__________________________[St Anger]________________________

Autres chroniques:

Kill 'em all(1983)
Ride the lightning(1984)
Master of puppets(1986)
And justice for all...(1988)
Metallica (black album)(1991)
Load(1996)
Reload(1997)
Garage Inc.(1998)
S & M(1999)
Some kind of monster(2004)
Death magnetic(2008)
Pochette rouge avec le visuel d'un poignet entravé, telle est l'image du Metallica cuvée 2003. Un nouvel album, une nouvelle tendance, décrié par les uns, adulé par les autres, le vieux fan de heavy metal que je suis s'exprime.... Metallica un nom qui sonne déjà comme une légende. Formé en 1981, premier opus Kill 'em all en 1983, puis Ride the lightning en 1984 en passant par Master of puppets en 1986, le Metallica (black album) en 1991 avec
And justice for all... juste avant, en 1988 plus la flopée de disques comme le double Garage Inc. ou Load et Reload l'année d'après, Metallica n'a eu de cesse de nous exploser les tympans et les neurones avec un heavy metal rapide
et mélodique, lancant ainsi la vague de ce que l'on allait appelé le trash-metal aux cotés de Anthrax, Slayer ou, Megadeth monté par Dave Mustaine le chanteur/guitariste qui avait officié dans les débuts de Metallica et qui fut viré pour consommations excessives de poudre blanche.
Le groupe a connu des arrivées et des départs, ou même des décès avec la perte de leur bassiste lors d'une
tournée, Cliff Burton, écrasé sous un bus lors d'un accident. Metallica reste un groupe monumental qui a jeté les
bases d'un heavy difficile, en mettant en place une technique de jeu impressionnante, supportée par des musiciens
hors pair.
En 2003 le line-up officiant sur "St anger":

Lars Ulrich: Batterie
James Hetfield: Guitare et chant
Kirk Hammett: Guitare
Robert Trujillo: Basse

La formation vient juste de remplacer son bassiste Jason Newsteed, recruté après le décès de Cliff Burton en 1986, par Robert Trujillo, ex "Suicidal tendencies" et ex "Infectious groove". Le jeu très spécial de Trujillo qui joue la
plupart du temps en infra-grave, va remodeler le paysage et le son du groupe. L'absence de solo sur ce disque
montre un Metallica désirant revenir aux sources même de la puissance, à la rythmique que se charge de mener
Lars Ulrich au jeu de batterie hallucinant.

Track-list
1] Frantic
2] St anger
3] Some kind of monster
4] Dirty window
5] Invisible kid
6] My world
7] Shoot me again
8] Sweet amber
9] The unnamed feeling
10] Purify
11] All within my hands


L'album démarre dans un murmure de guitare qui tourne rapidement au rugissement. "Frantic" le premier single du disque.
"Frantic" règle le sort du trash-metal en cinq minutes et cinquante secondes, tour de chauffe puissant puis
l'incroyable "St Anger" prend le relais avec sa montée en puissance graduelle. D'abord caisse claire métallique, puis caisse claire + cymbale et enfin l'ensemble suivi de l'entrée titanesque de la double-grosse caisse dans une
déflagration sonique qui renvoie au musette les batteurs de heavy-metal classique. "Some kind of monster" où le groupe insiste bien sur la necessité de la rythmique dans ce disque en mettant en place des plans complexes
syncopés et farcis de breaks, puis un plombage en règle avec "Dirty window" qui flingue les derniers tableaux
restés au mur avec son rythme rapide et son chant enfiévré.

"Invisible kid" aux allures de mastodonte, déboule et ramone à coups de riffs graves et marteau-pilonné par une batterie profonde et caverneuse. Le tempo ralentit pour atteindre une lourdeur pachydermique avant un break accéléré où le thème de départ est repris. La caisse claire frappe très aigu, le son est brut voire brutal. La basse est quasiment inaudible et pulse au niveau de l'estomac. Le chant lui n'a pas bougé, toujours cette voix rapeuse avec
cette brisure à la fin des phrases. Le son est énorme, percutant, un vrai bulldozer. Monter encore un peu le son et
tenir les vitres pour empêcher qu'elles ne volent en éclat. Les riffs sont des tueurs de tympans, des vrilleurs d'oreille interne, des scies circulaires montées sur des chars d'assaut. Le feu qui couvait sous la braise "Métalliquienne"
depuis quelques années laisse exploser un volcan d'où s'échappe une lave de metal liquide surchauffée. Metallica
est à la source.

Aucun groupe n'est remonté aussi loin dans les origines tribaux de la musique qui bouge. Le disque n'offre aucune concession commerciale. Pas de single calibré radio, pas de ballades ni de solos permettant une goulée d'air frais
mais un bloc rock'n roll chauffé à blanc et balancé telle une éruption. La musique de Metallica est ainsi: à vif et combustible.

Suit "My world" puis "Shoot me again" avec un balancement étrange de la batterie, "Sweet amber" qui revient plus
ou moins au Metallica du Metallica (black album). Le ferraillage en règle ne faiblit pas d'un pouce sur "The
unnamed feeling" et enclenche la 5ème sur "Purify". La fin se profile avec "All within my hands" dont la conclusion interminable semble nous quitter à regret.

Quand l'album est sorti la polémique à commencé entre pro-St Anger et anti-St Anger.

J'ai choisi le premier camp avec enthousiasme.
Metallica était de retour et ça faisait du bien.
st anger metallica
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