__________________________[Trilogy]_________________________
Voici un groupe aujourd'hui séparé, Emerson Lake and Palmer qu'on qualifiera de "super groupe" en regard de ses musiciens de haute voltige et de prestations scéniques remarquées.
Chacun des trois membres sort d'une formation
qui a connu des heures de gloires: Keith Emerson (claviers) ex-The Nice, Greg Lake (Guitare, chant, basse) ex-
King Crimson et Carl Palmer (Batterie) d'Atomic Rooster. La formation voit le jour au début des années 70 et sort
un premier album éponyme la même année qui sera remarqué grâce au tube "Lucky man". En 1971 sort Tarkus que
le groupe défini comme une histoire de l'évolution mais à l'envers puis déjà une galette en public "Pictures at an Exhibition" captée en Angleterre puis en 1972 c'est "Trilogy" qui arrive dans les bacs.
1) The Endless Enigma, Pt. 1 (6:37)
2) Fugue (1:57)
3) The Endless Enigma, Pt. 2 (2:00)
4) From the Beginning (4:14)
5) The Sheriff (3:22)
6) Hoedown (3:48)
7) Trilogy (8:54)
8) Living Sin (3:11)
9) Abaddon's Bolero (8:13)
On se souviendra pour les plus anciens d'entre nous de la pochette de "Brain Salad Surgery" en 1973 que dessina
le créateur d'Alien, H.R. Giger. C'est l'album studio le plus connu du groupe. Point culminant de leur carrière, à
l'heure ou le mouvement hippie s'éteint, en 1974 au festival California Jam, Emerson Lake and Palmer vole la
vedette à Deep Purple à l'époque sur une pente savonneuse. La musique du trio peut se définir comme une savante alchimie de jazz et de musique classique basculant très souvent vers un rock symphonique voire progressif. Domi-
nées très largement par les claviers de Keith Emerson, les compositions sont jugées parfois assez sévèrement par
les critiques comme trop pompeuses et prétentieuses. Quelques années de silence et le groupe rempile en 1977
avec un double-album monument "Works" qui ne va pas faire l'unanimité auprès du public et des critiques. Trop
long, trop ambitieux, la tournée qui suit vide les caisses, le groupe se faisant accompagner sur scène par un
orchestre au grand complet. L'heure n'est plus à ce genre de démonstrations de splendeur. Le disco et surtout le
punk ont relégués ces formations d'un autre âge dans les oubliettes. Emerson Lake and Palmer ne parvient pas à renouer avec son public et après un ultime essai studio en 1978 "Love beach" c'est la séparation.
Ils se reformeront en 1991 avec l'album "Black Moon" qui sortira en 1992 puis "In the Hot Seat" en 1994, album décevant. On les aperçu une dernière fois sur scène en 1998 et depuis plus rien.
Joli titre d'intro "The Endless Enigma, Pt. 1" pose le piano et l'orgue Hammond sur un progressif inspiré, à la fois énigmatique et lyrique. Le disque se partagera de toute façon entre jazz/rock et pop, entre classique et rock progressif. Petite récréation sur la piano classique esseulé de "Fugue" puis après une brève réintroduction, reprise
du thème principal avec "The Endless Enigma, Pt. 2".
Le final est grandiose et clos magistralement cette première partie.
Folk/prog avec la seule et unique apparition de la guitare sur cet album. Celle-ci sera acoustique et champêtre sur "From the Beginning". Voix claire et ambiance au repos. Pop/rock country avec "The Sheriff" qui, 20 secondes
avant la fin, tire un coup de flingue et laisse partir au galop un piano bastringue de saloon comme dans un vieux film
en noir et blanc. Synthé claironnant, annonçant l'arrivée du rodéo avec "Hoedown", puissant et faisant tournoyer la Leslie de l'Hammond à fond les manettes. J'ai eu la chance de voir à la TV il y a une quinzaine d'année un extrait de concert où il y avait ce titre.
La virtuosité aux claviers de Keith Emerson m'avait tout simplement atomisé.
Partie la plus progressive du disque et aussi la plus longue. "Trilogy" démarre sur une partie chantée puis surfe un
long moment sur une partie instrumentale où le synthé se trouve couronné. Un peu long mais agréable. Ramassé sur lui-même "Living Sin" étouffe l'orgue sous sa pression et "Abaddon's Bolero" termine le disque en faisant monter les claviers les uns sur les autres. Une longue phrase musicale est répétée puis enrichie au fur et à mesure pour finir
dans une débauche de sonorités. Néo-classique ni plus ni moins.
qui a connu des heures de gloires: Keith Emerson (claviers) ex-The Nice, Greg Lake (Guitare, chant, basse) ex-
King Crimson et Carl Palmer (Batterie) d'Atomic Rooster. La formation voit le jour au début des années 70 et sort
un premier album éponyme la même année qui sera remarqué grâce au tube "Lucky man". En 1971 sort Tarkus que
le groupe défini comme une histoire de l'évolution mais à l'envers puis déjà une galette en public "Pictures at an Exhibition" captée en Angleterre puis en 1972 c'est "Trilogy" qui arrive dans les bacs.
1) The Endless Enigma, Pt. 1 (6:37)
2) Fugue (1:57)
3) The Endless Enigma, Pt. 2 (2:00)
4) From the Beginning (4:14)
5) The Sheriff (3:22)
6) Hoedown (3:48)
7) Trilogy (8:54)
8) Living Sin (3:11)
9) Abaddon's Bolero (8:13)
On se souviendra pour les plus anciens d'entre nous de la pochette de "Brain Salad Surgery" en 1973 que dessina
le créateur d'Alien, H.R. Giger. C'est l'album studio le plus connu du groupe. Point culminant de leur carrière, à
l'heure ou le mouvement hippie s'éteint, en 1974 au festival California Jam, Emerson Lake and Palmer vole la
vedette à Deep Purple à l'époque sur une pente savonneuse. La musique du trio peut se définir comme une savante alchimie de jazz et de musique classique basculant très souvent vers un rock symphonique voire progressif. Domi-
nées très largement par les claviers de Keith Emerson, les compositions sont jugées parfois assez sévèrement par
les critiques comme trop pompeuses et prétentieuses. Quelques années de silence et le groupe rempile en 1977
avec un double-album monument "Works" qui ne va pas faire l'unanimité auprès du public et des critiques. Trop
long, trop ambitieux, la tournée qui suit vide les caisses, le groupe se faisant accompagner sur scène par un
orchestre au grand complet. L'heure n'est plus à ce genre de démonstrations de splendeur. Le disco et surtout le
punk ont relégués ces formations d'un autre âge dans les oubliettes. Emerson Lake and Palmer ne parvient pas à renouer avec son public et après un ultime essai studio en 1978 "Love beach" c'est la séparation.
Ils se reformeront en 1991 avec l'album "Black Moon" qui sortira en 1992 puis "In the Hot Seat" en 1994, album décevant. On les aperçu une dernière fois sur scène en 1998 et depuis plus rien.
Joli titre d'intro "The Endless Enigma, Pt. 1" pose le piano et l'orgue Hammond sur un progressif inspiré, à la fois énigmatique et lyrique. Le disque se partagera de toute façon entre jazz/rock et pop, entre classique et rock progressif. Petite récréation sur la piano classique esseulé de "Fugue" puis après une brève réintroduction, reprise
du thème principal avec "The Endless Enigma, Pt. 2".
Le final est grandiose et clos magistralement cette première partie.
Folk/prog avec la seule et unique apparition de la guitare sur cet album. Celle-ci sera acoustique et champêtre sur "From the Beginning". Voix claire et ambiance au repos. Pop/rock country avec "The Sheriff" qui, 20 secondes
avant la fin, tire un coup de flingue et laisse partir au galop un piano bastringue de saloon comme dans un vieux film
en noir et blanc. Synthé claironnant, annonçant l'arrivée du rodéo avec "Hoedown", puissant et faisant tournoyer la Leslie de l'Hammond à fond les manettes. J'ai eu la chance de voir à la TV il y a une quinzaine d'année un extrait de concert où il y avait ce titre.
La virtuosité aux claviers de Keith Emerson m'avait tout simplement atomisé.
Partie la plus progressive du disque et aussi la plus longue. "Trilogy" démarre sur une partie chantée puis surfe un
long moment sur une partie instrumentale où le synthé se trouve couronné. Un peu long mais agréable. Ramassé sur lui-même "Living Sin" étouffe l'orgue sous sa pression et "Abaddon's Bolero" termine le disque en faisant monter les claviers les uns sur les autres. Une longue phrase musicale est répétée puis enrichie au fur et à mesure pour finir
dans une débauche de sonorités. Néo-classique ni plus ni moins.





