_________________________[Trespass]_________________________

Autres chroniques:

Nursery crime (1971)
Foxtrot (1972)
Selling england by the pound (1973)
Genesis live (1973)
The Lamb lies down on broadway (1974)
A trick of the tail (1976)
Wind and wuthering (1977)
Seconds out (1977)
And then there were three (1978)
Duke (1980)
Abacab (1981)
Three sides live (1982)
Genesis (mama) (1983)
Invisible touch (1986)
We cant dance (1991)
The way we walk...the shorts (1992)
The way we walk...the longs (1993)
Calling all stations (1997)
Genesis sans Phil Collins.

Ca a existé. En 1969, après un 1er opus passé complètement inaperçu, "From Genesis to revelation" que les criti-
ques décidèrent faute de mieux de classer dans la rubrique "chants religieux" qui fut réédité tout de même cinq fois,
le groupe se lança dans la confection d'un second effort qui sorti tout naturellement l'année suivante, le 23 Octobre 1970, à une époque où l'industrie du disque réclamait une somme annuelle.

"Trespass" coucha donc six titres en studio camouflés sous une superbe pochette.


Line-up:

Peter Gabriel: voix, flûte, percussions, oboe
Anthony Phillips: guitare 12 cordes, guitare électrique, dulcimer, voix
Tony Banks: clavier, guitare acoustique douze cordes
John Mayhew: batterie, percussions, voix
Mike Rutherford: guitare basse, guitare acoustique douze cordes, sitar electrique

Track-list:

1. Looking for Someone 7:08
2. White Mountain 6:43
3. Visions of Angels 6:53
4. Stagnation 8:49
5. Dusk 4:14
6. The Knife 8:56


"Looking for Someone" installe l'ambiance avec une mélodie suiveuse, où les claviers se taillent la part du lion.

Difficile de retenir ne serait-ce qu'une bribe de cette chanson tant la richesse de composition se fait sentir. La partie instrumentale qui sert de pont entre les couplets est un modèle du genre. Beauté glacée sur "White Mountain" où les guitares dominantes se laissent débordées par le givre.

Ces montagnes blanches gardent un esprit de neiges éternelles. "Visions of Angels" évolue entre descente vertigi-
neuse, relief abrupt et vaste étendue calme, et se fait titiller la moëlle par un orgue Hammond au cristal rouge accompagné de choeurs, célestes, bien entendu.

Superbe "Stagnation" où la musique seule est privilégiée.

Du pop/folk complètement décomplexé dont les effluves se nichent au creux des traits vocaux rageurs de Gabriel. Pop et folk se mixent aux sonorités de la flûte et de la guitare acoustique pour un moment doux et précieux sur "Dusk".

Responsable de tous les maux, le couteau qui lacère la pochette du disque, "The knife" se laisse aller à quelques révolutions puis opère un retour au calme avant de reprendre à nouveau l'offensive. Les riffs de guitares très carrés
du final laisse une porte ouverte sur l'avenir.

Tout commençait donc avec cet album.

Genesis fourbissait ses premières armes et le monde du rock progressif s'ouvrait à nos oreilles avides de nouvelles sonorités.
trespass genesis
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