enregistrement de "Whole lotta rosie", l'ampli de Angus aurait pris feu.
A la demande du producteur, il aurait continuer à jouer sur un ampli enflammé, certains fans prétendent même entendre des crépitements lors du solo de "Whole lotta Rosie"... Dans cet album ACDC n'a absolument pas
cherché le titre qui allait pouvoir faire des passages en radio, mais privilégie la puissance et l'efficacité.
1) Go Down (5:33)
2) Dog Eat Dog (3:36)
3) Let There Be Rock (6:08)
4) Bad Boy Boogie (4:29)
5) Problem Child (5:26)
6) Overdose (6:11)
7) Hell Ain't A Bad Place To Be (4:16)
8) Whole Lotta Rosie (5:33)
Une première approche qui permet d'installer l'ambiance, "Go Down" linéaire et brut de fonderie donne le ton. La partie basse/batterie semble un peu en retrait en regard du mur de guitares dressé par Angus et son frangin mais le tout sonne cohérent et très largement rock.
Tribal car joué sur les toms basses "Dog Eat Dog" poursuit le petit chemin emprunté avec le titre précédent pour
nous mener jusqu'au monument "Let There Be Rock" à l'architecture complexe et aboutie, au riff généreux et acrobatique.
La voix du regretté Bon se pose sur une partition basse/batterie en roue libre et croise à intervalles réguliers des guitares rugissantes et précises. "Bad Boy Boogie" revient chasser sur les terres du premier titre en proposant de l'efficacité et encore de la simplicité et de la régularité, ce qui somme toute est le plus difficile à réaliser.
L'immense "Problem Child" suit.
On a eu de la chance, car cette chanson ne fait pas partie de l'édition originale australienne. A la place les voisins
des kangourous ont eu droit à une chanson appelée "Crabsody in blue". Du coup, "Problem child" qui se trouvait
déjà sur "Dirty deeds done dirt cheap" en 1976 figure sur deux albums du groupe. Mention spéciale pour la fin du chorus d'Angus où la tonalité baisse dans les graves en remontant légèrement, tenue par une note vibrante sous les doigts du (jeune) maitre. De quoi réconcilier musique et éjaculation précoce.
"Overdose" plutôt méconnu mais d'une facture plus que comestible, puis un classique "Hell Ain't A Bad Place
To Be", qui mérite vraiment cette appellation tant la construction intelligente du titre interpelle. Ce n'est pas pour rien qu'il fût repris plus souvent qu'à son tour en concert.
Il n'y a pas eu une minute de répit, même de blues épais à la "Night prowler" histoire de souffler un peu. Cela ne s'arrangera pas et on s'en félicite avec le brulôt "Whole Lotta Rosie", peut-être le plus violent de l'album. Egalement incontournable et la chanson qui a "fabriqué" le son ACDC.
En 1977, les Sex Pistols allaient sortir Nevermind the bollocks, titre qui allait inspirer à un certain Kurt, l'autre nom d'un autre album de rock de légende. Les punks allaient proclamer "punks not dead".
En 1977 ACDC donnait au rock un souffle nouveau en sortant une bombe qui n'en finit toujours pas d'exploser.
Autres chroniques:
High Voltage (1976)
Dirty deeds done dirt cheap (1976)
If you want blood (you've got it) (1978)
Highway to hell (1979)
Back in black (1980)
For those about to rock (1981)
Jailbreak (1984)
Live (1992)
Stiff Upper Lip (2000)
Black ice (2008)
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Dirty deeds done dirt cheap (1976)
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