_____________________[Surfing With The Alien]________________
Joe Satriani fait partie de ces artistes d'exceptions qui marquent leur époque. Multi instrumentiste doué, Satriani, guitariste américain fut le prof de quelques pointures du rock lourd comme Steve Vai ou Kirk Hammett de
Metallica et enseignant à Berkeley. Kirk Hammett fut d'ailleurs viré par Satriani car "il ne bossait pas assez", dixit le maitre. Il s'acoquinera aussi avec d'autres virtuoses comme John Petrucci (Dream theater), Steve Vai, Yngwie Malmsteen ou encore Paul Gilbert et Eric Johnson pour faire tourner la formation G3 qui change donc de personnel très souvent. La musique instrumentale de Satriani peut se révéler lassante à la longue, l'absence de voix faisant
passer tout ce qu'il y a d'humain dans la musique à la trappe. Quand Joe décide d'en pousser une, c'est carrément la catastrophe. "Surfin with the alien" est son deuxième opus en 1987 et celui qui a fait sortir de l'ombre ce guitariste prodigieux, inspiré par Jimi Hendrix entre autres. Le fer de lance de Satriani reste tout de même le heavy-metal
même si le guitariste s'est permis quelques écarts electro sur d'autres albums. La pochette nous montre le Surfer d'Argent popularisé par les comics. Ce disque est resté dans les mémoires collectives comme une innovation technique en terme de sonorité. Satriani joue de la plupart des instruments, guitares, basse, claviers et
programmation de batterie. Il est tout de même accompagné par d'autres musiciens:
Bongo Bob Smith
Steve Vai
Jeff Campitelli
John Cuniberti
Track-list:
1] Surfing With The Alien 4:25
2] Ice 9 3:59
3] Crushing Day 5:14
4] Always With Me, Always With You 3:22
5] Satch Boogie 3:13
6] Hill Of The Skull 1:48
7] Circles 3:28
8] Lords Of Karma 4:48
9] Midnight 1:42
10]Echo 5:37
Entrée en matière avec "Surfing With The Alien" le titre. Incontestablement du heavy-metal, avec une paire basse/batterie plutôt en retrait ne serait-ce que sur les deux premières minutes du morceau, laissant le champ (le chant..) libre à la guitare ou même les guitares puisque Satriani empile de trois à quatre couches de guitares dans chacun des morceaux. Les effets sur les guitares sont choisis et peaufinés. Plus lent et plus lourd "Ice 9" permet d'apprécier tout le talent de soliste du bonhomme avec pas moins de 3 chorus exécutés chacun dans une technique
et un son différent. L'absence de voix se fait vraiment sentir sur ce titre et on imagine un peu ce qu'un Ronnie James Dio par exemple, pour reprendre un ténor de l'époque de la fin des eighties, aurait pû faire sur une telle musique. Copie conforme du premier titre, "Crushing Day" un peu lassant d'ailleurs sur la durée, avec ce riff par trop répétitif, idéal pour illustrer n'importe quel documentaire sur les sports mécaniques, puis "Always With Me, Always With
You" une ballade gentillette sans prétention.
Meilleur moment du disque, "Satch Boogie" (Satch est le petit surnom de Satriani), où ZZ top se ferait flasher à 180 km/h.
Guitares croisées, ferraillage en règle, bref, que du bon, avec cette petite touche d'hyper-technique dont Satriani a
fait son cheval de bataille.
Un petit pont qui se veut un viaduc de moins de deux minutes "Hill Of The Skull", lourd et empesé et surtout, faussement grandiose avec ces claviers ronflants d'un autre âge, le très demi-teinte "Circles" se dispersant entre
rythme latin ombragé et hard-rock pas encore furieux. "Lords Of Karma" avec ses guitares jouées au mixer, un petit exercice classique au seul son doux d'une guitare étoilée "Midnight" puis déjà (enfin !!) "Echo" musique pour supermarché à ranger entre sopalin et botte de radis.
Un disque qui a assez mal vieilli, les compos paraissant bien désuètes vingt ans après.
Satriani a commis une petite dizaine d'albums en changeant régulièrement de style, même si il a toujours conservé ce côté "rock" plus ou moins imposé par sa guitare.
Pour les accrocs de beaux sons de six cordes et de décryptage de partoches toutes noires.
Metallica et enseignant à Berkeley. Kirk Hammett fut d'ailleurs viré par Satriani car "il ne bossait pas assez", dixit le maitre. Il s'acoquinera aussi avec d'autres virtuoses comme John Petrucci (Dream theater), Steve Vai, Yngwie Malmsteen ou encore Paul Gilbert et Eric Johnson pour faire tourner la formation G3 qui change donc de personnel très souvent. La musique instrumentale de Satriani peut se révéler lassante à la longue, l'absence de voix faisant
passer tout ce qu'il y a d'humain dans la musique à la trappe. Quand Joe décide d'en pousser une, c'est carrément la catastrophe. "Surfin with the alien" est son deuxième opus en 1987 et celui qui a fait sortir de l'ombre ce guitariste prodigieux, inspiré par Jimi Hendrix entre autres. Le fer de lance de Satriani reste tout de même le heavy-metal
même si le guitariste s'est permis quelques écarts electro sur d'autres albums. La pochette nous montre le Surfer d'Argent popularisé par les comics. Ce disque est resté dans les mémoires collectives comme une innovation technique en terme de sonorité. Satriani joue de la plupart des instruments, guitares, basse, claviers et
programmation de batterie. Il est tout de même accompagné par d'autres musiciens:
Bongo Bob Smith
Steve Vai
Jeff Campitelli
John Cuniberti
Track-list:
1] Surfing With The Alien 4:25
2] Ice 9 3:59
3] Crushing Day 5:14
4] Always With Me, Always With You 3:22
5] Satch Boogie 3:13
6] Hill Of The Skull 1:48
7] Circles 3:28
8] Lords Of Karma 4:48
9] Midnight 1:42
10]Echo 5:37
Entrée en matière avec "Surfing With The Alien" le titre. Incontestablement du heavy-metal, avec une paire basse/batterie plutôt en retrait ne serait-ce que sur les deux premières minutes du morceau, laissant le champ (le chant..) libre à la guitare ou même les guitares puisque Satriani empile de trois à quatre couches de guitares dans chacun des morceaux. Les effets sur les guitares sont choisis et peaufinés. Plus lent et plus lourd "Ice 9" permet d'apprécier tout le talent de soliste du bonhomme avec pas moins de 3 chorus exécutés chacun dans une technique
et un son différent. L'absence de voix se fait vraiment sentir sur ce titre et on imagine un peu ce qu'un Ronnie James Dio par exemple, pour reprendre un ténor de l'époque de la fin des eighties, aurait pû faire sur une telle musique. Copie conforme du premier titre, "Crushing Day" un peu lassant d'ailleurs sur la durée, avec ce riff par trop répétitif, idéal pour illustrer n'importe quel documentaire sur les sports mécaniques, puis "Always With Me, Always With
You" une ballade gentillette sans prétention.
Meilleur moment du disque, "Satch Boogie" (Satch est le petit surnom de Satriani), où ZZ top se ferait flasher à 180 km/h.
Guitares croisées, ferraillage en règle, bref, que du bon, avec cette petite touche d'hyper-technique dont Satriani a
fait son cheval de bataille.
Un petit pont qui se veut un viaduc de moins de deux minutes "Hill Of The Skull", lourd et empesé et surtout, faussement grandiose avec ces claviers ronflants d'un autre âge, le très demi-teinte "Circles" se dispersant entre
rythme latin ombragé et hard-rock pas encore furieux. "Lords Of Karma" avec ses guitares jouées au mixer, un petit exercice classique au seul son doux d'une guitare étoilée "Midnight" puis déjà (enfin !!) "Echo" musique pour supermarché à ranger entre sopalin et botte de radis.
Un disque qui a assez mal vieilli, les compos paraissant bien désuètes vingt ans après.
Satriani a commis une petite dizaine d'albums en changeant régulièrement de style, même si il a toujours conservé ce côté "rock" plus ou moins imposé par sa guitare.
Pour les accrocs de beaux sons de six cordes et de décryptage de partoches toutes noires.





