________________________[Stratosfear]_______________________

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From dawn till dusk (1991)
Tangerine Dream est un groupe allemand formé à la fin des années 60 par Edgar Froese étudiant aux beaux arts. Un nombre de musiciens assez important se succèderont au sein du groupe mais Edgar Froese restera comme membre permanent. Leur discographie est plus qu'impressionnante avec plus de 60 albums comprenant beaucoup de bande originale de films et de live ainsi que de nombreux essais studios. Ils refusèrent toujours l'étiquette de groupe "new age" pour garder celle de "musique électronique". La formation qui perdurera le plus dans le temps est celle des années 80:

Edgar Froese
Christopher Franke
Johannes Schmoelling

Il est inutile de préciser qui joue quoi car les trois musiciens occupent tous un poste derrière les claviers. L'origine
du qualificatif "planant" prend certainement sa source dans la musique de Tangerine Dream. Celle-ci est douce et beaucoup moins robotique que peut l'être celle de leurs proches cousins de Kraftwerk. L'album que nous nous proposons de disséquer "Stratosfear" est le huitième album de Tangerine Dream sorti en 1976.

1) Stratosfear (10:04)
2) Big sleep in search of hades (4:45)
3) 3am at the border of the marsh from okefenokee (8:10)
4) Invisible limits (11:40)


Seulement 4 titres pour 34 minutes de musique, avec ce "Stratosfear" qui donne son nom à l'album. Atmosphère
pure et sonorités multiples pour un beau morceau d'ouverture. Les sons générés par les synthés rappellent ceux que l'on a croisés sur Oxygène (1976) et que l'on croisera sur "Equinoxe" (1978) de Jean-Michel Jarre.

Les instruments employés: mellotron, moog, piano et de vraies guitares six et douze cordes. La musique prend
forme autour d'un thème récurrent qu'elle retrouvera comme un vieil ami tout au long du titre. "Big sleep in search of hades" avec des souvenirs de Vangelis qui flottent au lointain, se pare et s'enchevêtre dans des volutes pastels. Dans cet album, le noir côtoie très souvent la couleur.

"3am at the border of the marsh from okefenokee" voit surgir des nappes de synthés qui se déploient comme des
ailes de papillons géants. Des choeurs graves et profonds, caverneux donnent une dimension gothique à l'ensemble.

Pas de percussions dans la musique de Tangerine Dream mais des boucles ou des "loops" de synthés. Dernier titre "Invisible limits" va explorer des territoires plus expérimentaux, passant allègrement du bruitiste au construit et terminant, avant une plage sourde et presque silencieuse, sur la chaleur d'un piano adulte.

De la musique dont on ne retient pas grand-chose.

Le disque terminé, on ne souvient de rien.

La musique de Tangerine Dream ne se saisit que sur l'instant et ne s'imprime pas une fois enfuie.

A savourer sur l'instant, comme quelque chose d'une fragilité ephémère.
stratosfear tangerine dream
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