_________[The Southern Harmony And Musical Companion]______

Autres chroniques:

Shake your money maker (1990)
Amorica (1994)
By your side (1999)
Live (2002)
Warpaint (2008)


Deuxième effort des Black crowes en 1992 et considéré comme le chef-d'oeuvre du groupe, "The southern
harmony and musical companion" brosse un tableau à touches colorées de blues et de hard-rock. Fortement ancré dans un rock sudiste flirtant avec le hard-rock, Black crowes donne une couleur très seventies à cet album remarquable. Quelques pépites, que l'auditeur exhumera à pleins tympans, sont cachées dans ce disque aux reflets irisées, carmin et brillant.


Track-listing:

1] Sting Me 4'39
2] Remedy 5'22
3] Thorn In My Pride 6'03
4] Bad Luck Blue Eyes Goodbye 6'29
5] Sometimes Salvation 4'47
6] Hotel Illness 3'59
7] Black Moon Creeping 4'54
8] No Speak No Slave 4'01
9] My Morning Song 6'15
10]Time Will Tell 4'07


Dix titres fleurant bon le terroir, la guitare gorgée de saturation et le Wurlitzer bien présent sans trop envahir toute la palette sonore. On retrouve les frangins Robinson au mieux de leur forme, dans des compos assez linéaires mais de facture rock incontournable. La voix de Chris Robinson rappelle fréquemment celle de Rod Stewart toutes périodes confondues ou bien même celle de Kelly Jones de Stereophonics. Des influences mêlées de Led Zeppelin, d'
Allman Brothers, de Lynyrd Skynyrd et de Aérosmith pour le coté hard-rock. Sans révolutionner le genre, Black crowes s'est inspiré et à retenu les meilleures influences du rock sudiste pour en faire quelque de très personnel.

La pochette à dominante ocre et noir montre deux photos du groupe dans leurs tenues vestimentaires les plus chics, issues directement des puces seventies. "Sting me" et "Remedy", tout deux dans la même veine, linéaires et orches-
trés à l'ancienne, introduisent l'univers des Crowes avec force guitares entremêlées, appuyées par un Wurlitzer aux notes précises et étoilées. Du blues/rock qui sent bon le terroir et le cuir pleine fleur. Trait de guitare acoustique,
puis l'orgue prend la parole d'une voix aigue, "Thorn In My Pride" qui murmure pour enfler telle une marée sonore avant de s'écraser sur une falaise finale, pour reprendre le thème du début. Authentique blues, "Bad Luck Blue Eyes Goodbye" suivi de "Sometimes Salvation" puissant et enlevé.

Même si le rythme n'est pas très rapide chez Les Black crowes, l'ambiance est serrée et electrisée à souhait. Arri-
vée de l'harmonica sur "Hotel Illness" qui débute aussi "Black Moon Creeping" tirant vers un rythm'n'blues très seventies. Ca swingue au pays des vaches et le whisky se réchauffe dans les verres en prenant une teinte sombre qui sied à cette musique racée. Plus rapide et estampillé rock 'n' roll, "No Speak No Slave" est un petit bonheur fugace
et presque trop court, rejoint par l'intro hirsute de "My Morning Song" sans conteste la plus belle chanson du disque, mélangeant injonction soul avec férocité rock et solo à la Jimmy Page.

Etalage de serviette sur l'herbe pour amorcer la sieste avec le final "Time Will Tell" sorte d'impro folk acoustique aux résonances toujours seventies. Beau disque, seconde performance du Black pour un plaisir plus travaillé et sans
doute moins immédiat que le premier opus Shake your money maker.

A déguster verre de bière en main et guitare en bandoulière.
the southern harmony and musical companion black crowes
the southern harmony and musical companion black crowes
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