________________________[Sonic Brew]________________________

Revenons un peu en arrière pour disséquer la première oeuvre sonore de l'ancien guitariste de Ozzy Osbourne,
Zack Wylde, officiant seul avec quelques coups de mains musicaux, sous le nom de Black label society.
"Sonic brew" sort en 1999 et démonte peu à peu les rouages du rock lourd pour les remonter à sa manière, pourfendant d'un son monumental les productions métal d'alors. Rarement a été vu chez un quelconque groupe de métal un son aussi plein, aussi puissant et aussi lourd. Wylde est une attraction à lui tout seul, tricotant des solis de six-cordes hallucinant, en jouant sur les harmoniques qui sont le signe de reconnaissance de son jeu.



Track-List:

1. Bored To Tears
2. The Rose Petalled Garden
3. Hey You (back Of Lies)
4. Born To Lose
5. Peddlers Of Death
6. Mother Mary
7. Beneath The Tree
8. Low Down
9. T.a.s
10. Lost my better Half
11. Black Pearl
12. World Of Trouble
13. Spoke In The Wheel
14. The Beginning ... At Last
15. No more tears


Un premier disque rempli à ras-bord, Black label society profitant de toute la place allouée par le format CD et
quinze titres rutilants. Outre sa technique guitaristique impressionnante, le bonhomme possède aussi un bel organe.
Vocal.
Basse trafiquée comme un orage, puis un riff épais comme une coulée de lave, "Bored to tears".

Black label society, c'est les super-héros du métal. Dans la même veine presque noisy avec un son à stopper un camion "The rose petalled garden". Lourd et à fond dans la carte noisy, trahi par des arpèges goûteux d'une guitare acoustique tendue là comme un piège. "Hey you (butch of lies)" puis un "Born to lose" plus linéaire et abordable.
La guitare est surchargée d'effets, pire que celle d'Eddy Van Halen. Belle intro au piano qui mue en tsunami maintenant familier sur "Peddlers of death", la voix étant aussi tressée que le son de la guitare puis "Mother Mary"
où l'on remarque que la basse, quand elle est placée en intro ici est aussi saturée que sa soeur à six-cordes.

Plus doux et mesuré, "Beneath the tree" peut faire croire que le moment de pause du disque est arrivé: erreur, ce
n'est pas là et le déluge de riffs tirés vers le haut par les harmoniques n'en est que plus important. Mouvementé,
"Low Down" puis une courte démo avec "T.a.s" où l'on voit vraiment la guitare en prolongement des mains de
Wylde qui exécute un solo sur une guitare acoustique à une vitesse ahurissante. Trio de métal noir comme la suie
"Lost my better Half", "Black Pearl" et un "World Of Trouble" où Zack éructe des "yeah..yeah..." caverneux. Une jolie pause acoustique avec "Spoke In The Wheel" avec de belles inflexions noueuses dans la voix puis le rapide et véritable mur de watts "The Beginning ... At Last".

La fin se fait sur le long et peut-être en trop "No more tears".
Un album varié même s'il se présente comme le monolithe noir de "2001 odyssée de l'espace": un gros truc de
métal noir mystérieux et impénétrable.
Wylde n'a pas oublié, afin de détendre un peu l'ambiance, de parsemer son disque de quelques bouffées d'air frais
en débranchant la prise, mais on pourra peut-être lui reprocher quelques longueurs sur ce disque de presque 67 minutes.
De quoi contenter et réconcilier les amateurs de sensations fortes, et les tendres qui se cachent au fond de chacun d'entre nous.
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