_______________________[Les Sénégalaises]___________________

Autres chroniques:

Le tango des gens(2001)
Exactement(2006)
Les Faux Talbins(2009)
Après "Le tango des gens" en 2001 San Severino revenait trois ans plus tard en 2004 avec une seconde livraison chargée de 14 nouveaux titres, "Les Sénégalaises".
Le succès rencontré par le premier effort allait être difficile à réitérer mais heureusement, cet album-ci regorge de qualités trouvées sur le premier et plus encore.
Les guitares manouches, le swing et le jazz sont toujours de mise, ainsi que cet humour décapant qui n'appartient
qu'à lui.
Il fallait au moins compter avec la verve d'un San Severino pour raconter avec le sourire l'enterrement de sa grand-mère ou les méfaits de la clope sur l'être humain.
On trouvera aussi sur ce disque des titres plus intimistes flirtant avec le piano-bar et bien sûr, le héros de toujours, André, dans la suite de ses aventures.

1) Jean Luc (0:48)
2) A l'enterrement de ma grand mère (2:44)
3) La cigarette (3:31)
4) La voisine des oiseaux (3:17)
5) Michto la pompe (4:07)
6) Les petites Sénégalaises (1:20)
7) Les Sénégalaises (3:07)
8) André II (3:28)
9) Un ticket (4:19)
10) Les bourre pâtes et les tire nerf (3:49)
11) Grand Jean Luc (2:27)
12) Le dormeur du val vivant (3:05)
13) L'étrangère (4:23)
14) Les Sénégalaises de Félix (1:31)


Les compères de toujours perdurent et c'est ainsi que nous retrouverons au piano, Dominique Fillon, le frère de ....
si, si, le frère de François.
Comme le précédent, "Les sénégalaises" laisse aller la joute verbale le long d'un fil conducteur jazz qui donne son
nom à l'album. A noter au rayon reprise "L'étrangère" de Léo Ferré.
Intro guillerette avec "Jean Luc" dont nous retrouverons la version complète un peu plus loin et qui permet de faire chauffer les guitares. Les deux chansons qui suivent nous permettront d'aller à la rencontre de la famille sur "A l'enterrement de ma grand mère" et d'y croiser aussi Yves Mourousi et Freddy Mercury que San Severino avait d'ailleurs oublié, puis de connaitre enfin la vérité sur la malfaisance de la clope dans "La cigarette" où l'on
apprendra avec stupéfaction que le tabac fait 250 milliards de morts par an.
Ambiance jazz années 40 avec balais sur la caisse claire pour le doux "La voisine des oiseaux" et une attaque soudaine de jazz rapide sur l'excellent "Michto la pompe" au swing décapant. "Les petites Sénégalaises" courte
intro orientale puis la chanson par elle-même "Les Sénégalaises" qui nous fait entrevoir une ambiance à la OSS117.
"André II" a trouvé couvercle à sa marmite depuis l'opus précédent en la personne de Nicole mais celle-ci ne pense qu'à une chose: avoir un manteau de fourrure, ce qui ne sera pas du goût de notre Dédé pour lequel le K-Way
reste le vêtement fétiche.
Piano-bar sur "Un ticket" puis l'humour reprend le dessus avec "Les bourre pâtes et les tire nerf" pour un rendez-
vous chez le dentiste haut en couleur. Instrumental rapide, reprise en long du titre d'ouverture "Grand Jean Luc" puis une note plus mélancolique avec "Le dormeur du val vivant" qui va réveiller les morts dans les tranchées de 14/18. "L'étrangère" reprise de Ferré trouve de nouvelles couleurs à la Négresses Vertes puis dernier tour de piste avec
"Les Sénégalaises de Félix" joué à l'accordéon dans un minimalisme de fin de fête.
Moins "parisien" que le premier tome "Les Sénégalaises" s'alanguit dans un jazz peut-être moins explosif et qui
prend des couleurs anciennes.
Mais l'enchevêtrement des guitares et la contrebasse qui cogne sur le piano reste du meilleur effet, et dans une approche peut-être moins joyeuse que "Le tango des gens" ce deuxième opus trouve une place aussi plausible que définitive.
les sénégalaises sanseverino
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