__________________________[Tarkus]_________________________
"Tarkus" est le deuxième essai de Emerson Lake and Palmer et parait en 1971.
Plus ambitieux que son prédéces-
seur, "Tarkus" définit mieux les contours du style que Emerson Lake and Palmer tente de développer. Ainsi, d'autres grands albums de la même époque s'inspireront de celui-ci dans la démarche. Close to the edge (1972) de Yes deviendra le petit cousin de cet opus un an plus tard suivi de 2112 (1976) de Rush. Les influences classiques se font ressentir dans cette deuxième livraison, notamment sur le track-title fleuve qui s'étire sur plus de 20 minutes. Plusi-
eurs écoutes seront nécessaires pour appréhender toute la richesse de ce bateau ivre et enivrant. Ambitieux et audacieux au point que les six autres compositions qui le suivent paraissent bien anecdotiques.
Développé sur différents thèmes, allant de tempétueuses attaques d'orgue Hammond à des calmes plus olympiens, "Tarkus" s'affirme déjà comme les fondations, les bases futures sur lesquelles s'appuieront Emerson Lake and
Palmer dans ses créations suivantes.
1) Tarkus (20:40)
a) eruption
b) stones of years
c) iconoclast
d) mass
e) manticore
f) the battlefield
g) aquatarkus
2) Jeremy Bender (1:47)
3) Bitches Crystal (3:56)
4) The Only Way [Hymn] (3:47)
5) Infinite Space [Conclusion] (3:20)
6) A Time and a Place (2:58)
7) Are You Ready Eddy? (2:12)
Line-up:
Keith Emerson: Piano, claviers, orgue
Greg Lake: Chant, guitare, basse
Carl Palmer: Batterie, percussions
Longue suite et grand tourbillon musical avec "Tarkus" qui oscille entre jazz et progressif, chanson et instrumental.
Les claviers montent à l'assaut en vrombissant puis "a) eruption" déroule son tapis rapide jazz-rock. Première chan-
son "b) stones of years" puis un étalage de technique instrumentiste avec le superbe "c) iconoclast". Seconde partie chantée avec "d) mass" puis son accompagnement exclusivement instrumental "e) manticore".
L'orgue Hammond règne en maitre absolu, parfois suivi de loin par une guitare qui produit juste quelques effets et
d'un minimoog aux sonorités déjantées. On retrouvera aussi les moments très solennels comme sait les imbriquer Emerson Lake and Palmer, et qui donne à certains titres des allures princiers. Troisième et dernière partie chantée
"f) the battlefield" qui laisse la place au long instrumental final "g) aquatarkus".
Seconde partie avec une petite chanson ironique façon saloon "Jeremy Bender" et le superbe et rageur "Bitches Crystal" aux résonances jazz-rock impressionnantes. Emerson Lake and Palmer est aussi apprécié pour son côté grandiloquent, démonstration avec l'aérien "The Only Way [Hymn]" à l'orgue d'église épousé par un piano jazz en liberté. Touche de complexité sur "Infinite Space [Conclusion]" et à nouveau de la fougue sur le très rock progressif "A Time and a Place" où le chant de Greg Lake prend des dimensions théâtralement métal. Dernière intervention
avec le rock 'n roll traditionnel de "Are You Ready Eddy?" petite allusion à leur ingénieur du son de l'époque Eddie Offord.
Disque riche et prenant, "Tarkus" reste une excellente carte de visite pour Emerson Lake and Palmer.
Le morceau-titre vous aspire comme une hotte et vous fait tournoyer un bon moment dans des sphères soniques
aux variations diverses.
Un album de référence y compris pour le rock et jazz progressif en général.
seur, "Tarkus" définit mieux les contours du style que Emerson Lake and Palmer tente de développer. Ainsi, d'autres grands albums de la même époque s'inspireront de celui-ci dans la démarche. Close to the edge (1972) de Yes deviendra le petit cousin de cet opus un an plus tard suivi de 2112 (1976) de Rush. Les influences classiques se font ressentir dans cette deuxième livraison, notamment sur le track-title fleuve qui s'étire sur plus de 20 minutes. Plusi-
eurs écoutes seront nécessaires pour appréhender toute la richesse de ce bateau ivre et enivrant. Ambitieux et audacieux au point que les six autres compositions qui le suivent paraissent bien anecdotiques.
Développé sur différents thèmes, allant de tempétueuses attaques d'orgue Hammond à des calmes plus olympiens, "Tarkus" s'affirme déjà comme les fondations, les bases futures sur lesquelles s'appuieront Emerson Lake and
Palmer dans ses créations suivantes.
1) Tarkus (20:40)
a) eruption
b) stones of years
c) iconoclast
d) mass
e) manticore
f) the battlefield
g) aquatarkus
2) Jeremy Bender (1:47)
3) Bitches Crystal (3:56)
4) The Only Way [Hymn] (3:47)
5) Infinite Space [Conclusion] (3:20)
6) A Time and a Place (2:58)
7) Are You Ready Eddy? (2:12)
Line-up:
Keith Emerson: Piano, claviers, orgue
Greg Lake: Chant, guitare, basse
Carl Palmer: Batterie, percussions
Longue suite et grand tourbillon musical avec "Tarkus" qui oscille entre jazz et progressif, chanson et instrumental.
Les claviers montent à l'assaut en vrombissant puis "a) eruption" déroule son tapis rapide jazz-rock. Première chan-
son "b) stones of years" puis un étalage de technique instrumentiste avec le superbe "c) iconoclast". Seconde partie chantée avec "d) mass" puis son accompagnement exclusivement instrumental "e) manticore".
L'orgue Hammond règne en maitre absolu, parfois suivi de loin par une guitare qui produit juste quelques effets et
d'un minimoog aux sonorités déjantées. On retrouvera aussi les moments très solennels comme sait les imbriquer Emerson Lake and Palmer, et qui donne à certains titres des allures princiers. Troisième et dernière partie chantée
"f) the battlefield" qui laisse la place au long instrumental final "g) aquatarkus".
Seconde partie avec une petite chanson ironique façon saloon "Jeremy Bender" et le superbe et rageur "Bitches Crystal" aux résonances jazz-rock impressionnantes. Emerson Lake and Palmer est aussi apprécié pour son côté grandiloquent, démonstration avec l'aérien "The Only Way [Hymn]" à l'orgue d'église épousé par un piano jazz en liberté. Touche de complexité sur "Infinite Space [Conclusion]" et à nouveau de la fougue sur le très rock progressif "A Time and a Place" où le chant de Greg Lake prend des dimensions théâtralement métal. Dernière intervention
avec le rock 'n roll traditionnel de "Are You Ready Eddy?" petite allusion à leur ingénieur du son de l'époque Eddie Offord.
Disque riche et prenant, "Tarkus" reste une excellente carte de visite pour Emerson Lake and Palmer.
Le morceau-titre vous aspire comme une hotte et vous fait tournoyer un bon moment dans des sphères soniques
aux variations diverses.
Un album de référence y compris pour le rock et jazz progressif en général.





