_____________________[The Weight Is A Gift]__________________

Musicien américain solitaire, Moby, de son vrai nom Richard Melville Hall est un multi-instrumentiste doué: guitare, clavier ou basse, qui lui ont permis de se constituer de solides influences que ce soit en rock, en blues ou en musique plus expérimentale qu'il adoptera finalement, saupoudrant ses morceaux d'influences de toutes sortes. Son nom vient d'un ancêtre célèbre, puisque Herman Melville, l'auteur de "Moby Dick" est son arrière-arrière grand oncle. De cet ouvrage il tirera son pseudo. De DJ en remix de toutes sortes, Moby se construira au travers de diverses formations dans lesquelles il officiera. "18" parait en 2002, trois ans après "Play" qui lui valut la reconnaissance d'un public mondial et vendu à plus de 9 millions d'exemplaires. Dans les nombreux samples dont se sert Moby dans ce disque, on y retrouvera beaucoup de titres gospels ou negro spiritual dont le musicien ne gardera que les parties chantées.

1) We Are All Made of Stars 4:32
2) In This World (avec Jennifer Price) 4:02
3) In My Heart 4:36
4) Great Escape (avec Azure Ray) 2:09
5) Signs of Love 4:25
6) One of These Mornings 3:12
7) Another Woman 3:56
8) Fireworks 2:13
9) Extreme Ways 3:57
10) Jam for the Ladies (avec MC Lyte & Angie Stone) 3:22
11) Sunday (The Day Before My Birthday) 5:09
12) 18 4:28
13) Sleep Alone 4:45
14) At Least We Tried 4:08
15) Harbour 6:27
16) Look Back In 2:20
17) Rafters 3:22
18) I'm Not Worried at All 4:11


Au hasard des dix-huit titres constituant cet opus, des contributions d'artistes connus ou moins connus, dont la participation remarquée de Sinéad O'Connor. "We are all made of stars" proclame Moby au son d'une guitare re-
prise à Mike Oldfield, puis c'est le tube "In this world" qui prend le relais emmené par la voix de Jennifer Price.
Easy listening, l'ensemble tourne comme une horloge sage. Musique de pub sur piano véloce "In my heart" peut aus-
si bien évoquer le désert dans lequel est photographié l'ami Moby sur le livret intérieur. Dans les envolées de vio-
lons la musique prend soudain quelques effets spatiaux. Azure Ray est créditée pour le chant façon Tori Amos sur
le court et dépouillé "Great escape", ce doux collage voix/violoncelle fait irruption sur la plage de fin du monde de "Signs of love". Piano mouillé sur "One of these mornings" et soul electro pour "Another woman".
Musique d'ascenseur comme on voudra ou comme on l'entendra les ambiances se suivent sans se ressembler bien qu'à l'intérieur de chaque titre la répétitivité règne. L'ennui n'est pourtant pas là, comme sur "Fireworks" où le piano
se révèle superbe qu'il soit acoustique ou electrique. S'habillant des dominantes bleues de la pochette, "Extreme Ways", avec une voix enfermée dans une bulle glacée prolonge le plaisir sur moins de quatre minutes, "Jam for the Ladies" au chant rap, "Sunday (The Day Before My Birthday)" surfant sur la fraicheur puis le track-title "18". Surprenante structure où Moby débute le morceau par de doux accords claviers qui arrivé au bout d'une ligne imaginaire en ayant pris soin à chaque fois de chercher la tonalité au-dessous, repart en rajoutant une couche d'un autre instrument.
Richesse évolutive. "Sleep Alone" façon trip-hop, l'électro-soul "At Least We Tried" qu'aurait pu chanter Marvin Gaye et le superbe "Harbour" chantée par la non moins talentueuse Sinéad O'Connor. Sans doute le plus beau titre
du disque. Un instrumental dispensable "Look Back In" puis "Rafters" qui reprend les constantes gospel citées plus haut.
Final avec une partie chantée empruntée à un standard de la soul "I'm Not Worried at All" termine sur une pirouette cet album de près de 72 minutes. Un peu long certainement et quelques-uns risquent de décrocher avant la fin.
"18" peut très bien s'écouter en faisant autre chose cependant il y a bien quelques titres qui feront redresser la tête
en interpellant l'audition.
the weight is a gift nada surf
the weight is a gift nada surf
the weight is a gift nada surf