________________________[Van Halen I]_______________________

Autres chroniques:

Women and children first(1980)
Diver down(1982)
1984(1984)
5150(1986)
Premier effort du Van Halen en 1978, il fait partie de ces disques qu'on écoute et ré-écoute, un peu comme un vieil ami. Il reste un des plus connus presque trente ans après sa sortie et c'est amplement justifié. Formé en 1974 Van Halen n'avait de cesse d'écumer les villes de la côte Ouest en proposant un hard-rock bruyant en se forgeant une réputation de groupe de scène étonnante. Le jeu de guitare extra-terrestre de Eddie Van Halen allié aux rugi-
ssements et feulements d'un David Lee Roth déconneur à souhait y étant pour beaucoup. En 1978 le groupe est composé de:


Eddie Van Halen: Guitare
David Lee Roth: Chant
Michael Anthony: Basse
Alex Van Halen: Batterie

Le son de cet album est extraordinairement puissant pour l'époque.
On y retrouve quelques-uns des plus grands titres du groupe, certains devenus des classiques.

Track-List:
1] Runnin' with the devil
2] Eruption
3] You really got me
4] Ain't talking about love
5] I'm the one
6] Jamie's crying
7] Atomic punk
8] Feel your love
9] Little dreamer
10] Ice cream man
11] On fire


Le son surpuissant de Eddie deviendra la carte de visite du groupe pour les années à venir, ainsi que son jeu de guitare effarant, Eddie étant quasiment l'inventeur du "tapping", cette technique guitaristique qui consiste à jouer des notes de la main droite sur le manche à la manière d'un clavier. Cela rend le jeu ultra rapide et permet d'infinies possibilités.
Rappelons qu' Eddie jouait ses premiers plans de guitares dos au public, à l'époque où Van Halen n'avait encore gravé aucun disque, pour éviter que l'on ne les lui piquent. Démarrage feutré avec "Runnin' with the devil" rock
lourd et imposant puis déjà un classique avec le phénoménal chorus de guitare "Eruption". Ce truc est resté gravé
dans toutes les mémoires de musiciens comme étant l'ultime solo, celui que personne n'a jamais réussi à faire jusqu'
au bout. Le son devient aérien et dérape sur une partie classique superbe et grandiose.
Comment devenir une légende en une minute et quarante-deux secondes...
Reprise des Kinks avec "You really got me", la guitare explosant dés le départ dans un ronflement de moteur pui-
ssant, reléguant le titre original aux oubliettes. "Ain't talking about love" gymnaste en diable puis le dément "I'm the one" à l'intro cataclysmique. Ce titre pourrait être la rencontre entre un Stray Cats pour le coté rockabilly "shuffle"
qui taperait le boeuf avec un Black Label Society sous influence. Suit des titres de facture plus classiques "Jamie's crying", "Atomic punk" avec une guitare en forme de scie circulaire, "Feel your love", le plus posé et bluesy "Little dreamer".
Jolie surprise avec "Ice cream man" qui débute comme un rock classique à la guitare sèche pour s'électrifier d'un
seul coup et basculer sur un hard-rock ancré dans le sol par des attaches rythmiques solides et une guitare mitrailleuse. Fin du voyage avec "On fire" qui laisse la porte ouverte sur un "Van Halen II". Van Halen n'a pas à
rougir de ses débuts car cet album est tout simplement un petit condensé de tout le talent que le quatuor devait perfectionner lors des opus suivants.
Un classique, à ranger entre "Machine head" de Deep Purple et Nevermind the bollocks des Sex Pistols.
Pourquoi ?
Parce que.
van halen
van halen
van halen