_____________________[The Blessed Hellride]___________________

Black label society est un groupe de heavy-metal formé par Zakk Wylde, l'ancien guitariste de Ozzy Osbourne. Il a tiré le meilleur de l'enseignement musical appréhendé pendant son passage dans le groupe du vieux nounours Ozzy, dans lequel il tourne d'ailleurs toujours. Une poignée d'albums concoctés quasiment seul, le guitariste est un virtuose doublé d'un excellent chanteur. L'album "The Blessed Hellride" est sorti en 2003 et propose 11 titres intéressants
à se mettre derrière les feuilles.

Zakk Wylde: Chant, guitare, basse
Craig Nunenmacher: Batterie

Une formation réduite donc pour ce disque.
Le prédecesseur de "The Blessed Hellride", "1919 Eternal" n'avait pas laissé de bons souvenirs aux oreilles des
fans et des critiques, l'ensemble jugeant l'album bâclé et peu intéressant. Pas de quoi non plus porté Zakk Wylde
au bûcher mais assez pour attendre avec impatience la quatrième livraison du bonhomme avec ce "The Blessed Hellride".

1) Stoned and drunk
2) Doomsday Jesus
3) Stillborn
4) Suffering overdue
?) The blessed hellride
?? Funeral bell
7) Final solution
8) Destruction overdrive
9) Blackened waters
10) We live no more
11) Dead meadow


Black label society joue un métal épais, très heavy. Le jeu de Zakk Wylde est tout en finesse et fait un travail hallucinant sur les harmoniques. Ouverture avec un titre facile "Stoned and drunk" où déjà, Black label society
nous habitue aux gros riffs assassins et au gros son métal. Plus lourd "Doomsday Jesus" n'échappe pas à la règle
que s'est fixée Zakk Wylde pour la construction des morceaux, puisqu'il a décidé d'employer une formule qui a fait ses preuves avec un écheveau couplet/refrain/couplet/refrain/chorus/refrain classique. On continue avec "Stillborn"
et "Suffering overdue" qui fait durer le plaisir (les métalleux se sentent chez eux). Le chant de Zakk Wylde se rapproche de son patron Ozzy en étant aussi à l'aise sur le guttural que le plus aigu. Nous aurons l'occasion d'apprécier le filet rauque de sa voix sur des titres plus calmes.
D'ailleurs "The blessed hellride" le track-title est dans cet esprit là.
La guitare est débranchée de l'ampli et l'acoustique se libère bien que toujours entourée des pulsations de batterie
et d'une basse claquante. Reprise de la guerre avec une poignée de titres aux noms sans équivoque "Funeral bell", "Final solution" et "Destruction overdrive" font fondre le métal en une rivière rutilante et brillante. Ballade électrique "Blackened waters" cousine avec des titres comme "Nothing else matters" qui montre que les préoccupations de Black label society ne sont finalement pas si éloignées que celle de Metallica, le trash en moins.
Zakk Wylde mélange le nouveau et l'ancien, le métal avec le vieux hard-rock et livre quelque chose de très
personnel.
Il est facile de sentir dans sa musique l'héritage des chantres de la musique lourde des années 80.
Encore un peu de bouillon sonore sur "We live no more" puis la guitare est poussée de son siège.
Le piano prend sa place du moins sur les parties rythmiques avec "Dead meadow" joli titre à la mélodie rassurante. Quarante-cinq minutes de puissance émaillées de deux titres plus reposants et un très bon album à l'arrivée.
Du beau boulot donc même si Black label society a du mal à sortir de l'ombre.
Qu'importe.
Leur démarche est sincère et leur musique, authentique.
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