__________________[Straight Between The Eyes]________________
Autres chroniques:
Rising (1976)
On Stage (1977)
Long Live Rock'n Roll (1978)
Difficult To Cure (1981)
Bent Out Of Shape (1983)
Stranger In Us All (1995)
Rising (1976)
On Stage (1977)
Long Live Rock'n Roll (1978)
Difficult To Cure (1981)
Bent Out Of Shape (1983)
Stranger In Us All (1995)
Sixième album du groupe fondé par Ritchie Blackmore, "Straight Between the Eyes" sort en 1982, à une époque où
le hard-rock vivait ses derniers instants sous une forme qui allait bientôt muter. Roger Glover est à la production et co-signe quelques titres au passage. Parmi les fluctuations de line-up, citons encore David Rosenthal remplacant un Don Airey sortant, et Cozy Powell quitte les fûts pour laisser la place à Bob Rondinelli, qui ne sera déjà plus de la
fête lors du prochain album. Rainbow était en 1982, sur la bonne pente descendante de la fin de ses aventures qui allaient se conclure momentanément avec le disque de l'année 1983. (Pour remettre le couvert en 1995 avec "Stranger In Us All" alors que l'on avait rien demandé). Si "Difficult To Cure" lançait en l'air quelques très bonnes idées mises en place dans des compos bien ficelées, "Straight Between the Eyes" souffre d'une tendance poussive
qui n'échappera à personne.
1) Death Alley Driver – 4:42
2) Stone Cold – 5:17
3) Bring On The Night (Dream Chaser) – 4:06
4) Tite Squeeze – 3:15
5) Tearin' Out My Heart – 4:03
6) Power – 4:26
7) MISS Mistreated – 4:27
8) Rock Fever – 3:50
9) Eyes Of Fire – 6:37
Sans aucun doute le morceau le plus vendeur du disque, "Death Alley Driver" avec un riff nerveux qui comblera
d'aise les hard-rockers de l'année 1982, est une petite merveille à déguster plusieurs fois, le restant de la track-
list étant beaucoup moins heureux. Déjà une première semi-ballade, un truc assez mou, "Stone Cold" somme toute sympathique, même si çà ne casse pas des briques à un canard comme dirait Perceval, puis "Bring On The Night (Dream Chaser)" un brin scolaire où vous pourrez vous amuser à dire "Dream Cha-ser !" après Turner qui chante "Briiinngg onnnn the niiiight".
"Tite Squeeze" en nettement plus rentre-dedans avance d'une démarche lourde mais rassure un peu sur le fond.
Peu de surprises ni de réels morceaux de bravoure ne se détachent pour le moment de cet ensemble très propre
et très sage. La voici, la voilà, la ballade de fin de première face, "Tearin' Out My Heart". Celle-ci n'évite pas les paroles idiotes et les clichés de l'époque, voix murmurante sur le premier couplet pour mieux s'élever sur le se-
cond, puis un refrain en majeur qui permet à Blackmore de pondre un solo inutile mais inévitable. On appréciera
au passage la belle voix FM de Joe Lynn Turner.
Gentillet "Power" avec un son de Fender un peu différent de d'habitude, qui permettra aux plus aventureux d'en-
tamer une ronde ou un quadrille, au choix. Comme le ridicule a cessé de flinguer depuis un bon moment,
Rainbow poursuit des fantômes avec un "MISS Mistreated" dont le titre en lettres capitales insiste bien pour dire
qu'il n'a rien à voir avec le "Mistreated" de Deep Purple de 1974. Après écoute, il s'avère qu'effectivement, "Mistreated" n'a rien à craindre et ne risque pas d'être détrôné dans sa notoriété par cet ersatz. Suit un "Rock
Fever" bordé de bonne volonté mais qui malgré sa rapidité toute relative, ne parvient à décoller qu'à moitié.
Rainbow garde, selon la tradition, le gros oeuvre pour la fin, le titre sur lequel le groupe est censé lâcher tout ce
qu'il a. Pompeux et artificiel, "Eyes Of Fire" sur un thème oriental ringard, tente de rallumer un "Stargazer" qui avait tout pour lui.
Minable.
Un album très médiocre (ah bon ?...) à la pochette pourtant équivalente.
Et dire que Rainbow en a refourgué tout de même plus de 60 000 rien qu'en Angleterre...
Mais qu'on se rassure, le pire restait encore à venir...
le hard-rock vivait ses derniers instants sous une forme qui allait bientôt muter. Roger Glover est à la production et co-signe quelques titres au passage. Parmi les fluctuations de line-up, citons encore David Rosenthal remplacant un Don Airey sortant, et Cozy Powell quitte les fûts pour laisser la place à Bob Rondinelli, qui ne sera déjà plus de la
fête lors du prochain album. Rainbow était en 1982, sur la bonne pente descendante de la fin de ses aventures qui allaient se conclure momentanément avec le disque de l'année 1983. (Pour remettre le couvert en 1995 avec "Stranger In Us All" alors que l'on avait rien demandé). Si "Difficult To Cure" lançait en l'air quelques très bonnes idées mises en place dans des compos bien ficelées, "Straight Between the Eyes" souffre d'une tendance poussive
qui n'échappera à personne.
1) Death Alley Driver – 4:42
2) Stone Cold – 5:17
3) Bring On The Night (Dream Chaser) – 4:06
4) Tite Squeeze – 3:15
5) Tearin' Out My Heart – 4:03
6) Power – 4:26
7) MISS Mistreated – 4:27
8) Rock Fever – 3:50
9) Eyes Of Fire – 6:37
Sans aucun doute le morceau le plus vendeur du disque, "Death Alley Driver" avec un riff nerveux qui comblera
d'aise les hard-rockers de l'année 1982, est une petite merveille à déguster plusieurs fois, le restant de la track-
list étant beaucoup moins heureux. Déjà une première semi-ballade, un truc assez mou, "Stone Cold" somme toute sympathique, même si çà ne casse pas des briques à un canard comme dirait Perceval, puis "Bring On The Night (Dream Chaser)" un brin scolaire où vous pourrez vous amuser à dire "Dream Cha-ser !" après Turner qui chante "Briiinngg onnnn the niiiight".
"Tite Squeeze" en nettement plus rentre-dedans avance d'une démarche lourde mais rassure un peu sur le fond.
Peu de surprises ni de réels morceaux de bravoure ne se détachent pour le moment de cet ensemble très propre
et très sage. La voici, la voilà, la ballade de fin de première face, "Tearin' Out My Heart". Celle-ci n'évite pas les paroles idiotes et les clichés de l'époque, voix murmurante sur le premier couplet pour mieux s'élever sur le se-
cond, puis un refrain en majeur qui permet à Blackmore de pondre un solo inutile mais inévitable. On appréciera
au passage la belle voix FM de Joe Lynn Turner.
Gentillet "Power" avec un son de Fender un peu différent de d'habitude, qui permettra aux plus aventureux d'en-
tamer une ronde ou un quadrille, au choix. Comme le ridicule a cessé de flinguer depuis un bon moment,
Rainbow poursuit des fantômes avec un "MISS Mistreated" dont le titre en lettres capitales insiste bien pour dire
qu'il n'a rien à voir avec le "Mistreated" de Deep Purple de 1974. Après écoute, il s'avère qu'effectivement, "Mistreated" n'a rien à craindre et ne risque pas d'être détrôné dans sa notoriété par cet ersatz. Suit un "Rock
Fever" bordé de bonne volonté mais qui malgré sa rapidité toute relative, ne parvient à décoller qu'à moitié.
Rainbow garde, selon la tradition, le gros oeuvre pour la fin, le titre sur lequel le groupe est censé lâcher tout ce
qu'il a. Pompeux et artificiel, "Eyes Of Fire" sur un thème oriental ringard, tente de rallumer un "Stargazer" qui avait tout pour lui.
Minable.
Un album très médiocre (ah bon ?...) à la pochette pourtant équivalente.
Et dire que Rainbow en a refourgué tout de même plus de 60 000 rien qu'en Angleterre...
Mais qu'on se rassure, le pire restait encore à venir...





