____________________[The Bedlam In Goliath]_________________
The Mars Volta sort son huitième disque en 2008, "The Bedlam in Goliath". Pochette étrange comme toutes
celles de la formation américaine avec des dessins d'humains trois fois plus grands que les autres et au verso,
un marchand d'oranges de la taille d'un ballon de foot. On ne sait jamais où très bien le groupe emmené par ses fondateurs Cedric Bixler-Zavala et Omar Rodriguez-Lopez va nous embarquer. Leurs pochettes d'albums sont
aussi atypiques que leur propos musical. L'immersion dans un disque de The Mars Volta est comme mettre la tête dans une ancienne tempête, un vieux typhon familier. Avant ce disque, Cedric et Omar ont beaucoup joué avec une planchette oui-ja (destinée à communiquer avec des esprits...) et se serait fait souffler par certains d'entre eux, des mots étranges comme "Soothsayer" que l'on retrouvera dans un titre du disque. D'ailleurs, aucun morceau n'a de
nom de nature à rappeler quelque chose à quelqu'un. On pense souvent être seul à avoir des problèmes...
1) Aberinkula - 5:45
2) Metatron - 8:11
3) Ilyena - 5:35
4) Wax Simulacra - 8:11
5) Goliath - 7:15
6) Tourniquet Man - 2:38
7) Cavalettas - 9:32
8) Agadez - 6:43
9) Askepios - 5:10
10) Ouroboros - 6:36
11) Soothsayer - 9:07
12) Conjugal Burns - 6:39
La folie furieuse a droit de cité chez The Mars Volta. Là où d'autres se cantonnent au minimum, The Mars Volta
en colle les mirettes dés le début avec "Aberinkula" puis continue sans transition avec "Metatron". La batterie est quasiment toujours en breaks, la structure du morceau part en live en permanence, parsemée d'arrangements où
les notes dissonnantes ont le beau rôle. Avec une tendance marquée nettement plus dance "Ilyena" envahit le
dance-floor avant de mettre le court et hyperactif/anxiogène "Wax Simulacra" en service. Le batteur (nouveau d'ailleurs, bonjour Thomas Pridgen) risque de finir le disque avec un bras en moins, perdu lors d'un de ses innombrables breaks ultra rapide.
Cette pop touffue et hystérique continue sur "Goliath" avant de s'asseoir quelques instants sur un petit océan
psyché, "Tourniquet Man". Au bord de l'épuisement, "Cavalettas" mène une course éperdue sur un chemin pavé
de faux finals trompeurs. L'ensemble, encore une fois, est d'une complexité effarante. "Agadez" est très séduisant, surtout dans sa seconde partie, la plus débridée. "Askepios" se tient au chevet d'un expérimentalisme foisonnant, trouvant finalement sa voie, puis "Ouroboros" en ultra rapidité revient à ce que The Mars Volta construit d'albums
en albums; une musique serrée, lyrique et frénétique, comme un urgent besoin d'en finir.
Naviguant au dessus d'eaux orientales venues du Sud profond, "Soothsayer" s'étale sur un océan d'essence quasi divine et "Conjugal Burns" conclue cette lourde livraison de soixante-quinze minutes avec cette fébrilité qui nous
est désormais coutumière.
On sort de là lessivé par tant de stress intense déployé dans le but de nous empêcher de respirer.
The Mars Volta est un groupe à part et compte bien le rester.
Chacun trouvera son compte dans cette musique hybride, propulsée par des dizaines d'influences.
A déconseiller tout de même aux grands nerveux...
celles de la formation américaine avec des dessins d'humains trois fois plus grands que les autres et au verso,
un marchand d'oranges de la taille d'un ballon de foot. On ne sait jamais où très bien le groupe emmené par ses fondateurs Cedric Bixler-Zavala et Omar Rodriguez-Lopez va nous embarquer. Leurs pochettes d'albums sont
aussi atypiques que leur propos musical. L'immersion dans un disque de The Mars Volta est comme mettre la tête dans une ancienne tempête, un vieux typhon familier. Avant ce disque, Cedric et Omar ont beaucoup joué avec une planchette oui-ja (destinée à communiquer avec des esprits...) et se serait fait souffler par certains d'entre eux, des mots étranges comme "Soothsayer" que l'on retrouvera dans un titre du disque. D'ailleurs, aucun morceau n'a de
nom de nature à rappeler quelque chose à quelqu'un. On pense souvent être seul à avoir des problèmes...
1) Aberinkula - 5:45
2) Metatron - 8:11
3) Ilyena - 5:35
4) Wax Simulacra - 8:11
5) Goliath - 7:15
6) Tourniquet Man - 2:38
7) Cavalettas - 9:32
8) Agadez - 6:43
9) Askepios - 5:10
10) Ouroboros - 6:36
11) Soothsayer - 9:07
12) Conjugal Burns - 6:39
La folie furieuse a droit de cité chez The Mars Volta. Là où d'autres se cantonnent au minimum, The Mars Volta
en colle les mirettes dés le début avec "Aberinkula" puis continue sans transition avec "Metatron". La batterie est quasiment toujours en breaks, la structure du morceau part en live en permanence, parsemée d'arrangements où
les notes dissonnantes ont le beau rôle. Avec une tendance marquée nettement plus dance "Ilyena" envahit le
dance-floor avant de mettre le court et hyperactif/anxiogène "Wax Simulacra" en service. Le batteur (nouveau d'ailleurs, bonjour Thomas Pridgen) risque de finir le disque avec un bras en moins, perdu lors d'un de ses innombrables breaks ultra rapide.
Cette pop touffue et hystérique continue sur "Goliath" avant de s'asseoir quelques instants sur un petit océan
psyché, "Tourniquet Man". Au bord de l'épuisement, "Cavalettas" mène une course éperdue sur un chemin pavé
de faux finals trompeurs. L'ensemble, encore une fois, est d'une complexité effarante. "Agadez" est très séduisant, surtout dans sa seconde partie, la plus débridée. "Askepios" se tient au chevet d'un expérimentalisme foisonnant, trouvant finalement sa voie, puis "Ouroboros" en ultra rapidité revient à ce que The Mars Volta construit d'albums
en albums; une musique serrée, lyrique et frénétique, comme un urgent besoin d'en finir.
Naviguant au dessus d'eaux orientales venues du Sud profond, "Soothsayer" s'étale sur un océan d'essence quasi divine et "Conjugal Burns" conclue cette lourde livraison de soixante-quinze minutes avec cette fébrilité qui nous
est désormais coutumière.
On sort de là lessivé par tant de stress intense déployé dans le but de nous empêcher de respirer.
The Mars Volta est un groupe à part et compte bien le rester.
Chacun trouvera son compte dans cette musique hybride, propulsée par des dizaines d'influences.
A déconseiller tout de même aux grands nerveux...





