__________________[For Those About To Rock]_________________
"For those about to rock" sorti en 1981 n'est pas le super gratin du groupe mais contient néanmoins quelques perles rock à consommer d'urgence et sur place. Peu de titres seront tirés de ce disque pour une expérience live excepté
le premier. Les autres se conduisent tout de même comme de bons élèves et auront le chic pour vous faire battre la semelle en head-bangant avec une rage qui confère ici au bien-être.
A l'époque où ACDC nageait en plein état de grâce, le groupe sortait au moins un album par an. Sans se renouveler (d'ailleurs on leur en aurait voulu !!) ils nous ont gratifié au fur et à mesure des années d'albums allant du très bon au moyen en finissant malheureusement par le plus que moyen avec "Ballbreaker" et "Stiff upper lip" (je vais me faire
des copains ...).
Mais en 1981, les choses étaient encore bien à leur place, la rythmique était solide, Brian Johnson officiait de sa
voix rageuse dans le groupe depuis plus d'un an et partageait avec le reste de la bande déjà deux albums à son actif ("Back in black" et celui-ci), Angus moulinait à tout va.
1. For Those About to Rock (We Salute You) (5:43)
2. Put the Finger on You (3:26)
3. Let's Get It Up (3:54)
4. Inject the Venom (3:31)
5. Snowballed (3:23)
6. Evil Walks (4:23)
7. C.O.D. (3:20)
8. Breaking the Rules (4:23)
9. Night of the Long Knives (3:25)
10. Spellbound (4:30)
Maintenant que dire de plus sur un album d'ACDC?
Que Angus joue merveilleusement bien? Que le groupe a inventé une musique qui passe les années et les décennies
et qui se trouve toujours être d'actualité? Qu'ils ont laissé dans le paysage rock voire hard-rock une empreinte indélébile, que leur contribution à cette musique bruyante mais ô combien jouissive a été incroyablement importante? Si vous avez répondu "oui" à chacune de ces questions, vous gagnez mon estime et ma considération distinguée. Décrire un album d'ACDC, çà serait comme essayé d'évoquer l'impression que l'on peut avoir quand, par très
grand fringale, on mord dans un jambon-beurre avec une binouze fraiche à portée de main.
Toujours est-il que la galette glissée dans le lecteur, le jambon-beurre entame les hostilités avec le morceau-titre
"For those about to rock" (we salute you). Grosses guitares, voix haut perchée mais râpeuse comme un
scotch-brite, rythmique binaire précise comme une abscisse, et ordonnée comme...(bon çà va, hein..) du canon
(oui à la fin...) et le célèbre refrain "For those about to rock, we saluuuuuuute you". Plus fort et plus simple que çà n'existe pas. La simplicité complexe est de mise chez ACDC. La chanson est immédiatement adoptée comme un
des grands titres du combo. Magnifiée en live, cette chanson puissante ramone grave les tympans et devrait vous laisser le conduit auditif propre et net comme un sou neuf. L'intro plutôt tranquille à la guitare rattrapée par l'entrée
de la batterie et la voix haut perchée/éraillée de Brian Johnson, c'est du tout bon. ACDC se balade dans cet univers
et nous emmène là où il veut par le bout du décibel, jusqu'à par exemple "Put the finger on you" qui va accélérer le tempo sur trois petites minutes et demi, pour finalement déjà se poser sur "Let's get it up". ACDC n'a jamais écrit
une seule balade et quand le tempo ralenti, c'est pour glisser sur du blues bien trempé.
"Let's get it up" est dans cette veine-là. "Inject the venom" ressemble dans sa structure à "Whole lotta rosie", où les couplets se disent sans musique, après deux trois riffs bien sentis des frères Young. "Snowballed" et "Evil walks" forment le même couple qu'au début à savoir chanson tempo soutenu et titre plus lent matiné de blues, l'alternance se poursuivant sur les titres suivants "C.O.D", "Breaking the wall" et "Night of the long knives" un peu plus faible que le reste. "Spellbound" va poser ses conditions à l'image du premier morceau, où la rythmique se fait attendre, où les chorus d'Angus tremblent en forme de vibrato au bout des doigts du guitariste, avec ce son unique qui le caractérise.
"For those about to rock" n'est peut-être pas le meilleur disque d'ACDC mais il reste néanmoins très agréable à l'oreille et trouvera tout naturellement sa place dans votre discothèque. ACDC reste un groupe unique, de ceux
qu'on n'oublie pas et qui marque leur passage avec une empreinte de géant.
Autres chroniques:
High Voltage (1976)
Dirty deeds done dirt cheap (1976)
Let there be rock (1977)
If you want blood (you've got it) (1978)
Highway to hell (1979)
Back in black (1980)
Jailbreak (1984)
Live (1992)
Stiff Upper Lip (2000)
Black ice (2008)
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