____________________[Western Sous La Neige]__________________
Autres chroniques:
Haiku (1999)
Whatever the weather (électrique) (2003)
Monsters in love (2005)
La mécanique du coeur (2007)
Haiku (1999)
Whatever the weather (électrique) (2003)
Monsters in love (2005)
La mécanique du coeur (2007)
J'ai découvert Dionysos avec cet album sorti en mars 2002 "Western sous la neige".
Février 2004: je suis coincé
dans une chambre d'hosto avec une pneumonie. Sous assistance respiratoire car j'ai les poumons engorgés de saloperies je n'ai rien d'autre à faire que de regarder la TV. La veille j'ai regardé un film étouffant appelé "Vertical limit" qui m'a laissé sans air. Ce soir-là, j'avais droit aux "Victoires de la musique" et son cortège de compliments obligatoires. Un groupe vient faire l'intermède entre deux remises de hochets: Dionysos. Je ne connaissais pas, excepté de nom.
Ils ont réussi, grâce au titre "Song for jedi" à faire de cette soirée quelque chose de vraiment spécial qui s'est gravée dans ma mémoire et pas seulement dans la mienne puisque l'année suivante les groupes nommés regrettaient l'abs-
ence de Dionysos. Au sortir de l'hopital, je me renseignais sur l'album contenant ce petit bijou de rock français. Troisième album du quintette enregistré aux Etats-Unis en s'offrant la production de Steve Albini, Dionysos confor-
tait avec ce disque sa position de conteurs d'histoires à la Tim Burton, de ces petites bluettes qui vous collent aux méninges. Bien souvent, une seule phrase répétée sur plusieurs tons forment le texte de la chanson. Dionysos habille tout çà de sons divers, de bruits et d'effets spéciaux jamais envahissants, faisant de leur musique, une palette colorée aux senteurs diverses et variées.
Track-list:
1. Intro
2. Coiffeur d'oiseaux
3. Tokyo montana
4. Longboard blues
5. Déguisé en pas moi
6. Mc Enroe's poetry
7.8 Don Diego 2000
9. Surfin frog
10. Coffin song
11. She is the liquid princess
12. Petit Colorado
13. Anorak
14. I love you
15. Longboard train
16. Song for Jedi
17. Rodéo
Dix-sept titres, la plupart ne dépassant pas les trois minutes. Entrée en matière minimaliste avec "Intro". Une gui-
tare, une voix grave, un aspect dépouillé de courte durée avec l'arrivée du joyeux "Coiffeur d'oiseaux" aux paroles surréalistes à souhait. Babeth, quand elle n'a pas le violon en main, fait les choeurs derrière Mathias de sa voix mu-
tine et sensuelle. "Tokyo montana" et "Longboard blues" finement ouvragés. Une jolie ballade mélancolique "Dégui-
sé en pas moi" puis une bombe sonique mettant en scène un champion de tennis d'antan "Mc Enroe's poetry".
Tempo survolté et univers déjanté comme à l'accoutumée. Country/blues bien amené sur "Don Diego 2000" et le rapide et envoyé "Surfin frog". Des petits bouts d'O.V.N.I fourmillant d'idées, d'arrangements improbables, un
régal auditif.
Plus posé "Coffin song" et "She is the liquid princess" ayant pour thème l'enfance. Le gentil "Petit Colorado" et le pétillant "Anorak" qui va vous laisser des petites étincelles de neige dans les yeux. Le très court "I love you", blues roots puis le fumeux "Longboard train".
Le tube de l'album "Song for Jedi":
"Quand j'étais petit
J'étais un Jedi
Tellement nerveux
Qu'a chaque fois qu'il pleuvait
Je m'électrocutais"
Ultime pépite du disque "Rodéo" suivi d'un bonus caché avec une version acoustique de "Mc Enroe's poetry".
Un disque qui s'écoute comme on lit une bande dessinée.
Des volutes de notes précieuses mises bout à bout dans un collier musical d'une légèreté et d'une rareté inégalée.
dans une chambre d'hosto avec une pneumonie. Sous assistance respiratoire car j'ai les poumons engorgés de saloperies je n'ai rien d'autre à faire que de regarder la TV. La veille j'ai regardé un film étouffant appelé "Vertical limit" qui m'a laissé sans air. Ce soir-là, j'avais droit aux "Victoires de la musique" et son cortège de compliments obligatoires. Un groupe vient faire l'intermède entre deux remises de hochets: Dionysos. Je ne connaissais pas, excepté de nom.
Ils ont réussi, grâce au titre "Song for jedi" à faire de cette soirée quelque chose de vraiment spécial qui s'est gravée dans ma mémoire et pas seulement dans la mienne puisque l'année suivante les groupes nommés regrettaient l'abs-
ence de Dionysos. Au sortir de l'hopital, je me renseignais sur l'album contenant ce petit bijou de rock français. Troisième album du quintette enregistré aux Etats-Unis en s'offrant la production de Steve Albini, Dionysos confor-
tait avec ce disque sa position de conteurs d'histoires à la Tim Burton, de ces petites bluettes qui vous collent aux méninges. Bien souvent, une seule phrase répétée sur plusieurs tons forment le texte de la chanson. Dionysos habille tout çà de sons divers, de bruits et d'effets spéciaux jamais envahissants, faisant de leur musique, une palette colorée aux senteurs diverses et variées.
Track-list:
1. Intro
2. Coiffeur d'oiseaux
3. Tokyo montana
4. Longboard blues
5. Déguisé en pas moi
6. Mc Enroe's poetry
7.8 Don Diego 2000
9. Surfin frog
10. Coffin song
11. She is the liquid princess
12. Petit Colorado
13. Anorak
14. I love you
15. Longboard train
16. Song for Jedi
17. Rodéo
Dix-sept titres, la plupart ne dépassant pas les trois minutes. Entrée en matière minimaliste avec "Intro". Une gui-
tare, une voix grave, un aspect dépouillé de courte durée avec l'arrivée du joyeux "Coiffeur d'oiseaux" aux paroles surréalistes à souhait. Babeth, quand elle n'a pas le violon en main, fait les choeurs derrière Mathias de sa voix mu-
tine et sensuelle. "Tokyo montana" et "Longboard blues" finement ouvragés. Une jolie ballade mélancolique "Dégui-
sé en pas moi" puis une bombe sonique mettant en scène un champion de tennis d'antan "Mc Enroe's poetry".
Tempo survolté et univers déjanté comme à l'accoutumée. Country/blues bien amené sur "Don Diego 2000" et le rapide et envoyé "Surfin frog". Des petits bouts d'O.V.N.I fourmillant d'idées, d'arrangements improbables, un
régal auditif.
Plus posé "Coffin song" et "She is the liquid princess" ayant pour thème l'enfance. Le gentil "Petit Colorado" et le pétillant "Anorak" qui va vous laisser des petites étincelles de neige dans les yeux. Le très court "I love you", blues roots puis le fumeux "Longboard train".
Le tube de l'album "Song for Jedi":
J'étais un Jedi
Tellement nerveux
Qu'a chaque fois qu'il pleuvait
Je m'électrocutais"
Ultime pépite du disque "Rodéo" suivi d'un bonus caché avec une version acoustique de "Mc Enroe's poetry".
Un disque qui s'écoute comme on lit une bande dessinée.
Des volutes de notes précieuses mises bout à bout dans un collier musical d'une légèreté et d'une rareté inégalée.





