___________________________[Talk]__________________________

Autres chroniques:

The Yes album(1971)
Fragile(1972)
Close to the edge(1972)
Relayer(1974)
Tales from topographic oceans(1974)
Going for the one(1977)
Tormato(1978)
Drama(1980)
90125(1983)
Big generator(1987)
Union(1991)
Magnification(2001)
Quinzième album studio du fer de lance de la musique progressive "Talk" à la pochette blanche ornée du logo du groupe tout en couleurs et en contours, sort en 1994. "Union" sorti trois ans plus tôt et qui rameutait tous les anciens musiciens de Yes avait été un coup d'épée dans l'eau. L'idée de réunir sur un disque les protagonistes du groupe au travers de ses différents line-up aurait eu de quoi séduire si le disque n'avait été en fait qu'un habile tour de passe-passe en studio. En 1994, Yes abordait des fidèles qui ne se retrouvaient plus vraiment dans la musique du groupe. C'est aussi le retour de Jon Anderson derrière le micro chant, lui qui ne nous manquait plus vraiment. Avec pourtant de solides atouts, "Talk" n'allait pas rallier les fans et critiques rock sous son étendard.

Les ventes de cet album fûrent les plus mauvaises du groupe.
Dommage.

Jon Anderson: Chant
Trevor Rabin: Guitare, chant
Chris Squire: Basse, chant
Tony Kaye: Claviers
Alan White: Batterie

Sept titres + un bonus dont une longue plage de près de seize minutes.

1) The calling (6:56)
2) I am waiting (7:25)
3) Real love (8:49)
4) State of play (5:00)
5) Walls (4:57)
6) Where will you be (6:09)
7) Endless dream (15:44)
a) silent spring
b) talk
c) endless dream


Bonus

8) The calling (8:08)

Belle entrée en matière avec "The calling" qui démarre puissament dans une rythmique pop/rock très appuyée où on imagine aisément Alan White debout sur la batterie. Refrain survolé par des choeurs très Yes, la voix de Jon Anderson n'ayant rien perdue de sa superbe. Un vrai bon titre d'intro envoyé comme un final du Live Aid, traversé par des chorus de claviers de haut niveau. "I am waiting", vrai régal d'alternances rock et de moments calmes
conduits par une guitare au bord de l'hypnose. La pochette à dominante blanche est le reflet de cette brillante altercation. La production générale du disque est très luxueuse, les attaques de guitares profondes et puissantes, les claviers brillants et larges. Un petit faux pas dans ce "Talk" comme "Walls" qui ravira les nostalgiques des compositions de Toto voilà plus de vingt ans mais le reste est hautement comestible. "Real love" est un océan dans lequel on s'immergera avec plaisir, accompagné par une guitare lourde quasi métal.

Les presque 9 minutes de ce titre ne paraissent pas longues bien que l'ensemble soit assez linéaire. Puissant et compacte, "State of play" puis le très world "Where will you be" où la magnifique guitare acoustique de Trevor
Rabin part seule en voyage. "Endless dream" est le titre ambitieux, s'approchant des seize minutes et découpé en
trois parties que nous aurons du mal à identifier, les thèmes récurrents s'entrecroisant et se décroisant à loisir, traversés par des périodes de calmes comme une ballade en forêt qui proposerait des alternances d'ombres et de lumières. Un bonus pour terminer cette blanche aventure avec le titre d'ouverture "The calling" augmenté d'un peu
plus d'une minute où Yes a inséré un passage planant juste avant le chorus de clavier.

Pas indispensable mais c'est plutôt avec plaisir que l'on retrouve ce morceau à peine une heure après l'avoir déjà entendu.

Un album qui laisse un peu sur sa faim.
Yes nous avait habitués à un peu plus de folie et leur technique de jeu est peu mise en avant dans "Talk".
Reste tout de même un disque très agréable avec quelques bons moments de musique colorée.
talk yes
talk yes
talk yes