________________________[Stormbringer]______________________
Roger Glover et Ian Gillian, respectivement bassiste et chanteur ayant été foutu à la porte par un Blackmore
terroriste, Deep purple embauchait, pour ce "Stomrbringer" en 1974, David Coverdale (futur fondateur de Whitesnake) et Glenn Hughes, bassiste vocaliste lui aussi, futur pourfendeur de blues. Cette nouvelle fournée de musiciens apportera à Deep purple une couleur funk et groove jusqu'ici étrangère au groupe inventeur du
hard-rock moderne.
Le résultat ne sera pas à la hauteur de ce que l'on pouvait en espérer…
1) Stormbringer 4'03
2) Love don't mean a thing 4'23
3) Holyman 4'28
4) Hold on 5'05
5) Lady double dealer 3'19
6) You can't do it right 3'24
7) High ball shooter 4'26
8) The Gypsy 4'13
9) Soldier of fortune 3'14
"Stormbringer" démarre au son de synthé pompiers en faisant vibrer une sorte de pop plus ou moins inspirée. Dommage, la voix de Coverdale et de Hughes, a quelque chose de forcé. Un solo de guitare très moyen,
à la lisière du minable, tente d'enjoliver le tout. Peu convaincant, voire déconcertant.
Déjà le tempo ralentit sur "Love don't mean a thing". Toujours du groove pour ce jazz-funk qui fait qu'on se
demande si on est bien chez le Pourpre Profond. Difficile d'imaginer que ces premiers titres n'ont trois ans de
plus que "Highway star" ou "Lazy". Solo de clavier cette fois, aussi inspiré qu'un Drucker du dimanche soir.
Cette soul, …saoûle.
Facile direz-vous ?
Pas autant que le titre suivant "Holyman". Là on touche le fond. Ballade nunuche traversée, comme si cela ne
suffisait pas, par des pseudos cuivres joués au synthé Bontempi. Navrant. Retour au groove (au quoi ?) avec cette rythmique funk tournante "Hold on". L'ensemble fonctionne à peu près avec un refrain sympa. La partie basse est aussi assez accrocheuse. Pas de quoi non plus se relever la nuit… Le chant de Coverdale et de Hughes, en
alternance comme d'ailleurs sur tout les titres fonctionne aussi plutôt bien. Quand à Blackmore…il a dû s'absenter pour aller siffler une binouze tant sa présence est difficilement discernable.
"Lady double dealer" rapide et enlevé sonne bien malgré une production un peu faiblarde, le titre sera d'ailleurs souvent repris en concert. Groove toujours sur "You can't do it right", morceau très funk et sympa si ce n'était
ce solo de synthé au son pourrave, prélude aux scies circulaires supportées dans les années 80.
Enfin le meilleur, "High ball shooter" collectionne quelques beaux moments comme par exemple, les chants soul
de la paire vocale Coverdale/Hughes très à l'aise dans ce registre. En plus, un superbe solo d'orgue Hammond B3 enfin sorti des oubliettes avec un Jon Lord en très grande forme. Aaaaahh !! Cette Leslie tourbillonnante….
Bonheur de courte durée.
Suivra un truc soul/jazzy popisant assez consternant "The Gypsy" avec un son de guitare affreux puis, pour clore le tout, une ballade mièvre au goût de chiotte, "Soldier of fortune" fort heureusement de courte durée.
Deux ou trois titres potables à se mettre sous la feuille, dont le brillantissime "High ball shooter", seul titre vraiment digne d'intérêt, où Deep purple a balancé semble-t-il ses dernières cartouches créatives.
Après ce pauvre disque, Blackmore partira vers d'autres horizons.
Fin d'un mythe.
terroriste, Deep purple embauchait, pour ce "Stomrbringer" en 1974, David Coverdale (futur fondateur de Whitesnake) et Glenn Hughes, bassiste vocaliste lui aussi, futur pourfendeur de blues. Cette nouvelle fournée de musiciens apportera à Deep purple une couleur funk et groove jusqu'ici étrangère au groupe inventeur du
hard-rock moderne.
Le résultat ne sera pas à la hauteur de ce que l'on pouvait en espérer…
1) Stormbringer 4'03
2) Love don't mean a thing 4'23
3) Holyman 4'28
4) Hold on 5'05
5) Lady double dealer 3'19
6) You can't do it right 3'24
7) High ball shooter 4'26
8) The Gypsy 4'13
9) Soldier of fortune 3'14
"Stormbringer" démarre au son de synthé pompiers en faisant vibrer une sorte de pop plus ou moins inspirée. Dommage, la voix de Coverdale et de Hughes, a quelque chose de forcé. Un solo de guitare très moyen,
à la lisière du minable, tente d'enjoliver le tout. Peu convaincant, voire déconcertant.
Déjà le tempo ralentit sur "Love don't mean a thing". Toujours du groove pour ce jazz-funk qui fait qu'on se
demande si on est bien chez le Pourpre Profond. Difficile d'imaginer que ces premiers titres n'ont trois ans de
plus que "Highway star" ou "Lazy". Solo de clavier cette fois, aussi inspiré qu'un Drucker du dimanche soir.
Cette soul, …saoûle.
Facile direz-vous ?
Pas autant que le titre suivant "Holyman". Là on touche le fond. Ballade nunuche traversée, comme si cela ne
suffisait pas, par des pseudos cuivres joués au synthé Bontempi. Navrant. Retour au groove (au quoi ?) avec cette rythmique funk tournante "Hold on". L'ensemble fonctionne à peu près avec un refrain sympa. La partie basse est aussi assez accrocheuse. Pas de quoi non plus se relever la nuit… Le chant de Coverdale et de Hughes, en
alternance comme d'ailleurs sur tout les titres fonctionne aussi plutôt bien. Quand à Blackmore…il a dû s'absenter pour aller siffler une binouze tant sa présence est difficilement discernable.
"Lady double dealer" rapide et enlevé sonne bien malgré une production un peu faiblarde, le titre sera d'ailleurs souvent repris en concert. Groove toujours sur "You can't do it right", morceau très funk et sympa si ce n'était
ce solo de synthé au son pourrave, prélude aux scies circulaires supportées dans les années 80.
Enfin le meilleur, "High ball shooter" collectionne quelques beaux moments comme par exemple, les chants soul
de la paire vocale Coverdale/Hughes très à l'aise dans ce registre. En plus, un superbe solo d'orgue Hammond B3 enfin sorti des oubliettes avec un Jon Lord en très grande forme. Aaaaahh !! Cette Leslie tourbillonnante….
Bonheur de courte durée.
Suivra un truc soul/jazzy popisant assez consternant "The Gypsy" avec un son de guitare affreux puis, pour clore le tout, une ballade mièvre au goût de chiotte, "Soldier of fortune" fort heureusement de courte durée.
Deux ou trois titres potables à se mettre sous la feuille, dont le brillantissime "High ball shooter", seul titre vraiment digne d'intérêt, où Deep purple a balancé semble-t-il ses dernières cartouches créatives.
Après ce pauvre disque, Blackmore partira vers d'autres horizons.
Fin d'un mythe.
Autres chroniques:
In rock (1970)
Fireball (1971)
Machine head (1972)
Made in Japan (1972)
Who do we think we are (1973)
Burn (1974)
Made in europe (1976)
Perfect strangers (1984)
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