____________________[The Colour Of Spring]__________________
Autant le dire d'entrée Talk Talk est un groupe anglais complètement inclassable.
De la pop ?
Sans doute un peu.
De la musique new-age matinée de rock ?
Aussi.
Des influences multiples et un résultat précieux et fragile.
D'abord classé dans la new-wave avec l'album The party's over en 1982 puis It's my life en 1984 qui se paye le
luxe d'aligner deux tubes coup sur coup. "The colour of spring" paru en 1986 est le dernier qui peut s'adresser enco-
re à un large public. Mais déjà dans ce disque se profile la matière de ce que sera les deux disques suivants.
Talk Talk prendra un virage expérimental à partir de l'album suivant en 1988 puis le dernier du groupe avant leur séparation, "Laughing Stock" en 1991.
Line-up Talk Talk en 1986:
Mark Hollis: Chant | Tim Friese-Green: Piano | Paul Webb: Basse | Lee Harris: Batterie
1] Happiness is easy 6'37
2] I don't believe in you 5'01
3] Life's what you make it 4'28
4] April 5th 5'40
5] Living in another world 6'57
6] Give it up 5'15
7] Chameleon day 3'16
8] Time it's time 8'11
Un disque à prendre avec des pincettes.
Fragile mais puissant.
Fort et doux.
Bien sûr les titres pop/rock sont prédominants avec leurs lots de surprise et surtout la voix unique de Mark Hollis, mais au détour d'une ou deux plages des pépites d'une essence rare font glisser cet album de l'honnête exercice au chef-d'œuvre. Première nuance pop avec "Happiness is easy" qui commence doucement sur une batterie seule. Puis chaque instrument arrive comme quand on rentre à la maison. Jolie chanson qui se laisse faire, qui roule doucement jusqu'à "I don't believe in you" seule "vraie" ballade du disque. L'orgue Hammond B3, présent sur tout le disque fait ronronner le titre comme un chat au coin du feu. "Life's what you make it", titre accrocheur au rythme latino/pop,
avec un refrain réellement magique survolé d'une guitare aérienne.
Il s'agit du premier single du disque. Plus curieux et d'une essence musicale presque inconnue "April 5th", minima-
lise la musique. Les instruments semblent se frôler plus qu'ils ne se touchent, emmenés sur un rythme fait de frotte-
ment et de légers tintements. Ambiance latino/jazzy mais avec une touche supplémentaire sur laquelle il est difficile
de mettre des mots.
Fragilité de l'instant et mouvements lents et flous.
Nébuleux.
Le tube pop "Living in another world" d'une efficacité redoutable, fait bouillir l'orgue Hammond rugissant comme
une cascade d'eau. L'harmonica prendra la parole que lui laissera Mark Hollis qui chante sur cet album comme si
sa vie en dépendait. Un chant tout en nuance qui met en valeur sa voix toute particulière. "Give it up" plus conventionnel précède l'étrange et ultra-minimaliste "Chameleon day", prélude de ce que sera la matière de l'opus suivant.
Murmure de bois puis un piano plaque des accords espacés de silences de plusieurs secondes laissant la musique constamment au bord du vide, de la chute. La voix de Hollis parcoure cette partition ajourée d'une voix murmur-
ante ou explosive avant de laisser place au chuchotement des bois qui ont ouvert cette chanson mystérieuse.
Envoûtant.
"Time it's time" résolument plus pop s'étire sur plus de huit minutes, très linéaire, et se charge positivement de
chœurs en forme de chorales qui donne une dimension impressionnante au titre.
Très beau disque au charme étrange et envoûtant.
La découverte de Talk Talk peut se faire avec cet album charnière à la musique intemporelle.
L'univers difficile de Mark Hollis cache un talent immense qui ne peut se révéler par l'écoute attentive que vous accorderez à cet album.
Sans doute un peu.
De la musique new-age matinée de rock ?
Aussi.
Des influences multiples et un résultat précieux et fragile.
D'abord classé dans la new-wave avec l'album The party's over en 1982 puis It's my life en 1984 qui se paye le
luxe d'aligner deux tubes coup sur coup. "The colour of spring" paru en 1986 est le dernier qui peut s'adresser enco-
re à un large public. Mais déjà dans ce disque se profile la matière de ce que sera les deux disques suivants.
Talk Talk prendra un virage expérimental à partir de l'album suivant en 1988 puis le dernier du groupe avant leur séparation, "Laughing Stock" en 1991.
Line-up Talk Talk en 1986:
Mark Hollis: Chant | Tim Friese-Green: Piano | Paul Webb: Basse | Lee Harris: Batterie
1] Happiness is easy 6'37
2] I don't believe in you 5'01
3] Life's what you make it 4'28
4] April 5th 5'40
5] Living in another world 6'57
6] Give it up 5'15
7] Chameleon day 3'16
8] Time it's time 8'11
Un disque à prendre avec des pincettes.
Fragile mais puissant.
Fort et doux.
Bien sûr les titres pop/rock sont prédominants avec leurs lots de surprise et surtout la voix unique de Mark Hollis, mais au détour d'une ou deux plages des pépites d'une essence rare font glisser cet album de l'honnête exercice au chef-d'œuvre. Première nuance pop avec "Happiness is easy" qui commence doucement sur une batterie seule. Puis chaque instrument arrive comme quand on rentre à la maison. Jolie chanson qui se laisse faire, qui roule doucement jusqu'à "I don't believe in you" seule "vraie" ballade du disque. L'orgue Hammond B3, présent sur tout le disque fait ronronner le titre comme un chat au coin du feu. "Life's what you make it", titre accrocheur au rythme latino/pop,
avec un refrain réellement magique survolé d'une guitare aérienne.
Il s'agit du premier single du disque. Plus curieux et d'une essence musicale presque inconnue "April 5th", minima-
lise la musique. Les instruments semblent se frôler plus qu'ils ne se touchent, emmenés sur un rythme fait de frotte-
ment et de légers tintements. Ambiance latino/jazzy mais avec une touche supplémentaire sur laquelle il est difficile
de mettre des mots.
Fragilité de l'instant et mouvements lents et flous.
Nébuleux.
Le tube pop "Living in another world" d'une efficacité redoutable, fait bouillir l'orgue Hammond rugissant comme
une cascade d'eau. L'harmonica prendra la parole que lui laissera Mark Hollis qui chante sur cet album comme si
sa vie en dépendait. Un chant tout en nuance qui met en valeur sa voix toute particulière. "Give it up" plus conventionnel précède l'étrange et ultra-minimaliste "Chameleon day", prélude de ce que sera la matière de l'opus suivant.
Murmure de bois puis un piano plaque des accords espacés de silences de plusieurs secondes laissant la musique constamment au bord du vide, de la chute. La voix de Hollis parcoure cette partition ajourée d'une voix murmur-
ante ou explosive avant de laisser place au chuchotement des bois qui ont ouvert cette chanson mystérieuse.
Envoûtant.
"Time it's time" résolument plus pop s'étire sur plus de huit minutes, très linéaire, et se charge positivement de
chœurs en forme de chorales qui donne une dimension impressionnante au titre.
Très beau disque au charme étrange et envoûtant.
La découverte de Talk Talk peut se faire avec cet album charnière à la musique intemporelle.
L'univers difficile de Mark Hollis cache un talent immense qui ne peut se révéler par l'écoute attentive que vous accorderez à cet album.





