_____________________[The Seeds Of Love]____________________
Autres chroniques:
Songs from the big chair (1985)
Elemental (1993)
Raoul and the kings of spain (1995)
Everybody loves a happy ending (2005)
Songs from the big chair (1985)
Elemental (1993)
Raoul and the kings of spain (1995)
Everybody loves a happy ending (2005)
Groupe formé en 1981 en Angleterre par Roland Orzabal et Curt Smith.
Ils s'adjoignent très vite les services de Ian Stanley et Manny Elias. Si le duo Orzabal/Smith apparait sur les photos et les notes de pochettes, les vrais auteurs/compositeurs sont Roland Orzabal et Ian Stanley.
Après un premier disque au succès modeste puis enfin la reconnaissance Songs from the big chair en 1985, déboulait "The seeds of love" en 1989 qui allait assoir définitivement la réputation du groupe. Après ce disque et en 1991, Roland Orzabal allait continuer seul l'aventure Tears for fears, Curt Smith préférant se concentrer sur une carrière solo qui d'ailleurs recueillera l'indifférence générale.
Roland Orzabal sortira donc seul Elemental en 1993 et Raoul and the kings of spain en 1995. Une compil sortira en 1996 regroupant des chutes de studio et qui seront aussi délivrées en bonus track dans les réeditions des trois premiers opus.
Les deux hommes se retrouveront en 2005 pour composer ensemble le dernier disque en date Everybody loves a happy ending. La pochette est tout simplement magnifique. Elle mélange photos et dessins, gravures et peintures
dans un style baroque. Le livret intérieur nous donne les textes des chansons et indique aussi les musiciens officiant
sur chaque titre, outre nos deux compères.
Et quels musiciens...
Voici un disque magique, comme on en rencontre trop peu dans une carrière d'auditeur. Les musiciens choisis pour accompagner notre duo font partie du gratin de l'époque, jugez plutôt, les batteurs qui apparaissent sur cette ron-
delle: Manu Katché, Phil Collins, Simon Philips, rien que çà. On trouve aussi à la basse des gens comme Pino Palladino.
Impressionnant.
Huit titres à la base plus 4 bonus assez inoffensifs et plutôt dispensables.
Track-list:
1] Woman in chains (6'31)
2] Badman's song (8'33)
3] Sowing the seeds of love (6'19)
4] Advice for the young at heart (4'51)
5] Standing of the corner of the third world (5'34)
6] Swords and knives (6'12)
7] Year of the knife (7'08)
8] Famous last words (4'26)
Bonus
1] Tears roll down (3'17)
2] Always in the past (4'38)
3] Music for tables (3'33)
4] Johnny Panic and the bible of dreams (4'17)
Un duo superbe "Woman in chains" avec Roland Orzabal au chant et une pianiste et chanteuse émérite, Oletta Adams. Les deux voix se marient dans des spirales de textes au son d'une musique très nuancée, intuitive et subtile. La batterie est tenue d'une main de fer par un Phil Collins alors en vacances de Genesis. Vraiment un grand et beau moment. Les arrangements sont intelligents et superbes. Intro démentielle au jeu de batterie tenue par l'ami Manu
sur "Badman's song", décidément plus appréciable derrière des fûts que dans une émission télévisuelle se targuant
de dénicher d'improbable nouveaux talents. Le travail sur tous les éléments de percussions est à la limite de l'imaginable. Le piano en rythmique jazz à l'ouverture est lui aussi à retenir. Une longue plage instrumentale avec un très appuyé chorus de piano en milieu de morceau permet d'apprécier l'étendue du talent de composition du sieur Orzabal.
Les Beatles se sont penchés au-dessus du berceau de Tears for fears pour ce titre "Sowing the seeds of love". Si
les Fab Four avaient pû écrire une chanson en 1989 cela aurait certainement été celle-ci. Les arrangements de cui-
vres à la fin de ce tube ne sauraient me faire mentir. Plus calme et réservé "Advice for the young at heart" respire un air frais et nous gratifie d'une légère brise d'été avant de basculer sur l'énigmatique "Standing of the corner of the
third world" très jazz-soul avec le retour d'un Manu décidément très en forme. Second titre très calme du disque
avec de temps à autre des éclairs de cuivres menaçants accompagnés de choeurs jazzy soutenus. Le tout sonne
très américain.
"Swords and knives" retrouve de la superbe et accélère le mouvement pour exploser sur le très dynamique "Year
of the knife" mettant en lumière la jolie guitare de Roland Orzabal pour un solo magnifique et plutôt inattendu. Plus
de sept minutes d'un bonheur intense et rare. Cette chanson-là est une vraie bombe où les musiciens se repassent
les couverts avec talent. "Famous last words" va refermer avec douceur ce beau livre musical. Le titre est étran-
gement lunaire avec cette ligne de piano boréale, traversée par la belle voix de Roland Orzabal.
A la fois mélancolique et contemplatif.
Nous ne parlerons pas des 4 bonus rajoutés après ces huit merveilles, on se rend compte à l'écoute pourquoi Tears for fears n'avait pas voulu les gardés sur l'album à l'époque.
Ils ne rajoutent rien à l'album et peuvent être oubliés dans l'instant.
Un album à posséder, même au péril de votre vie.
Tears for fears a connu l'immense bonheur d'avoir pû accoucher d'une oeuvre rarissime où tout est bon à prendre.
Je ne sais pas quel éclair de génie les a traversé au moment de la composition de cet album mais ils ne réitèreront jamais cet exploit.
Roland Orzabal sortira donc seul Elemental en 1993 et Raoul and the kings of spain en 1995. Une compil sortira en 1996 regroupant des chutes de studio et qui seront aussi délivrées en bonus track dans les réeditions des trois premiers opus.
Les deux hommes se retrouveront en 2005 pour composer ensemble le dernier disque en date Everybody loves a happy ending. La pochette est tout simplement magnifique. Elle mélange photos et dessins, gravures et peintures
dans un style baroque. Le livret intérieur nous donne les textes des chansons et indique aussi les musiciens officiant
sur chaque titre, outre nos deux compères.
Et quels musiciens...
Voici un disque magique, comme on en rencontre trop peu dans une carrière d'auditeur. Les musiciens choisis pour accompagner notre duo font partie du gratin de l'époque, jugez plutôt, les batteurs qui apparaissent sur cette ron-
delle: Manu Katché, Phil Collins, Simon Philips, rien que çà. On trouve aussi à la basse des gens comme Pino Palladino.
Impressionnant.
Huit titres à la base plus 4 bonus assez inoffensifs et plutôt dispensables.
Track-list:
1] Woman in chains (6'31)
2] Badman's song (8'33)
3] Sowing the seeds of love (6'19)
4] Advice for the young at heart (4'51)
5] Standing of the corner of the third world (5'34)
6] Swords and knives (6'12)
7] Year of the knife (7'08)
8] Famous last words (4'26)
Bonus
1] Tears roll down (3'17)
2] Always in the past (4'38)
3] Music for tables (3'33)
4] Johnny Panic and the bible of dreams (4'17)
Un duo superbe "Woman in chains" avec Roland Orzabal au chant et une pianiste et chanteuse émérite, Oletta Adams. Les deux voix se marient dans des spirales de textes au son d'une musique très nuancée, intuitive et subtile. La batterie est tenue d'une main de fer par un Phil Collins alors en vacances de Genesis. Vraiment un grand et beau moment. Les arrangements sont intelligents et superbes. Intro démentielle au jeu de batterie tenue par l'ami Manu
sur "Badman's song", décidément plus appréciable derrière des fûts que dans une émission télévisuelle se targuant
de dénicher d'improbable nouveaux talents. Le travail sur tous les éléments de percussions est à la limite de l'imaginable. Le piano en rythmique jazz à l'ouverture est lui aussi à retenir. Une longue plage instrumentale avec un très appuyé chorus de piano en milieu de morceau permet d'apprécier l'étendue du talent de composition du sieur Orzabal.
Les Beatles se sont penchés au-dessus du berceau de Tears for fears pour ce titre "Sowing the seeds of love". Si
les Fab Four avaient pû écrire une chanson en 1989 cela aurait certainement été celle-ci. Les arrangements de cui-
vres à la fin de ce tube ne sauraient me faire mentir. Plus calme et réservé "Advice for the young at heart" respire un air frais et nous gratifie d'une légère brise d'été avant de basculer sur l'énigmatique "Standing of the corner of the
third world" très jazz-soul avec le retour d'un Manu décidément très en forme. Second titre très calme du disque
avec de temps à autre des éclairs de cuivres menaçants accompagnés de choeurs jazzy soutenus. Le tout sonne
très américain.
"Swords and knives" retrouve de la superbe et accélère le mouvement pour exploser sur le très dynamique "Year
of the knife" mettant en lumière la jolie guitare de Roland Orzabal pour un solo magnifique et plutôt inattendu. Plus
de sept minutes d'un bonheur intense et rare. Cette chanson-là est une vraie bombe où les musiciens se repassent
les couverts avec talent. "Famous last words" va refermer avec douceur ce beau livre musical. Le titre est étran-
gement lunaire avec cette ligne de piano boréale, traversée par la belle voix de Roland Orzabal.
A la fois mélancolique et contemplatif.
Nous ne parlerons pas des 4 bonus rajoutés après ces huit merveilles, on se rend compte à l'écoute pourquoi Tears for fears n'avait pas voulu les gardés sur l'album à l'époque.
Ils ne rajoutent rien à l'album et peuvent être oubliés dans l'instant.
Un album à posséder, même au péril de votre vie.
Tears for fears a connu l'immense bonheur d'avoir pû accoucher d'une oeuvre rarissime où tout est bon à prendre.
Je ne sais pas quel éclair de génie les a traversé au moment de la composition de cet album mais ils ne réitèreront jamais cet exploit.





