_________________________[The Mix]_________________________

Autres chroniques:

Radioactivity (1975)
Trans-europe express (1977)
Précurseur et avant-gardiste de la musique électronique, le groupe allemand Kraftwerk a lâché dans la nature quelques disques entre les années 1970 et maintenant, remplis de "bleep" de "blutch" et de "pik!", donnant ainsi naissance à une sonothèque qu'allait très largement pillée les groupes electro, rap et new age de France, de Navarre ou d'ailleurs. De même que leurs cousins de Tangerine Dream, le côté mystérieux de leur musique allait être rattrapé par la technologie, mettant le synthétiseur à la portée du plus grand nombre et vulgarisant ainsi un instrument qui allait permettre à tout un chacun de se prendre pour un virtuose du clavier, un chantre de la boucle, un petit prince du
.wav. N'empêche que la musique de Kraftwerk a bien marqué son époque et toute une génération de musiciens.

Ralf Hütter: Voix et claviers
Florian Schneider: Voix et claviers
Wolfgang Flür: Percussions électroniques
Karl Bartos: Percussions électroniques
Fritz Hilpert: Percussions électroniques

Souhaitant faire sonner leur musique un peu plus dans l'air du temps, le quatuor, flanqué d'un cinquième larron, sorti
en 1991 ce "The mix", sorte de compilation reprenant quelques-uns des grands titres du groupe, parfois dans des versions écourtées (Autobahn), le tout arrosé à la sauce techno/house.
11 titres furent donc passés au crible:

1) The Robots 8:56
2) Computer Love 6:35
3) Pocket Calculator 4:32
4) Dentaku 3:27
5) Autobahn 9:27
6) Radioactivity 6:53
7) Trans Europe Express 3:20
8) Abzug 2:18
9) Metal on Metal 4:58
10) Home Computer 8:02
11) Music Non Stop 6:38


"The robots" débute cette aventure numérique en empruntant une ou deux pulsations à l'ancien Radioactivity, puis "Computer love" prend la suite.
Rien de neuf si ce n'est de nouveaux arrangements aux sonorités plus modernes et des effets différents sur la voix.
La chanson ne ressemble en fait ni plus ni moins qu'à un titre technoïde dansant. "Pocket calculator", issu aussi de "Computer world", comme le précédent titre, élude les versions françaises et allemandes dans les brèves paroles prononcées, en ne conservant que la partie en anglais. Kraftwerk innove sur "Dentaku" qui suit, simple déclinaison
et suite de "Pocket calculator" mais cette fois-ci dans une version alternative asiatique. Version écourtée de "Autobahn" amputée de plus de la moitié. Le titre perd un peu de sa magie avec tous les rajouts de divers bruitages. La version initiale de vingt-deux minutes trente prenait son temps pour prendre forme.
On ne reconnait pas le début de Radioactivity mais le titre revient vite en mémoire quand survient la petite mélodie reconnaissable entre toutes. Les paroles ont aussi été modifiées car maintenant les voix électroniques ne disent plus Radioactivity mais Stop Radioactivity en citant les villes de Hiroshima, Harrisburg, Sellafield et Tchernobyl. Sans commentaires, mais depuis 1975, année où Kraftwerk sortait Radioactivity les choses ont changé, et l'ode à cette nouvelle énergie s'est transformée en plaidoyer anti-nucléaire. Le train et sa régularité toute mécanique avec Transeuropexpress, "Abzug" et "Metal on Metal", indissociable. Extrait rallongé de "Computer world", "Home Computer" passe bien l'épreuve du reliftage puis "Music Non Stop" avec ses voix électroniques multiples non sans rappelées celles qu'on trouvait sur l'album de Jean-Michel Jarre "Zoolook".
Un disque de nostalgique.
Les nouvelles couleurs données aux titres de Kraftwerk n'arrangent et ne dérangent rien, les anciennes versions
étant pour moi indémodables.
Donc juste une autre vision de leur musique mais pas un rajeunissement de quelque chose qui aurait vieilli.
the mix kraftwerk
the mix kraftwerk
the mix kraftwerk