________________________[Specials]_________________________
Premier disque de The Specials, l'album noir et blanc "Specials" sort en 1979, au tout début du renouveau ska.
La même année, Jerry Dammers fonde son propre label, "Two Tones" dont la signalétique, un damier en noir et blanc,
est claire. C'est le symbole de la mixité où noirs et blancs jouent ensemble. Ils vont même pousser le truc en arbo-
rant des costards dans ces deux teintes. L'histoire de The Specials est très chaotique avec deux albums sortis
sous ce nom puis un silence de 4 ans avant de reprendre sous le nom de Special AKA pour un seul album suivi d'un autre silence de 12 ans pour revenir encore en 1996 cette fois-ci sous le nom original: The Specials. Ce premier
opus est fait d'un ska brut de fonderie, sans fioriture, dépouillement que l'on retrouvera bien sur le live Live at the Moonlight Club en 1997.
1) A Message To You Rudy
2) Do The Dog
3) Gangsters
4) It's Up To You
5) Nite Klub
6) Doesn't Make It Alright
7) Concrete Jungle
8) Too Hot
9) Monkey Man
10) (Dawning Of A) New Era
11) Blank Expression
12) Stupid Marriage
13) Too Much Too Young
14) Little Bitch
15) You're Wondering Now
Le nonchalant "A Message To You Rudy" démarre le disque. Tranquillité et douceur de vivre sixties. Le groupe commence à se lâcher sur "Do The Dog" bondissant avec cette caisse claire claquante à souhait. "Gangsters", bande-son d'un film avec des types aux lunettes noires, costards blancs et vieilles bagnoles, avec des voix noyées dans la réverb. Le single du disque au passage.
Dépouillé de beaucoup d'artifice,"It's Up To You" se livre tout en breaks abrupts. "Nite Klub" reprend de l'allure
en restant suspendu, parfois, laissé tombé par une basse jouant les filles de l'air, s'éclipsant pour mieux faire sentir
sa présence. Mais quand cette quatre cordes a décidé de rester, c'est un festival de belles rythmiques à contre-
temps qui nous est offert.
Retour à la tranquillité du début sur "Doesn't Make It Alright" ambiance sieste et fait trop chaud pour travailler.
Très pressé "Concrete Jungle" avant le trop vide "Too Hot" qui ne remplira pas plus les sillons de "Live at the Moonlight Club". "Monkey Man" sautillant et même crétin sur les refrains booste le propos puis, "(Dawning Of A) New Era" à l'intro sixties qui nous propulse trente ans plus tard, pour certains aspects, jusqu'à Franz Ferdinand.
"Blank Expression" tourne en rond, avec plein d'espace à l'intérieur et "Stupid Marriage", bon donneur de leçon.
"Too Much Too Young" lance des phrases qui se terminent toutes dans un nuage de reverb et qui reprennent au
début comme une nouvelle naissance. Puis c'est le rapide "Little Bitch" ska/rockab. la calme et sage conclusion "You're Wondering Now" se termine a capella.
Un disque qui a vieillit plutôt bien. The Specials avait lancé un train où beaucoup de monde allait accrocher des wagons. Mais l'époque post-punk était assez perturbée et le phénomène durera peu.
Témoignage en noir et blanc d'une fin de seventies chaotique.
est claire. C'est le symbole de la mixité où noirs et blancs jouent ensemble. Ils vont même pousser le truc en arbo-
rant des costards dans ces deux teintes. L'histoire de The Specials est très chaotique avec deux albums sortis
sous ce nom puis un silence de 4 ans avant de reprendre sous le nom de Special AKA pour un seul album suivi d'un autre silence de 12 ans pour revenir encore en 1996 cette fois-ci sous le nom original: The Specials. Ce premier
opus est fait d'un ska brut de fonderie, sans fioriture, dépouillement que l'on retrouvera bien sur le live Live at the Moonlight Club en 1997.
1) A Message To You Rudy
2) Do The Dog
3) Gangsters
4) It's Up To You
5) Nite Klub
6) Doesn't Make It Alright
7) Concrete Jungle
8) Too Hot
9) Monkey Man
10) (Dawning Of A) New Era
11) Blank Expression
12) Stupid Marriage
13) Too Much Too Young
14) Little Bitch
15) You're Wondering Now
Le nonchalant "A Message To You Rudy" démarre le disque. Tranquillité et douceur de vivre sixties. Le groupe commence à se lâcher sur "Do The Dog" bondissant avec cette caisse claire claquante à souhait. "Gangsters", bande-son d'un film avec des types aux lunettes noires, costards blancs et vieilles bagnoles, avec des voix noyées dans la réverb. Le single du disque au passage.
Dépouillé de beaucoup d'artifice,"It's Up To You" se livre tout en breaks abrupts. "Nite Klub" reprend de l'allure
en restant suspendu, parfois, laissé tombé par une basse jouant les filles de l'air, s'éclipsant pour mieux faire sentir
sa présence. Mais quand cette quatre cordes a décidé de rester, c'est un festival de belles rythmiques à contre-
temps qui nous est offert.
Retour à la tranquillité du début sur "Doesn't Make It Alright" ambiance sieste et fait trop chaud pour travailler.
Très pressé "Concrete Jungle" avant le trop vide "Too Hot" qui ne remplira pas plus les sillons de "Live at the Moonlight Club". "Monkey Man" sautillant et même crétin sur les refrains booste le propos puis, "(Dawning Of A) New Era" à l'intro sixties qui nous propulse trente ans plus tard, pour certains aspects, jusqu'à Franz Ferdinand.
"Blank Expression" tourne en rond, avec plein d'espace à l'intérieur et "Stupid Marriage", bon donneur de leçon.
"Too Much Too Young" lance des phrases qui se terminent toutes dans un nuage de reverb et qui reprennent au
début comme une nouvelle naissance. Puis c'est le rapide "Little Bitch" ska/rockab. la calme et sage conclusion "You're Wondering Now" se termine a capella.
Un disque qui a vieillit plutôt bien. The Specials avait lancé un train où beaucoup de monde allait accrocher des wagons. Mais l'époque post-punk était assez perturbée et le phénomène durera peu.
Témoignage en noir et blanc d'une fin de seventies chaotique.





