_____________________[The Headless Children]_________________

Autres chroniques:

The crimson idol (1992)
Kill fuck die (1997)
Quatrième album de W.A.S.P "The headless children" en 1989 affiche de belles ambitions, de quoi réconcilier les détracteurs du groupe (moi par exemple!) en leur offrant un disque de heavy-metal digne de ce nom. D'abord les compositions s'étoffent en évitant de tourner sur le lassant format couplet/refrain habituel. Elles se rallongent aussi grandement en dépassant le format de trois ou quatre minutes que W.A.S.P affectionnait auparavant. Plus que çà même, les solos de guitare sont maintenant très travaillés et le son n'est plus laissé au hasard, devenant nettement
plus lourd et agressif. Blackie Lawless ne se contente plus de brailler en profitant des inflexions de sa belle voix
voilée mais chante réellement en construisant de belles mélodies vocales. Bref le groupe se relifte, dépoussière son image et entre dans la dernière décennie du XX ème siècle avec un bel objet sous le bras. De plus, une bonne idée
de réédition rajoute six bonus à la track-list originale.

Blackie Lawless: Chant, guitare | Chris Holmes: Guitare | Johnny Rod: Basse | Frankie Banali: Batterie |
Ken Hensley: Claviers

A l'exception de deux/trois titres Blackie Lawless a tout écrit tout seul. Il laisse aussi sa basse entre les mains de quelqu'un d'autre pour empoigner la guitare ce qui ne lui va pas si mal. Ses compositions gagnent en richesse et les climats alternent et se font changeant alors que sur les autres albums, il était extrêmement difficile de différencier les chansons toutes pondues sur plus ou moins la même tonalité. Malgré une baisse de régime à mi-parcours la tenue du disque est plutôt bonne même si nous n'avons pas encore affaire à un chef-d'oeuvre. Il faudra attendre que l'expérience "The Headless Children" mûrisse pour que W.A.S.P sorte son oeuvre la plus aboutie, The crimson idol en 1992.

1) The Heretic (the Lost Child)
2) The Real Me
3) The Headless Children
4) Thunderhead
5) Mean Man
6) The Neutron Bomber
7) Mephisto Waltz
8) Forever Free
9) Maneater
10)Rebel In The F.d.g

11) Locomotive Breath
12) For Whom The Bell Tolls
13) Lake Of Fools
14) War Cry
15) Blind In Texas (live At Hammersmith 89)
16) L.o.v.e. Machine (live At Hammersmith 89)


Forte impression avec le long titre "The heretic (the lost child)". Le gothique le dispute au métal rapide. Basse et batterie sont un peu en arrière comme souvent chez W.A.S.P, installant la guitare sur une chaise électrique au
premier plan. Sept minutes et dix neuf secondes plus tard "The real me" rebondit sur une rythmique plus fluide alors que Lawless continue à s'abîmer sur des hauteurs insoupçonnées, faisant dérailler sa voix hors des rails. Les claviers prennent des allures de cuivres sur les refrains. Beau titre puissant et élaboré.Riffs Sabbathiens sur "The headless children" et climat tout aussi noir sur "Thunderhead", prog-métal gothique introduit par un piano survolé par des choeurs sombres.
Le titre se place ensuite sur du heavy-metal conventionnel suivi de "Mean Man", effilé comme un rasoir qui déboule comme un TGV rock. Dernière salve avec "The Neutron Bomber" puis un court intermède guitaristique à quatre mains "Mephisto Waltz" brillante démonstration. La seule ballade "Forever Free" que W.A.S.P a eu la bonne idée
de ne pas placer en dernier.
Excellente déflagration sur "Maneater" avec une basse ultra sensible dont le nerf est excité par le scalpel de la
guitare. Compresse.
"Rebel In The F.d.g." basique et efficace clos la track-list originale de l'album.
Chapitre bonus, quelques faces B jetées pêle-mêle.
Reprise de Jethro Tull "Locomotive Breath" qui ne dénature pas trop l'original sans rien ne lui apporter non plus.
"For Whom The Bell Tolls" ou l'on s'ennuie un peu et une ballade hard-rock plutôt réussie "Lake Of Fools". Après
un départ très prometteur "War Cry" s'enlise un peu et n'offre qu'un intérêt très limité et referme ce premier chapitre d'ajouts studio. Deux bonus live captés à l'Hammersmith avec le pénible "Blind In Texas" où Lawless ne trouve rien de mieux que de faire chanter un fan du nom de Freddy.
Le pauvre garçon s'époumone en braillant d'une voix de fausset "I'm....blind.....in Texas". Aveugle, peut-être, sourd certainement.

"L.o.v.e. Machine" assez brouillon avec un son moyen qui emberlificote les voix se révèle néanmoins plus intéres-
sant. Sans nous faire tomber de la chaise "The headless children" est un bon album de hard-rock qui se laisse écou-
ter.

On reconnaitra aux détours de quelques arrangements, les futurs morceaux de The crimson idol, le chef-d'oeuvre définitif de W.A.S.P à paraitre trois ans plus tard.
the headless children wasp
the headless children wasp
the headless children wasp
the headless children wasp