________________________[The Yes Album]____________________

Autres chroniques:

Fragile(1972)
Close to the edge(1972)
Relayer(1974)
Tales from topographic oceans(1974)
Going for the one(1977)
Tormato(1978)
Drama(1980)
90125(1983)
Big generator(1987)
Union(1991)
Talk(1994)
Magnification(2001)
Troisième effort de Yes en 1971 "The yes album" voit l'arrivée de Steve Howe en remplacement de Peter Banks.
Cet album contient l'une des chansons les plus connus du groupe "Starship trooper" et c'est celui qui obtint le pre-
mier l'appellation de "rock progressif".

Jon Anderson: Chant/percussions
Bill Bruford: Batterie/percussions
Steve Howe: Guitares
Chris Squire: Basse
Tony Kaye: Orgue, claviers, piano

Track-list:

1] Yours is no disgrace (9:36)
2] The clap (3:17)
3] Starship trooper: (9:23)
4] I've seen all good people (6:36)
5] A venture (3:13)
6] Perpetual change (8:50)


Seulement (!) six morceaux dont deux frisent tout de même les dix minutes pour une durée totale de moins de 42 minutes. La durée des titres s'allonge par rapport aux deux opus précédent, c'est l'ère de la musique complexe et recherchée, composée et jouée par des musiciens au sommet de leur art. Conservant les tics pop présent sur les albums antérieurs, "Yours is no disgrace" est sans nul doute l'un des meilleurs morceaux du disque. Inventif, avec
une guitare et un clavier virtuose, le titre est majoritairement instrumental, avec quelques incursions vocales de Jon Anderson. La rythmique est un roc sur laquelle peuvent s'appuyer les instruments lead. Les presque dix minutes du titre passent en un battement de cil.

"The clap", capté en live est une petite récréation avec un Steve Howe se prenant pour Marcel Dadi. De la country-folk du terroir mené de main de maitre par ce guitariste fraichement recruté. Devenu un standard du
groupe, "Starship trooper" découpé en trois parties, va mélanger les influences pop et progressives que l'on
appellera pas encore de cette manière en 1971. Première partie plutôt pop, puis l'ambiance se calme au son d'une guitare acoustique légère. L'offensive prog reprend puis un long final qui va s'épaissir au fil des couches d'instru-
ments superposés. Joliment déclinée sur deux parties bien distinctes "I've seen all good people" préfigure, avec ses envolées lyriques, ce que sera plus tard le superbe Tales from topographic oceans que Yes commettra deux ans
plus tard.

"A venture", dispensable et faisant un peu figure de titre de remplissage. Ultime ouvrage, "Perpetual change" se remémore le premier titre "Yours is no disgrace" et joue sur cette continuité pop.

Les anciennes arcanes pop sont en train de disparaitre chez Yes au cours de cette année 1971 et une nouvelle
forme de musique, mélangeant la virtuosité et l'expérimentation, est en train de poindre.

Ce disque est donc véritablement un opus charnière dans la carrière du groupe qui va trouver là ses nouvelles marques, nanti d'un nouveau musicien en la personne de Steve Howe, ils allaient donner naissance l'année suivante à deux albums majeurs à suivre dans cette discographie monumentale.
the yes album yes
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