_________________[Acdc Live If you want Blood ...]______________


Après quatre albums qui placèrent ACDC sur la première marche du podium des groupes de hard-rock, il était bon de retrouver, pour ceux qui n'en avaient pas encore eu la chance, les australiens sur scène. "If you want blood" en 1978 propose de compiler (seulement..) 10 titres issus des albums studios passés.
C'est aussi le seul témoignage live avec Bon Scott disparu en 1980.

Difficile de dire autre chose que TOUTES ces versions live dynamitent les versions studios.
Le rythme est très soutenu, d'autant plus que les titres choisis ne font pas dans la dentelle et sont, pour la plupart,
des pièces hard-rock bouillonnantes, à l'exception de "The jack" blues ultime. Pas de temps morts donc, et des chansons calibrées au millimètre dans lesquelles Angus ne se laissera pas aller à l'improvisation comme il le fera 14
ans plus tard sur le double live suivant.
"Let there be rock" est largement représenté, avec pas moins de quatre titres extirpés, cinq si on veut bien compter "Problem Child", chanson qui se ballade d'un album à l'autre, (sur certaines éditions de Dirty Deeds Done Dirt Cheap).
Ce live permettra aussi de faire patienter les fans, pour lesquels ils étaient en train de concocter leur chef-d'oeuvre inégalé, "Highway to hell" qui devait sortir l'année suivante en 1979.

Line-Up
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Bon Scott : Chant
Angus Young : Guitare
Malcom Young : Guitare
Cliff Williams : Basse
Phil Rudd : Batterie

Track-List
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1) Riff Raff (5:10)
2) Hell Ain't A Bad Place To Be (4:02)
3) Bad Boy Boogie (7:35)
4) The Jack (5:43)
5) Problem Child (4:32)
6) Whole Lotta Rosie (3:50)
7) Rock 'N' Roll Damnation (3:30)
8) High Voltage (6:00)
9) Let There Be Rock (8:15)
10) Rocker (3:00)


1978.
Je suis avec ma mère au centre commercial de l'Agora d'Evry(91). Elle m'a laissé au rayon disque et je
farfouille dans les bacs à la recherche de la perle rare que je vais m'offrir avec mon argent de poche.
Je suis fébrile car c'est le premier 33 tours que je vais acheter.
Mon choix s'arrêtera sur "Michael Zager Band_ Let's All Chant" dont le single passe en radio.
38 francs cinquante.
Soudain mon regard est attiré par une pochette horrible, sanglante, un type qui se suicide en se passant
le manche de sa gratte au travers du bide.
Crado.
J'ai treize ans.
Je viens de faire connaissance avec ACDC.

Du vent dans les voiles, du son d'une onde grave qui fait vibrer les amplis, en attendant de cracher ses premiers accords. Un public dans les starting-blocks qui attend l'entrée du plus grand groupe de hard-rock du monde.
Puis une explosion avec les accords de l'intro de "Riff Raff".
La machine est lancée, se stabilise en équilibre, la basse et la batterie s'épousent pour former une ligne rythmique
qui ne bougera plus, puis la voix entre, dénuée de toute velléité de négociation.
Superbe.

Plus lourd "Hell Ain't A Bad Place To Be" poursuit l'aventure sonique avec toujours ces chorus qui font vibrer le corps extatique de la Gibson rendue folle entre les mains du plus grand des Young.
Efficacité et volupté.

"Bad Boy Boogie" va s'étirer dans des solos immenses avant de ralentir sur le blues de "The Jack".
Pas d'hésitation et une ligne rythmique en pointillé.
"Problem Child" rebondit sur un riff qui reste coller aux tempes puis "Whole Lotta Rosie" envoie des paquets de cordes qui forment une boule compacte de sons électriques. Rock'n roll toujours sur "Rock 'N' Roll Damnation"
et un aspect plus dégagé et plus libre souffle sur "High Voltage" avec un public qui se griffe la voix sur les "High !!"
que pousse Bon. L'enfer se déchaine sur "Let there be rock" avec un long chorus et un Angus qui quitte la chanson
à regret non sans y être revenu une fois ou deux.
"Rocker" met tout le monde d'accord et transforme ce public de fin de concert en clameur ondulatoire.
Vibrations.
Depuis 1978 j'ai posséder ce disque une fois en vinyle (prêté, pas rendu...) en cassette audio il y a dix ans qui s'est usée naturellement puis il y a deux mois en CD.
Légende récurrente.
Autres chroniques:
High Voltage (1976)
Dirty deeds done dirt cheap (1976)
Let there be rock (1977)
Highway to hell (1979)
Back in black (1980)
For those about to rock (1981)
Jailbreak (1984)
Live (1992)
Stiff Upper Lip (2000)
Black ice (2008)
acdc live
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