__________________[Dirty Deeds Done Dirt Cheap]______________
Sorti en 1976 "Dirty deeds done dirt cheap" est un des meilleurs albums d'ACDC période Bon Scott. Ce postulat
de départ est assez facile dans le sens où le groupe n'a sorti QUE des bons albums avec ce chanteur. C'est le deuxième album du groupe après un très bon "High voltage" sorti la même année. Il existe une version australienne
et une version US/Europe différente. Sur l'édition australienne le titre "Love at first steel" n'est pas présent ainsi que "Rocker". A l'inverse, "Jailbreak" et "R.I.P. (Rock in Peace)" sont sur la version australienne et pas européenne.
Les pochettes aussi diffèrent.
Sur la version US/Europe on peut voir des gens dont les yeux ont été barrés par un rectangle noir préservant ainsi
leur anonymat, la version australienne montre un Bon Scott hilare exhibant l'un de ses nombreux tatouages avec en arrière-plan, un Angus Young faisant le "V" de la victoire. 9 titres pour une bonne moitié incontournable, balançant
un hard blues que l'on allait qualifié plus tard de hard rock, ACDC allait devenir le chef de file d'une musique
bruyante mais nécessaire et redonnant tout son sens à la musique jubilatoire et bruyante.
A chaque fois, on se fait avoir avec ACDC.
On sait pourtant d'avance ce qu'on va trouver dedans mais çà ne fait rien, on est toujours heureux de découvrir ces démarrages de morceaux aux riffs simples et enthousiastes, ses paroles très souvent salaces, ce jeu de guitare inimitable qui a permis à ce groupe de se hisser au panthéon des meilleures formations de rock du monde. Nous touchons là à la substantifique moelle du rock, aux racines et à l'essence musicale indispensable.
La recette paye toujours car plus de trente ans après, on gueule encore sur les refrains, on tape du pied
en secouant la tête... La simplicité a toujours été de rigueur chez ACDC avec ses rythmiques accessibles à tout débutant guitariste et pourtant .....jamais aucun groupe ne parviendra à la notoriété en offrant autant et aussi peu.
Un chanteur charismatique, un guitariste carrément possédé sur scène et une paire rythmique plombée et réglée comme une horloge.
1] Dirty deeds done dirt cheap 4'16
2] Love at first feel 3'05
3] Big balls 2'39
4] Rocker 2'46
5] Problem child 5'43
6] There's gonna be some rockin' 3'14
7] Ain't no fun (waiting round to be a millionaire) 6'57
8] Ride on 5'43
9] Squealer 5'12
Titre éponyme en ouverture "Dirty deeds done dirt cheap" reprend les choses là où les avait laissées "High voltage". Du rock vitaminé et puissant en tour de chauffe qui se poursuit avec "Love at first feel" dentelé et sournois.
Sans trop s'attarder sur les paroles de "Big balls", chanson gag qui n'est pas restée comme le fleuron du répertoire
de l'ACDC puis le très rapide façon tornade blanche "Rocker" qui explose les bases d'un rockn' roll surchauffé survolé par la voix hystérique de Bon Scott.
Sublimé en live, rodé par des années de route et chanson qui peut être considérée comme la vitrine du groupe "Problem child" et son riff imparable sur trois accords est un des moments magiques de ce disque.
Simple et rentre-dedans, il conforte la position du groupe a occuper le terrain avec des compos simples sans pour autant être évidentes. Du grand cru et un morceau qui rentrera dans la légende, repris par ailleurs par leurs potes de Trust. Trainant et ronronnant "There's gonna be some rockin" renoue avec la tradition rock' n roll du départ puis une chanson hypnotique en deux parties, "Ain't no fun (waiting round to be a millionaire)" étonnamment longue au refrain entêtant. La seconde partie reprend le thème de la première en l'accélérant et l'étirant au maximum de ses possibilités.
Calme et retranchée derrière un blues nocif et aérien "Ride on" qui mériterait presque d'être chuchotée ralentit la machine puis le puissant et quasi groovy "Squealer" reprend l'offensive en augmentant progressivement le volume
et la pression.
Confirmation d'un talent et d'une détermination fougueuse, les australiens offre un deuxième album dans la continuité du premier, tout de blues et de rock vêtu.
L'aventure débutait pour eux et le meilleur restait à venir. Ils allaient lâcher dans la nature une poignée de disques nécessairement vitale et furieusement indispensable et transformer le paysage rock mondial.
Autres chroniques:
High Voltage (1976)
Let there be rock (1977)
If you want blood (you've got it) (1978)
Highway to hell (1979)
Back in black (1980)
For those about to rock (1981)
Jailbreak (1984)
Live (1992)
Stiff Upper Lip (2000)
Black ice (2008)
High Voltage (1976)
Let there be rock (1977)
If you want blood (you've got it) (1978)
Highway to hell (1979)
Back in black (1980)
For those about to rock (1981)
Jailbreak (1984)
Live (1992)
Stiff Upper Lip (2000)
Black ice (2008)





