_______________________[Led Zeppelin IV]____________________

Autres chroniques :

Led zeppelin(1969)
Led zeppelin II(1969)
Led zeppelin III(1970)
Houses of the holy(1973)
Physical graffiti(1975)
Presence(1976)
The song remains the same(1976)
In through the out door(1979)
Coda(1982)
How the west was won(2003)
Ca y est le voilà.
Le quatrième.
Un truc de ouf comme dirait mon fils. Trois morceaux sur les huit que contient cet écrin joliment mis en valeur par
une pochette superbe sont des classiques du groupe et sont évidemment à posséder dans toute discothèque. Sorti
très précisément le 08 novembre 1971, il parachèvera l'oeuvre de Led Zeppelin d'un disque incontournable.

1. Black Dog 4:57
2. Rock and Roll 3:40
3. The Battle of Evermore 5:52
4. Stairway to Heaven 8:03
5. Misty Mountain Hop 4:38
6. Four Sticks 4:45
7. Going to California 3:31
8. When the Levee Breaks 7:08


Un grattement de cordes hésitant puis la voix de Plant, seule:
"Hey hey mama said the way you move, gonna make you sweat, gonna make you groove" puis les premiers
accords célèbres qui fusent dans un enchevêtrement où basse/batterie/guitare font corps puis se séparent quand la guitare décide de ne plus suivre la même rythmique. L'effet rendu est incroyable, les trois instruments se retrouvant à
la fin de la phrase musicale. Ce truc est d'une complexité à faire tourner absolument hallucinante.

Il aura fait grincer des dents des générations de guitaristes mais aussi de paire rythmique essayant vainement de reproduire le bidule à l'identique. En dehors de ces considérations techniques la chanson est bien sûr superbe ponctuée de choeurs faisant durer le plaisir, assurés par Plant himself.

Cette première beigne digérée, la suite du disque nous conduit jusqu'aux baguettes de John Bonham embrayant sur
le divin "Rock and roll" magnifié en concert avec des versions allant de l'explosion volcanique jusqu'au tsunami
sonore en passant par toutes les échelles de Richter possibles et inimaginables. La grille musicale en est très simple, c'est du rock comme son nom l'indique mais l'interprétation est enrichie du sentiment de plaisir que le groupe à de jouer ensemble et qui transparait au travers de cette chanson. De la dentelle musicale, il n'y a pas d'autres noms
pour "The battle of evermore" tout en influences médiévales et orientales tisse une étoffe ancienne où vient se poser
la voix aérienne de Plant. La chanson est lumineuse, très étoilée, parsemée de ces petits traits de génie qui font de
cet album le plus riche et le plus intéressant de la discographie du Dirigeable. On sent que le groupe a atteint la maturité qui fait ou qui faisait défaut à tant de formation d'hier ou même aujourd'hui. Le potentiel créatif est énorme
et coule dans les veines de ce disque comme autant de rivières inspirées.

La consécration arrive avec "Stairway to heaven" débuté sur une guitare acoustique timide et une flûte à bec lunaire, qui va faire entrer Led Zeppelin dans la légende. Le titre passe par toutes les étapes du génie en s'électrifiant doucement tout en assurant une montée en puissance soutenue par la belle voix de Plant (sur des paroles inspirées
par "Le seigneur des anneaux") jusqu'à l'explosion d'un superbe solo de guitare, qui attrape littéralement par les
tripes. Ce chorus n'est ni très technique ni échevelé mais il sait nous attraper par là où çà fait du bien. Incontournable, cette chanson sera encore superbe dans 10 000 ans, elle est faite pour durer et affrontera le passage du temps
comme elle l'a fait jusqu'ici depuis plus de 35 ans.

Il est évident que les titres suivants auront du mal à passer après ce torrent de génie. Bien que "Mister mountain hop" blues rock remuant et "Four sticks" à la rythmique tribale soient deux bons titres, "Stairway to heaven" surnage à la frange de notre conscience. "When the levee breaks" va terminer les hostilités avec brio en envoyant un gros blues rock avec harmonica en ligne directrice. Morceau salutaire qui permet de clore l'album sur une note un peu plus rock.

La première idée qui traverse l'esprit après l'écoute de ce disque c'est l'envie immédiate de le remettre au début.

Le groupe s'en relèvera difficilement et attendra 1973 avant de sortir "House of the holy" dernier vraiment grand disque du groupe.
led zeppelin 4
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