__________________[Songs From The Big Chair]________________
Autres chroniques:
The seeds of love (1989)
Elemental (1993)
Raoul and the kings of spain (1995)
Everybody loves a happy ending (2005)
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Second album des Tears for fears sorti en 1985 "Songs from the big chair" restera à jamais comme le grand clas-
sique du duo Orzabal/Smith. De cet album seront issus au moins deux énormes tubes "Shout" et "Everybody Wants
to Rule the World" qui permettra au groupe d'écouler plus de dix millions de copies de cette rondelle à travers le monde. La production presque dépouillée du premier opus (The hurting en 1982) a laissé la place à un son incroyablement puissant, pour un disque de cette époque. La new-wave à tendance soul permet de mixer le chaud
et le froid, le mélodique et le rythmique.
En 1985 Tears for fears était considéré à tort comme un groupe de gentils minets qui faisaient de la pop et l'attention qui leur était portée était fortement teintée de misérabilisme voire de commisération. Effectivement le duo n'est pas
un combo rock et ne brandit ni étendard ni idéal de vie.
Qu'est-ce qu'on en a à foutre en l'occurrence ?
1)Shout : 6'33
2)The Working Hour : 6'31
3)Everybody Wants to Rule the World : 4'11
4)Mothers Talk: 5'06
5)I Believe 4'54
6)Broken : 2'38
7)Head Over Heels 4'32 / Broken (live) 0:30
8)Listen 6'54
Il ne faut pas oublier que, outre Roland Orzabal et Curt Smith, le groupe comportait également deux autres musi-
ciens: Ian Stanley derrière les claviers et Chris Hugues derrière les fûts.
Démarrage sans douceur sur "Shout" avec une batterie en marteau-pilon soutenue par une belle poignée de synthés bas très sombre. Chanson très dansante qui s'enrichit au fur et à mesure. La voix d'Orzabal peut prendre le marron
du velours ou la blancheur de l'acier, la basse sonne d'une façon douce ou tellurique selon les cas.
La guitare sait prendre la parole quand il faut et avancer dans des chuchotements bas pour finir par s'ébrouer dans
un déluge de fer. Le saxophone jazzy de "The Working Hour" débute cette chanson emplie d'arrangements riches
où les synthés s'empilent dans une spirale de sons bleutés. Le tube "Everybody Wants to Rule the World" auquel personne n'aura échappé en son temps est sans doute plus formaté mais n'arrive pas à être banalisé. Reprise de l'ambiance new-wave du début sur "Mothers Talk", avec des percussions multiples et trépidantes, puis à nouveau le climat jazzy dans lequel Tears for fears excelle "I Believe". Le court "Broken" entame le petit triptyque qui se pour-
suit sur l'accrocheur "Head Over Heels" pour revenir et terminer sur les dernières paroles de "Broken (live)" qui se rompt sur des applaudissements de faux public.
"Listen" touche au progressif avec cette atmosphère brumeuse et liquide.
Les paroles sont minimalistes et la part belle est laissée à la musique anoblie par des chœurs féminins ensoleillés.
Dans un éclaboussement brillant de claviers, la musique s'évapore au loin dans un soupir.
Un album édifiant où Tears for fears jette les bases de leur futur chef-d'œuvre The seeds of love dont le succès sera pourtant moindre que "Songs from the big chair" qui est maintenant un classique.
La discographie de Tears for fears n'est pas très conséquente et "Songs from the big chair" sort nettement du lot.
sique du duo Orzabal/Smith. De cet album seront issus au moins deux énormes tubes "Shout" et "Everybody Wants
to Rule the World" qui permettra au groupe d'écouler plus de dix millions de copies de cette rondelle à travers le monde. La production presque dépouillée du premier opus (The hurting en 1982) a laissé la place à un son incroyablement puissant, pour un disque de cette époque. La new-wave à tendance soul permet de mixer le chaud
et le froid, le mélodique et le rythmique.
En 1985 Tears for fears était considéré à tort comme un groupe de gentils minets qui faisaient de la pop et l'attention qui leur était portée était fortement teintée de misérabilisme voire de commisération. Effectivement le duo n'est pas
un combo rock et ne brandit ni étendard ni idéal de vie.
Qu'est-ce qu'on en a à foutre en l'occurrence ?
1)Shout : 6'33
2)The Working Hour : 6'31
3)Everybody Wants to Rule the World : 4'11
4)Mothers Talk: 5'06
5)I Believe 4'54
6)Broken : 2'38
7)Head Over Heels 4'32 / Broken (live) 0:30
8)Listen 6'54
Il ne faut pas oublier que, outre Roland Orzabal et Curt Smith, le groupe comportait également deux autres musi-
ciens: Ian Stanley derrière les claviers et Chris Hugues derrière les fûts.
Démarrage sans douceur sur "Shout" avec une batterie en marteau-pilon soutenue par une belle poignée de synthés bas très sombre. Chanson très dansante qui s'enrichit au fur et à mesure. La voix d'Orzabal peut prendre le marron
du velours ou la blancheur de l'acier, la basse sonne d'une façon douce ou tellurique selon les cas.
La guitare sait prendre la parole quand il faut et avancer dans des chuchotements bas pour finir par s'ébrouer dans
un déluge de fer. Le saxophone jazzy de "The Working Hour" débute cette chanson emplie d'arrangements riches
où les synthés s'empilent dans une spirale de sons bleutés. Le tube "Everybody Wants to Rule the World" auquel personne n'aura échappé en son temps est sans doute plus formaté mais n'arrive pas à être banalisé. Reprise de l'ambiance new-wave du début sur "Mothers Talk", avec des percussions multiples et trépidantes, puis à nouveau le climat jazzy dans lequel Tears for fears excelle "I Believe". Le court "Broken" entame le petit triptyque qui se pour-
suit sur l'accrocheur "Head Over Heels" pour revenir et terminer sur les dernières paroles de "Broken (live)" qui se rompt sur des applaudissements de faux public.
"Listen" touche au progressif avec cette atmosphère brumeuse et liquide.
Les paroles sont minimalistes et la part belle est laissée à la musique anoblie par des chœurs féminins ensoleillés.
Dans un éclaboussement brillant de claviers, la musique s'évapore au loin dans un soupir.
Un album édifiant où Tears for fears jette les bases de leur futur chef-d'œuvre The seeds of love dont le succès sera pourtant moindre que "Songs from the big chair" qui est maintenant un classique.
La discographie de Tears for fears n'est pas très conséquente et "Songs from the big chair" sort nettement du lot.





