__________________________[Stand Up]_______________________
Autres chroniques:
This was (1968)
Benefit (1970)
Aqualung (1971)
Thick as a brick (1972)
Songs for the woods (1977)
Original masters (1985)
Nightcap (1993)
This was (1968)
Benefit (1970)
Aqualung (1971)
Thick as a brick (1972)
Songs for the woods (1977)
Original masters (1985)
Nightcap (1993)
A l'heure où l'homme posait pour la première fois le pied sur la lune, d'autres se contentaient d'écouter le deuxième Jethro Tull "Stand up".
A chacun son truc.
Le Tull allait perdurer dans sa position de groupe phare du folk/rock à tendance médiévale. Voici l'équipe telle
qu'elle se présentait en 1969:
Ian Anderson: Flûte_guitare acoustique_hammond_Piano_Mandoline_balalaïka_bouzouki_voix
Martin Barre: Guitare électrique_flûte sur "Jeffrey goes to leicester square" et "Reasons for waiting"
Clive Bunker: Batteries et percussions
Glenn Cornick: Basse
David Palmer assurant les arrangements de cordes.
Dix titres cachés sous une pochette superbe aux dessins représentants le groupe, avec leurs propres visages dans
une esthétique très seventies:
1. A new day yesterday (4:10)
2. Jeffrey goes to leicester square (2:12)
3. Bourée (3:47)
4. Back to the family (3:48)
5. Look into the sun (4:21)
6. Nothing is easy (4:26)
7. Fat man (2:52)
8. We used to know (4:00)
9. Reasons for waiting (4:06)
10. For a thousand mothers (4:13)
La galette s'ouvre sur "A new day yesterday" qui permet de prendre connaissance de la teneur de ce disque aux influences rock relativement marquées. Ce premier titre n'échappe pas à cette tendance et nous offre quatre
minutes dix secondes de circonvolutions rock, avec d'entrée la flûte de Ian omniprésente ainsi que l'harmonica qu'il utilisera alternativement. "Jeffrey goes to leicester square" nous replonge dans l'ambiance du disque précédent avec une musique légère qui donne envie de prendre sa mie par la main et d'aller gambader dans les prés pour se faire
des bisous sous les arbres. Anderson y joue son rôle de menestrel moderne avec conviction.
Après cette chanson courte (un peu plus de deux minutes) "Bourée", un instrumental superbe de presque quatre minutes va installer la flûte au centre de nos préoccupations et donner une dimension géniale à cet instrument rare
dans le rock en lui octroyant le thème général du morceau. Cette musique est inspirée de la suite pour luth n°1 de Jean-Sébastien Bach.
Le trio de chansons suivantes "Back to the family", "Look into the sun" et "Nothing is easy" va creuser dans les raci-
nes blues et rock en délaissant quelque peu le côté médiéval. Nous ne nous en plaindrons pas, Jethro Tull excellant aussi dans ce style avec des architectures de morceaux claires et précises où la guitare de Martin Barre explore
déjà des terres progressives plus ou moins inconnues.
Ces titres annoncent avec bonheur la couleur de ce que sera Aqualung deux ans plus tard.
"Fat man" se décline sous la forme de percus et de guitare acoustique dans une ambiance très feu de camp. Petit
titre de moins de trois minutes où la flûte trouve naturellement sa place à mi-chemin entre le roots et le folk subti-
lement oriental.
Comme dans la plupart des albums, il y a dans celui-ci un mouton noir, la chanson "We used to know" est moins convaincante, avec un son de guitare moins agréable, le titre a mal vieilli et ne fait pas partie des meilleures compos
du Tull.
Heureusement, cette mauvaise impression va vite être effacée par "Reasons for waiting" qui justifie à elle seule
l'achat de toute la disco du groupe.
La flûte y est magique se roulant en colimaçon dans des sonorités pures et aériennes, les cordes vont soutenir ce nuage de musique avec brillance, la voix de Anderson veloutée avec ce grain inimitable enrobant l' ensemble d'une chaude quiétude. C'est la chanson qui perdure après l'écoute du disque. Elle est, dommage, un peu courte à mon
goût et aurait pû être étirée sur quelques minutes supplémentaires.
Le dernier titre "For a thousand mothers" va conclure ce disque avec nervosité.
Sur une rythmique hachurée et complexe, il ouvre la porte en grand et laisse entrer les courants électriques d'un
rock rentre-dedans, bien dans l'esprit du disque.
Le deuxième essai du groupe se traduit par une réussite sur l'introduction d'un rock plus nerveux qui faisait un peu défaut sur l'opus précédent.
Jethro Tull n'oublie pas ses racines blues et rock et délivre là un album varié où les chansons paraissent plus travaillées, à l'inverse du premier disque où certains titres sonnaient plus comme de l'impro arrangée.
Beaucoup plus de chansons aussi, l'album précédent étant surtout composé de titres instrumentaux.
Le troisième effort du Tull Benefit en 1970 sera encore différent.
A chacun son truc.
Le Tull allait perdurer dans sa position de groupe phare du folk/rock à tendance médiévale. Voici l'équipe telle
qu'elle se présentait en 1969:
Ian Anderson: Flûte_guitare acoustique_hammond_Piano_Mandoline_balalaïka_bouzouki_voix
Martin Barre: Guitare électrique_flûte sur "Jeffrey goes to leicester square" et "Reasons for waiting"
Clive Bunker: Batteries et percussions
Glenn Cornick: Basse
David Palmer assurant les arrangements de cordes.
Dix titres cachés sous une pochette superbe aux dessins représentants le groupe, avec leurs propres visages dans
une esthétique très seventies:
1. A new day yesterday (4:10)
2. Jeffrey goes to leicester square (2:12)
3. Bourée (3:47)
4. Back to the family (3:48)
5. Look into the sun (4:21)
6. Nothing is easy (4:26)
7. Fat man (2:52)
8. We used to know (4:00)
9. Reasons for waiting (4:06)
10. For a thousand mothers (4:13)
La galette s'ouvre sur "A new day yesterday" qui permet de prendre connaissance de la teneur de ce disque aux influences rock relativement marquées. Ce premier titre n'échappe pas à cette tendance et nous offre quatre
minutes dix secondes de circonvolutions rock, avec d'entrée la flûte de Ian omniprésente ainsi que l'harmonica qu'il utilisera alternativement. "Jeffrey goes to leicester square" nous replonge dans l'ambiance du disque précédent avec une musique légère qui donne envie de prendre sa mie par la main et d'aller gambader dans les prés pour se faire
des bisous sous les arbres. Anderson y joue son rôle de menestrel moderne avec conviction.
Après cette chanson courte (un peu plus de deux minutes) "Bourée", un instrumental superbe de presque quatre minutes va installer la flûte au centre de nos préoccupations et donner une dimension géniale à cet instrument rare
dans le rock en lui octroyant le thème général du morceau. Cette musique est inspirée de la suite pour luth n°1 de Jean-Sébastien Bach.
Le trio de chansons suivantes "Back to the family", "Look into the sun" et "Nothing is easy" va creuser dans les raci-
nes blues et rock en délaissant quelque peu le côté médiéval. Nous ne nous en plaindrons pas, Jethro Tull excellant aussi dans ce style avec des architectures de morceaux claires et précises où la guitare de Martin Barre explore
déjà des terres progressives plus ou moins inconnues.
Ces titres annoncent avec bonheur la couleur de ce que sera Aqualung deux ans plus tard.
"Fat man" se décline sous la forme de percus et de guitare acoustique dans une ambiance très feu de camp. Petit
titre de moins de trois minutes où la flûte trouve naturellement sa place à mi-chemin entre le roots et le folk subti-
lement oriental.
Comme dans la plupart des albums, il y a dans celui-ci un mouton noir, la chanson "We used to know" est moins convaincante, avec un son de guitare moins agréable, le titre a mal vieilli et ne fait pas partie des meilleures compos
du Tull.
Heureusement, cette mauvaise impression va vite être effacée par "Reasons for waiting" qui justifie à elle seule
l'achat de toute la disco du groupe.
La flûte y est magique se roulant en colimaçon dans des sonorités pures et aériennes, les cordes vont soutenir ce nuage de musique avec brillance, la voix de Anderson veloutée avec ce grain inimitable enrobant l' ensemble d'une chaude quiétude. C'est la chanson qui perdure après l'écoute du disque. Elle est, dommage, un peu courte à mon
goût et aurait pû être étirée sur quelques minutes supplémentaires.
Le dernier titre "For a thousand mothers" va conclure ce disque avec nervosité.
Sur une rythmique hachurée et complexe, il ouvre la porte en grand et laisse entrer les courants électriques d'un
rock rentre-dedans, bien dans l'esprit du disque.
Le deuxième essai du groupe se traduit par une réussite sur l'introduction d'un rock plus nerveux qui faisait un peu défaut sur l'opus précédent.
Jethro Tull n'oublie pas ses racines blues et rock et délivre là un album varié où les chansons paraissent plus travaillées, à l'inverse du premier disque où certains titres sonnaient plus comme de l'impro arrangée.
Beaucoup plus de chansons aussi, l'album précédent étant surtout composé de titres instrumentaux.
Le troisième effort du Tull Benefit en 1970 sera encore différent.





