__________________________[The Game]_______________________

Autres chroniques:

A night at the opera (1975)
Innuendo (1991)
Live at wembley (1992)
Sorti en 1980 "The game" est le premier album de Queen qui utilise un synthétiseur, comme mentionné au dos de la pochette. Pochette brillante du groupe, pailletée d'argent les années 80 sont là avec le culte du beau et du paraitre. "The game" sorti après "Jazz" en 1978 au succès moyen et avant "Hot Space" en 1982 avec une orientation plutôt disco/funk, va définir des couleurs plus ou moins nouvelles pour le groupe. Le groove côtoie le rock binaire et l'ensemble reste très agréable à l'écoute.




Track-list:

1] Play The Game 3.31
2] Dragon Attack 4.19
3] Another One Bites The Dust 3.38
4] Need Your Loving Tonight 2.49
5] Crazy Little Thing Called Love 2.43
6] Rock It (prime jive) 4.33
7] Don't Try Suicide 3.53
8] Sail Away Sweet Sister (To the sister I never had) 3.33
9] Coming Soon 2.51
10]Save Me 3.49


Dix titres mélangeant donc du gros riff et des lignes plus classiques, parsemés de quelques interventions de synthétiseur placé là en effet spéciaux. Au moins deux titres se retrouveront dans les play-list de leurs concerts: "Another One Bites The Dust" et "Crazy Little Thing Called Love". Il est à noter qu'il s'agit d'un des disques de
Queen qui s'est le mieux vendu. Le tube, largement répandu en radio à l'époque "Play the game" introduit par un synthétiseur sinueux puis la voix chaude et magique de Freddy Mercury se répand sur un piano de cèdre.
La chanson vaut largement le détour et pourtant fut peu reprise en concert. Le rock plus carré de "Dragon Attack"
est un petit délice et les harmonies vocales suspendues seules en l'air avec seulement des clappements de mains sont du Queen pur jus. L'énorme basse groove de "Another One Bites The Dust" est resté pour tous les bassistes,
comme un riff de légende, catapulté sur le devant du titre par une batterie monolithique. Cette chanson d'une
structure très simple et encore une fois traversée par des éclairs de synthé qui attaquent la mélodie avec des accords plaqués menaçants.
Deux chansons sur la même idée, dans le même courant rockabilly "Need Your Loving Tonight" et "Crazy Little
Thing Called Love". Pour la seconde, Freddy Mercury empoignera même la guitare acoustique, en studio et sur scène, et s'arrangera avec les riffs sixties à sa manière.
Rock'n roll rapide et tendu comme un string "Rock It (prime jive)" épais comme un brouillard puis "Don't Try Suicide", avec une rythmique assurée par des claquements de doigts. L'esprit du titre rejoint celui développé sur ""Need Your Loving Tonight" et "Crazy Little Thing Called Love".
Très belle mélodie pour une chanson magique assez méconnue "Sail Away Sweet Sister (To the sister I never had)", ballade aux influences médiévales et jouée à contre-jour, la voix chargée de Freddy faisant passer une palette d'émotions digne du peintre le plus exigeant. Jouée comme on décoche une flèche, "Coming Soon" petit rock comprimé sur lui-même puis l'ultime titre du disque, sans doute le plus beau, que le groupe a sans doute choisi de placer en dernier pour qu'il perdure à la frange de la conscience et flotte à la surface des souvenirs comme une des plus belles ballades jamais entendue, "Save Me", mélange de guitare et de piano enchevêtrés avec la "Queen touch" qui laisse des étoiles dans la mémoire aussi sûrement que le plus beau des feux d'artifices.
Un disque au son typique des eighties, très travaillé, avec des titres très évidents dans la facture rock'n roll et des choses un peu plus complexes dans le registre ballades ou pur rock.
Mais toujours du Queen et cette fois-ci que du bon, contrairement aux albums précités "Jazz" en 1978 et "Hot
Space" en 1982.
the game queen
the game queen
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