__________________________[Union]__________________________

Autres chroniques:

The Yes album(1971)
Fragile(1972)
Close to the edge(1972)
Relayer(1974)
Tales from topographic oceans(1974)
Going for the one(1977)
Tormato(1978)
Drama(1980)
90125(1983)
Big generator(1987)
Talk(1994)
Magnification(2001)
Voici un album à part dans la discographie du prolifique Yes. Une idée de départ assez folle: réunir tous les mem-
bres qui ont transités un moment ou un autre de leur carrière de musicien par le line-up de Yes, affichant en cette année 1991, 23 ans d'existence. Du rapprochement des formations Yes et Anderson Bruford Wakeman Howe et d'une poignée d'autres intervenants naitra donc "Union" le 16 ème album de la formation. Inutile de dire que cette oeuvre se présente comme un grand vaisseau grandiose et que les musiciens sortent toute la voilure pour nous offrir une prestation dont ils espèrent qu'on se rappelle. Voici maintenant, pour donner une idée de l'entreprise, la liste
des musiciens intervenant sur "Union".

Chant: Jon Anderson/Gary Falcone/Deborah Anderson/Tommy Funderburk/Ian Lloyd/Michael Sherwood
Guitares: Steve Howe/Trevor Rabin/Jimmy Haun
Claviers: Rick Wakeman/Jim Crichton/Jonathan Elias/Sherman Foote/Gary Barlough/Jerry Bennett/Rory Kaplan/Tony Kaye/Alex Lasarenko/Steve Porcaro
Basse: Chris Squire/Tony Levin
Batterie_percussions: Alan White/Bill Bruford/Allan Schwartzberg

Track-List

1) I would have waited forever (6:32)
2) Shock to the system (5:09)
3) Masquerade (2:18)
4) Lift me up (6:30)
5) Without hope you cannot start the day (5:18)
6) Saving my heart (4:42)
7) Miracle of life (7:30)
8) Silent talking (4:01)
9) The more we live, let go (4:34)
10) Angkor wat (5:24)
11) Dangerous ((look in the light of what you're searching for)(3:39)
12) Holding on (5:24)
13) Evensong (0:52)
14) Take the water to the mountain (3:10)
15) Give and take (4:29)


La formation Anderson Bruford Wakeman Howe initié donc par Jon Anderson tente de garder l'esprit de départ
de Yes, pendant que Yes continue sur sa lancée en occultant son rock progressif d'une pop plus dans l'air du
temps. On aurait pu s'attendre à une poussée sur un style ou sur l'autre mais finalement, l'ensemble sonne assez cohérent. "I would have waited forever" entame ce périple dans une explosion de couleurs. Farci de breaks et de petits exploits techniques cette chanson installe l'ambiance et met d'entrée les choses au point: vous allez en prendre plein les feuilles et les mirettes. Yes a sorti la grosse artillerie pour nous offrir un disque dont on doit se souvenir.

"Shock to the system" dans le même esprit un poil plus rock avec un beau riff dégommé par un Steve Howe en
forme. "Masquerade" est un petit exercice en autonomie, ou l'électricité abandonne la guitare pour la laisser ré-
sonner seule de sa voix boisée. "Lift me up" n'oublie pas de se déployer à l'identique d'un arc-en-ciel sonore, domi-
né par des choeurs en pluie colorée. Titre complexe et ambitieux, "Without hope you cannot start the day" part
dans tous les sens, suit des trajectoires différentes.
On s'y perd un peu.
Sur ces 5 premiers titres, Yes fait feu de tous bois et montre de quoi il est capable. "Saving my heart" se fait son
"Live aid" tout seul en tentant de rassembler le plus grand nombre, "Silent talking" un peu terne puis nous entrons
dans une phase plus calme avec "The more we live, let go". Intro glacée, chant aérien et claviers qui ne se comptent plus au mètre carré. Cette douceur liquide se fait sous-marine sur "Angkor wat" où la multitude de claviers aux sons différents autorise tout de même la voix d'Anderson à les survoler, puis reprise de vigueur à l'air vif de "Dangerous (look in the light of what you're searching for)" percutant et qui ne se comporte pas moins que comme "Owner of a lonely heart".
On entend même, dans la large plage de fréquence occupée par les claviers, la guitare de Howe. "Holding on" qui rejoint "Silent talking" au rayon des platitudes juste avant le court "Evensong", exercice percussif électronique.
Retour au "Live aid" avec ce joli morceau qui sent les terres d'Afrique "Take the water to the mountain" puis une fin très banale avec le moyen "Give and take".
Pas non plus le meilleur des Yes, loin s'en faut, certains titres tombent vraiment à plat par manque d'originalité.
Après un bon début Yes s'enlise un peu dans la facilité.
Cet album aurait pu se dispenser de trois ou quatre titres moyens.
Il serait resté un disque peut-être moins ambitieux mais plus efficace.
Pour inconditionnels du dinosaure uniquement.
union yes
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