_______________________[The White Stripes]___________________

Un duo qui marquera forcément son temps de ses couleurs rouges et blanches. The White Stripes est formé de Jack White et Meg White. Jack compose, joue de la guitare, du clavier et chante et Meg tient les baguettes derrière les fûts. Ce groupe venu de Detroit, patrie des Stooges est plutôt atypique dans sa démarche: reprendre les constantes
du blues et du rock en les moulinant au son d'une grosse guitare et de la rythmique répétitive de Meg. Pas de basse donc, et des effets réduits au minimum, Jack insistant pour enregistrer sur du matériel vintage.
Le couple que forme Jack et Meg est également étrange car il se font passer pour frère et soeur ou pour ex-mari et femme suivant les interviews, entretenant ainsi un flou qu'ils souhaitent le plus artistique possible. Leur premier effort éponyme sort en 1999 avec une pochette mettant déjà à l'honneur le rouge et blanc emblème du groupe.
Dix-sept titres de blues roots comprenant aussi quelques reprises de standards tel que "St. James Infirmary Blues".

1) Jimmy The Exploder
2) Stop Breaking Down (Robert Johnson)
3) The Big Three Killed My Baby
4) Suzy Lee
5) Sugar Never Tasted So Good
6) Wasting My Time
7) Cannon
8) Astro
9) Broken Bricks
10) When I Hear My Name
11) Do
12) Screwdriver
13) One More Cup Of Coffee (Bob Dylan)
14) Little People
15) Slicker Drips
16) St. James Infirmary Blues (J. Primrose)
17) I Fought Piranhas


Ce premier disque est sans doute le plus furieux, le plus basique où Jack à l'aide de sa guitare reconstruit le blues à
sa manière en portant l'essentiel sur ses épaules. Rock garage sixties et parfois seventies, "The White stripes" est un vrai retour aux sources. Intéressons-nous tout d'abord aux cinq premiers titres, nous verrons leurs petit-frères ou cousins en suivant. "Jimmy The Exploder" et la reprise de Robert Johnson "Stop Breaking Down" sont deux beaux exemples de chansons rock déliées et remuantes. "The Big Three Killed My Baby" et "Suzy Lee" représentent les essais blues dans ce qu'ils ont de plus roots. Un peu de folk aussi où la guitare abandonne l'électricité "Sugar Never Tasted So Good". La musique des White Stripes sonne comme un vieux truc déglingué, aux sonorités pleines et enfumées.
Meg se contente en général de marquer les temps forts à la batterie dans des rythmes dépouillés très spartiates. La guitare de Jack rugit comme en 1968 sur d'autres marques blues comme "When I Hear My Name", le très tranquille "Do" ou le final "I Fought Piranhas". Une autre reprise aussi avec "One More Cup Of Coffee" de Bob Dylan, plus arrangée que les autres titres et un standard du blues "St. James Infirmary Blues" avec un piano bastringue qui
déloge la guitare de son piédestal. Les brûlots authentiques ne se comptent plus dans ce disque, rock primaire et urgentiste "Cannon", "Astro", les tonitruants "Broken Bricks" et "Slicker Drips".
Le rock de Detroit reprend vie dans les doigts et les mains de Jack et Meg.
Les quarante-quatre minutes de ce disque passent relativement aisément, bien que le son reste invariablement le même.
Pur son rock garage sur ce premier essai, The White Stripes injectera plus de pop sur les albums suivants et enri-
chira l'orchestration des chansons, puis rempliront les stades, et de conceptuel, finiront au bout de dix ans par
devenir complètement incontournables.
the white stripes
the white stripes
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