___________________[Them Crooked Vultures]________________
La mode ou plutôt la tendance actuelle dans la musique aujourd'hui est de monter des "side-project" des projets parallèles
où des musiciens pourront se livrer à d'autres influences, d'autres expérimentations.
Quand un leader de groupes comme Josh Homme (Queens of the Stone Age, Kyuss, ou encore des participations actives dans Eagles
Of Death Metal) décide de constituer un projet parallèle, il convie un autre leader de groupe en la personne de
Dave Grohl (Foo Fighters, et accessoirement batteur de Nirvana). Pour compléter cette nouvelle formation, recru-
tons une pointure reconnue. Ce sera John Paul Jones, bassiste de Led Zeppelin. De ce trio naitra ce disque épo-
nyme paru fin 2009 avec treize titres qui vont mixer ces multiples influences.
1. No One Loves Me & Neither Do I (5:10)
2. Mind Eraser, No Chaser (4:07)
3. New Fang (3:49)
4. Dead End Friends (3:15)
5. Elephants (6:50)
6. Scumbag Blues (4:27)
7. Bandoliers (5:43)
8. Reptiles (4:16)
9. Interlude With Ludes (3:44)
10. Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up (7:50)
11. Caligulove (4:55)
12. Gunman (4:45)
13. Spinning In Daffodils (7:28)
"No One Loves Me & Neither Do I" est déjà le mix incroyable entre la répétitivité du stoner de Queens of the
Stone Age et le rock'n roll de Led Zeppelin. Suit "Mind Eraser, No Chaser" plus light, moins brisé, presque power-pop. Toujours ces breaks imprévisibles, ces ruptures et ces pauses inattendues et ces mélodies décalées. "New Fang" joué le pied dans la grosse caisse, fait gronder la guitare de Homme accordée deux tons plus bas
comme il se doit, et branchée sur un ampli basse pour lui donner encore plus de poids. Un ramassé "Dead End Friends" dans une simplicité compacte, puis encore "Elephants" à l'intro spécialement rock sonne comme une chute
de "Physical graffiti" ou de "Presence" où l'on entend Led Zeppelin jouer du Queens of the Stone Age et lycée de Versailles.
Et que dire de la basse ? Ronde, parfaite, distillant des phrases carrées qui collent au train de la grosse caisse ou
parfois quelques rares échappées en solitaire. John Paul Jones est toujours un grand bassiste. "Scumbag Blues" au
riff prenant où Homme se fend même d'un joli solo et "Bandoliers" avec un petit côté "Kashmir", comme une belle excuse orientale. "Reptiles" change de tonalité périodiquement, comme une mue cyclique, à la fois très mélodique
et typiquement insaisissable puis changement de cap pour "Interlude With Ludes" sous influences, sorte de bossa bourrée façon space cake. "Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up" blues rapide au final en-
fûmé par un long passage psyché, comme le faisait le Led Zeppelin il y a presque 40 piges. "Hommage" comme
dirait Josh. "Caligulove" très Doors sur le fond et la forme avant que Grohl ne balance une frappe discoïde sur "Gunman" et où Homme fait briller un refrain spatial. Marche forcée sur l'écrasant "Spinning In Daffodils" qui trou-
ve un second souffle dans une seconde partie moins étouffante, terminé par une valse définitivement inattendue.
Un album long de 66 minutes qui s'efforce de faire sonner trois types que rien ne prédestinaient à jouer ensemble.
Le résultat est à la hauteur des espérances de chacun puisque Them Crooked Vultures a décidé de remettre çà
avec un nouvel abum annoncé pour bientôt.
On est gâtés.
Of Death Metal) décide de constituer un projet parallèle, il convie un autre leader de groupe en la personne de
Dave Grohl (Foo Fighters, et accessoirement batteur de Nirvana). Pour compléter cette nouvelle formation, recru-
tons une pointure reconnue. Ce sera John Paul Jones, bassiste de Led Zeppelin. De ce trio naitra ce disque épo-
nyme paru fin 2009 avec treize titres qui vont mixer ces multiples influences.
1. No One Loves Me & Neither Do I (5:10)
2. Mind Eraser, No Chaser (4:07)
3. New Fang (3:49)
4. Dead End Friends (3:15)
5. Elephants (6:50)
6. Scumbag Blues (4:27)
7. Bandoliers (5:43)
8. Reptiles (4:16)
9. Interlude With Ludes (3:44)
10. Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up (7:50)
11. Caligulove (4:55)
12. Gunman (4:45)
13. Spinning In Daffodils (7:28)
"No One Loves Me & Neither Do I" est déjà le mix incroyable entre la répétitivité du stoner de Queens of the
Stone Age et le rock'n roll de Led Zeppelin. Suit "Mind Eraser, No Chaser" plus light, moins brisé, presque power-pop. Toujours ces breaks imprévisibles, ces ruptures et ces pauses inattendues et ces mélodies décalées. "New Fang" joué le pied dans la grosse caisse, fait gronder la guitare de Homme accordée deux tons plus bas
comme il se doit, et branchée sur un ampli basse pour lui donner encore plus de poids. Un ramassé "Dead End Friends" dans une simplicité compacte, puis encore "Elephants" à l'intro spécialement rock sonne comme une chute
de "Physical graffiti" ou de "Presence" où l'on entend Led Zeppelin jouer du Queens of the Stone Age et lycée de Versailles.
Et que dire de la basse ? Ronde, parfaite, distillant des phrases carrées qui collent au train de la grosse caisse ou
parfois quelques rares échappées en solitaire. John Paul Jones est toujours un grand bassiste. "Scumbag Blues" au
riff prenant où Homme se fend même d'un joli solo et "Bandoliers" avec un petit côté "Kashmir", comme une belle excuse orientale. "Reptiles" change de tonalité périodiquement, comme une mue cyclique, à la fois très mélodique
et typiquement insaisissable puis changement de cap pour "Interlude With Ludes" sous influences, sorte de bossa bourrée façon space cake. "Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up" blues rapide au final en-
fûmé par un long passage psyché, comme le faisait le Led Zeppelin il y a presque 40 piges. "Hommage" comme
dirait Josh. "Caligulove" très Doors sur le fond et la forme avant que Grohl ne balance une frappe discoïde sur "Gunman" et où Homme fait briller un refrain spatial. Marche forcée sur l'écrasant "Spinning In Daffodils" qui trou-
ve un second souffle dans une seconde partie moins étouffante, terminé par une valse définitivement inattendue.
Un album long de 66 minutes qui s'efforce de faire sonner trois types que rien ne prédestinaient à jouer ensemble.
Le résultat est à la hauteur des espérances de chacun puisque Them Crooked Vultures a décidé de remettre çà
avec un nouvel abum annoncé pour bientôt.
On est gâtés.





