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C'est presque en trio que Korn sort son huitième effort studio, un disque éponyme qui parait le 31 juillet 2007.
Le départ du batteur David Silveria, compagnon d'armes depuis le début de l'aventure marque un tournant dans la vie
et le son de ce groupe maintenant bien installé dans le paysage du nu-métal depuis 1993. L'album sort alors que
Korn est en tournée internationale ce qui permet d'en présenter des extraits sur scène. Le single "Evolution" sera le premier d'entre eux. C'est peut-être ce simple qui aurait dû donner son nom au disque, Korn étant sur la même voie que "See you on other side" avec sans nul doute une tendance à en rajouter dans l'industriel. Jonathan se diversifie
en jouant de la batterie sur "Bitch We Got a Problem" et "Love and Luxury" mais l'essentiel des percussions repose sur deux batteurs venus prêter main-forte à Korn : Terry Bozzio (batteur de Frank Zappa !) et Brooks Wackerman (Suicidal tendencies).
1) Intro 1:57
2) Starting Over 4:02
3) Bitch We Got a Problem 3:22
4) Evolution 3:37
5) Hold On 3:06
6) Kiss 4:10
7) Do What They Say 4:17
8) Ever Be 4:48
9) Love and Luxury 3:00
10) Innocent Bystander 3:28
11) Killing 3:36
12) Hushabye 3:52
13) I Will Protect You 5:29
Un orgue de barbarie menacant nous accueille en "Intro" puis c'est "Starting Over" qui aborde une ambiance de
métal electro, le tout sonnant hyper clinquant voire tape-à-l'oeil. Korn élargit grandement sa palette sonore au
point de toucher celle de Marilyn Manson sur "Bitch We Got a Problem". "Evolution" perdure dans ce type de production très léchée.
On est très loin du nu-métal sec et spartiate de "Life Is Peachy". Lourd et musclé des genoux "Hold On" attire
tout vers le bas sur un métal d'origine oriental puis "Kiss" se couvre d'un suaire, prend des masques gothiques
dans une ballade sombre et grise. "Do What They Say" cerne les mêmes contours déchirés, embarquant néan-
moins du gros riff dans son trip. Encore une charge lente "Ever Be" qui prend des allures de croisière sur les re-
frains, avec un final héroïque inattendu. "Love and Luxury" se la joue bref, noyé sous une chape de claviers envahissants qui ne devraient pas trop effrayer votre voisine de palier.
"Innocent Bystander" grosse déflagration métal indus, risque bien de la faire déménager pour de bon. Korn
poursuit son odyssée destructrice avec le dantesque "Killing" puis commet une semi-ballade "Hushabye" qui
pourrait rejoindre la track-list d'un album de Muse, (le fan pur et dur de nu-métal vomit...). Korn conclue
en mettant ses derniers sous dans une production disproportionnée sur "I Will Protect You" avant de se casser
en évitant l'habituel bonus qui nous était proposé auparavant.
Un manifeste un peu lourd à digérer. Ce virage electro-métal indus ne ressemble plus à Korn.
L'ensemble est pourtant très écoutable avec çà et là, de bonnes idées, mais les guitares ne ressortent plus,
enterrées sous des claviers omniprésents qui flinguent les atmosphères d'angoisses habituelles.
Reste à savoir si Korn souhaite continuer dans cette voie, ce qui lui fera abandonner un public au profit d'un
autre.
Moins puriste.
et le son de ce groupe maintenant bien installé dans le paysage du nu-métal depuis 1993. L'album sort alors que
Korn est en tournée internationale ce qui permet d'en présenter des extraits sur scène. Le single "Evolution" sera le premier d'entre eux. C'est peut-être ce simple qui aurait dû donner son nom au disque, Korn étant sur la même voie que "See you on other side" avec sans nul doute une tendance à en rajouter dans l'industriel. Jonathan se diversifie
en jouant de la batterie sur "Bitch We Got a Problem" et "Love and Luxury" mais l'essentiel des percussions repose sur deux batteurs venus prêter main-forte à Korn : Terry Bozzio (batteur de Frank Zappa !) et Brooks Wackerman (Suicidal tendencies).
1) Intro 1:57
2) Starting Over 4:02
3) Bitch We Got a Problem 3:22
4) Evolution 3:37
5) Hold On 3:06
6) Kiss 4:10
7) Do What They Say 4:17
8) Ever Be 4:48
9) Love and Luxury 3:00
10) Innocent Bystander 3:28
11) Killing 3:36
12) Hushabye 3:52
13) I Will Protect You 5:29
Un orgue de barbarie menacant nous accueille en "Intro" puis c'est "Starting Over" qui aborde une ambiance de
métal electro, le tout sonnant hyper clinquant voire tape-à-l'oeil. Korn élargit grandement sa palette sonore au
point de toucher celle de Marilyn Manson sur "Bitch We Got a Problem". "Evolution" perdure dans ce type de production très léchée.
On est très loin du nu-métal sec et spartiate de "Life Is Peachy". Lourd et musclé des genoux "Hold On" attire
tout vers le bas sur un métal d'origine oriental puis "Kiss" se couvre d'un suaire, prend des masques gothiques
dans une ballade sombre et grise. "Do What They Say" cerne les mêmes contours déchirés, embarquant néan-
moins du gros riff dans son trip. Encore une charge lente "Ever Be" qui prend des allures de croisière sur les re-
frains, avec un final héroïque inattendu. "Love and Luxury" se la joue bref, noyé sous une chape de claviers envahissants qui ne devraient pas trop effrayer votre voisine de palier.
"Innocent Bystander" grosse déflagration métal indus, risque bien de la faire déménager pour de bon. Korn
poursuit son odyssée destructrice avec le dantesque "Killing" puis commet une semi-ballade "Hushabye" qui
pourrait rejoindre la track-list d'un album de Muse, (le fan pur et dur de nu-métal vomit...). Korn conclue
en mettant ses derniers sous dans une production disproportionnée sur "I Will Protect You" avant de se casser
en évitant l'habituel bonus qui nous était proposé auparavant.
Un manifeste un peu lourd à digérer. Ce virage electro-métal indus ne ressemble plus à Korn.
L'ensemble est pourtant très écoutable avec çà et là, de bonnes idées, mais les guitares ne ressortent plus,
enterrées sous des claviers omniprésents qui flinguent les atmosphères d'angoisses habituelles.
Reste à savoir si Korn souhaite continuer dans cette voie, ce qui lui fera abandonner un public au profit d'un
autre.
Moins puriste.





