____________________[The Last Broadcast]___________________

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Some Cities (2005)
Un groupe au nom de savon: Doves. Et un album "The last Broadcast" sorti en 2002. Un disque en forme d'art pictural étonnant et une musique inconnue sous nos latitudes. Trio à l'origine pop formé à Manchester avec Jimi Goodwin à la basse, Andy Williams à la batterie et de son frère Jez à la guitare. Un premier single tombe en 1998 dans les oreilles médusées des critiques qui voit là, le renouveau de la pop anglaise. C'est à ce moment là que le groupe prendra son nom de Doves. En 2000 premier long effort avec "Lost Souls" puis en 2002 "The last
Broadcast". Les chansons de Doves appartiennent à un univers particulier, très dense, aérien, où les compositions riches d'arrangements luxueux donnent à chaque titre une couleur qui lui est propre. Les titres sont longs et prennent
le temps de mûrir pour emmener franchement ailleurs.

1. Intro
2. Words
3. There Goes the Fear
4. M62 Song
5. Where We're Calling From
6. N.Y.
7. Satellites
8. Friday's Dust
9. Pounding
10. Last Broadcast
11. Sulphur Man
12. Caught by the River


Intro planante qui instaure le climat du disque.
Plus qu'une intro c'est un film qui commence.
Première chanson "Words" évoluant entre du Coldplay et du Black rebel motorcycle club. Voilà quelque chose qui est de nature à vous afficher un sourire idiot sur le visage tant cette musique a quelque chose de profondément hu-
main. Tout le monde se retrouve là-dedans. Alchimie étrange mais nous verrons par la suite que Doves est vraiment un groupe à part, qui construit un univers très personnel et essayé de trouver des références à des formations existantes ou ayant existées va relever la plupart du temps du fantasme. Version pop d'un étrange rêve auquel nous invite ce groupe venu d'ailleurs aux détours d'une poignée de titres fabuleusement riches et inspirés. "There Goes
the Fear" avec son final aux percus brésiliennes, "N.Y." aux effets stroboscopiques, "Satellites" et "Pounding" énergiques.
Là où beaucoup sombrent dans la facilité Doves compliquent les choses à coups d'arrangements démentiels mais toujours subtils. Choeurs, cordes et cuivres étincelants accolés aux chaudes effluves des bois apportent une couleur spécifique à chaque titre. Ballade nocturne en ville "Last Broadcast" puis les deux chansons finales, aux mélodies riches "Sulphur Man" (démente !!) et "Caught by the River".
Quand le climat se calme c'est l'occasion de jouer sur du minimalisme avec "M62 Song" qui pour la petite histoire a été enregistrée au bord d'une autoroute, et se décline entre guitare et voix, "Friday's Dust" remplie d'échos et qui embue les yeux rien que d'y repenser. C'est spatial, lunaire, cette formation musicale est constituée de martiens que nous avons le bonheur d'accueillir sur Terre.
Petite mention pour "Where We're Calling From", très court, qui fait évoluer la musique dans un océan d'une
planète éloignée, tout de flux et de reflux.
"The last broadcast" est un album d'images.
Vous pouvez jeter au loin votre herbe habituelle ou votre vieux pétard sec, ce disque est un psychotrope légal et en abuser devient légitime.
Arrangements brumeux, chansons longues et atmosphériques, ambiances riches et colorées, Doves a tout pour
plaire.
Embarquement immédiat.
the last broadcast the doves
the last broadcast the doves