_____________________[The Wizard Chosen Few]_______________

Voici un artiste que l'on peut qualifié de confidentiel. Peu d'infos sur le net alors que le type a enregistré une bonne douzaine d'albums depuis 1989, date de la formation de son groupe. Le style du teuton, puisqu'Axel est un guitariste qui pratique l'instrument dans la langue de Goethe, s'approche à s'y bruler les ailes d'un heavy-métal atmosphérique, très mélodique entre un Helloween qui ralentirait le tempo et un Ronnie James Dio devenu moderne. Axel Rudi Pell est le nom du groupe mais c'est lui qui compose et écrit les textes de la totalité des chansons de l'ensemble, dont les thèmes abordés oscille entre l'Héroic-Fantasy et la magie.

Axel Rudi Pell: Guitare
Johnny Gioeli: Chant
Ferdy Doernberg: Clavier
Volker Krawczak: Basse
Mike Terrana: Batterie

"The wizard chosen few" est un double best-of sorti en 2000 qui propose, outre des extraits des nombreux albums
du quintette, quelques reprises choisies dans le répertoire de Deep Purple ou de Rainbow, formations de référence
de l'Axel en question. Dix-neuf titres dont 5 qui dépassent allègrement les dix minutes.

1 Broken Dreams 6:20
2 Carousel 8:00
3 The Masquerade Ball 10:42
4 Ghosthunter 6:03
5 Ocean Of Time 7:47
6 Still I'm Sad 4:38
7 Come Back To Me 6:52
8 Burn-Purple Haze-Call Her Princess 13:10
9 Total Eclipse (Opus #2 Allegro E Andante) 3:41
10 Eternal Prisoner 7:32

11 Fool Fool 5:21
12 Casbah 10:01
13 Snake Eyes 6:22
14 Mistreated 14:51
15 Magic 9:23
16 The Clown Is Dead 12:12
17 Nasty Reputation 4:10
18 Land Of The Giants 8:36
19 Hear You Calling Me 4:57


Entrée en matière avec le poussif "Broken Dreams", comme un vieux titre de Rainbow qui serait passé sur la chaise électrique branchée sur 1.5 v. On aurait imaginé quelque chose de plus accrocheur pour commencer. "Carousel"
sera plus nerveux avec ses claviers façon Europe. A souligner, la voix de Johnny Gioeli, à la fois aérienne et rauque, qui se marie avec le style à la perfection. Il représente d'ailleurs l'attraction à lui tout seul le reste tombant très
souvent dans des lieux communs habités par tout le monde.
"The Masquerade Ball" louche du côté de Rainbow dont Pell est un vrai fan. Choeurs lourds, musique empesée, jusqu'aux tics vocaux époque Ronnie James Dio où celui-ci balançait des "see him fllllyyyyy!!" ou encore en faisant claquer et répéter le mot "black!" à la fin d'un couplet, tout ceci dans un pompage éhonté débarassé de tout
scrupule. "Ghosthunter" sera plus vivant mais tout aussi impersonnel ainsi que la grosse guimauve "Ocean Of Time" que Axel n'hésitera pas à nous asséner sous diverses formules plusieurs fois dans cette première galette. "Still
I'm Sad" reprise de Rainbow plutôt réussie puis à nouveau on s'enlise jusqu'aux genoux avec "Come Back To Me" coulant de bons sentiments, avec un refrain toutefois accrocheur.
A l'identique de ses groupes fétiches, Axel Rudi Pell fait le pitre sur scène en jouant des petites phrases musicales rigolotes avant de balancer un medley de reprises sur "Burn-Purple Haze-Call Her Princess". Comme une rose
posée sur une bouse "Total Eclipse" qui tourne vite, comme un titre d'Angra et qui risque bien de réveiller le mort
qui sommeille en vous depuis le début de ce disque. Final avec "Eternal Prisoner" pénible et dispensable.
Début du second cd avec le moyen "Fool Fool" puis Axel Rudi Pell sort son bâton de UHU. "Casbah" est un
collage de l'ambiance générale de "A light in the black" de Rainbow, en piquant au passage un ou deux plans rythmiques du "Kashmir" de Led Zeppelin et joué comme un Iron Maiden fatigué. Lassant. Un titre en live "Snake Eyes" où le public est convié à s'époumoner sur le refrain avec un manque d'enthousiasme flagrant. Reprise sans surprise de "Mistreated" de Deep Purple. Pour que tout soit parfait, il n'aurait manqué que les choeurs de Coverdale/Hughes que les repreneurs ont décidés de zapper. Dommage.
Le chanteur, à la faveur d'un arrêt dans le final, nous remercie en anglais avec l'accent allemand, ce qui donne un
très net et très posé, "Fuck you". Intéressant...
Ce qui suit ne vaut pas tripette, en vrac "Magic", "The Clown Is Dead" et "Land Of The Giants" qui, par leurs
durées, défient les lois de l'emmerdement maximum. Seuls "Nasty Reputation" et "Hear You Calling Me"
parviendront à susciter quelque intérêt. Si vous ne connaissez pas Axel Rudi Pell, passez votre chemin.
Il n'y a rien dans cette musique vide qui puisse capter une attention particulière, la grosse difficulté pendant l'écoute étant de ne pas s'endormir.
Une fois lu cette chronique, renvoyez Axel Rudi Pell à l'anonymat qu'il n'aurait jamais dû quitter.
the wizard chosen few axel rudi pell
the wizard chosen few axel rudi pell
the wizard chosen few axel rudi pell
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