_________________________[Incognito]_______________________

Autres chroniques:

Coucou me revoilou(1978)
Bulles(1981)
Live at the Roxy(1996)
Il aura fallu attendre 4 ans.
On pensait Polnareff encore une fois disparu de la circulation.
Depuis 1981 et son album Bulles(1981) pas de nouvelles.
Puis débarque en 1985 "Incognito".
Pochette ironique, un artiste salut son public dans un magnifique théâtre, tenant à la main une perruque aux cheveux frisés et une paire de lunettes à la forme bien connue.
Polnareff.


1] Bronzer vert
2] Dans la rue
3] Visage (Les souvenirs de demain)
4] La belle veut sa revanche (encore et encore)
5] Y'a que pas pouvoir qu'on peut
6] Graffiti
7] Viens te faire chahuter
8] Sur un seul mot de toi


Les critiques n'aimèrent pas vraiment ce disque.
Un conflit entre la boite d'édition de Polnareff et les gros distributeurs empêchèrent en plus une bonne diffusion du disque dans les points de ventes. Côté musique "Incognito" sonne définitivement eighties.

Polnareff est presque tout seul aux commandes de la machinerie musicale de cet opus.

Donc beaucoup de claviers et de batterie programmés pour un disque qui aurait pû être fait entièrement à la mai-
son. Dans la continuité de Bulles (1981) Polnareff livre 8 titres plutôt électro avec de beaux moments fins et sen-
sibles. Les thèmes récurrents et préférés de "Popo" se retrouvent dans ce disque court.

Relations contrariées et pamphlets prenant partis pour la liberté d'être soi. Deux titres très pop et dansants pour
ouvrir cet album "Bronzer vert" et "Dans la rue". Les arrangements sont amenés intelligemment et en consultant les notes de pochettes on se rend compte effectivement que Polnareff à quasiment tout fait seul. Chant, claviers,
choeurs, programmation de batterie et bien sur arrangements sont de son cru.

Des musiciens extérieurs assurent les parties de guitares et éventuellement les parties de basses.

"Visage (Les souvenirs de demain)" et la seule ballade du disque "La belle veut sa revanche (encore et encore)" continuent ce petit voyage au pays du français parti vivre aux Etats-Unis. A noter que Michel ne s'épanche d'ail-
leurs plus sur cet exil dans les textes qui composent ce disque. Le tonitruant "Y'a que pas pouvoir qu'on peut" qui sonne comme du Gotainer de la même époque est un petit bijou d'arrangements électro. Polnareff, même plus de
vingt ans après, n'arrive pas à être ringard.

Ses chansons ont traversées le temps et les époques et ont gardées la fraicheur du moment. "Graffiti" puis l'hymne
au plaisir de la chair "Viens te faire chahuter", un des fonds de commerce du Michel. La guitare a toujours une
couleur très funk et on sent nettement poindre l'influence du son américain.
"Sur un seul mot de toi" en deux temps, une partie plutôt réservée et une autre plus déliée referme ce court opus de
34 minutes.
C'était en 1985, Polnareff nous envoyait des nouvelles de lui et on pensait déjà à son futur retour triomphal en
France.
22 ans après, nous serons exaucés.
incognito michel polnareff
incognito michel polnareff
incognito michel polnareff