_____________________[Genesis Seconds Out]_________________

Autres chroniques:

Trespass (1970)
Nursery crime (1971)
Foxtrot (1972)
Selling england by the pound (1973)
Genesis live (1973)
The Lamb lies down on broadway (1974)
A trick of the tail (1976)
Wind and wuthering (1977)
And then there were three (1978)
Duke (1980)
Abacab (1981)
Three sides live (1982)
Genesis (mama) (1983)
Invisible touch (1986)
We cant dance (1991)
The way we walk...the shorts (1992)
The way we walk...the longs (1993)
Calling all stations (1997)
Disque 1:
1. Squonk – 6:39
2. The Carpet Crawlers – 5:27
3. Robbery, Assault and Battery – 6:02
4. Afterglow – 4:29
5. Firth of Fifth – 8:56
6. I Know What I Like (In Your Wardrobe) – 8:45
7. The Lamb Lies Down on Broadway – 4:59
8. The Musical Box (Closing Section) – 3:18


Disque 2:
1. Supper's Ready – 24:33
2. The Cinema Show – 10:58
3. Dance on a Volcano – 8:25
4. Los Endos – 3:13


Les premières notes de "Squonk" résonnent.

Nous sommes à Paris entre le 11 et 14 juin 1977 et Genesis est sur scène...sans Peter Gabriel. Vous écoutez "Seconds out", le deuxième live de Genesis et celui-ci a été choisi par le groupe. (Le premier était sorti sans qu'ils aient eu un droit de regard dessus). L'album précédent A trick of the tail sera assez représenté dans ce live car
cette tournée lui est à priori consacrée. Les critiques de l'époque (et certaines actuelles) n'aiment pas ce disque car
il disent qu'on entend pas le public. Nous n'avons à priori pas écouté le même disque. Le public se fait très bien entendre sur des morceaux comme "I know what i like" par exemple, on l'entend nettement hurler "Une autre! Une autre!" à la fin de chaque disque, il sait aussi s'enflammer quand il y en a besoin. Maintenant il faut recadrer les
choses.

C'est un concert de rock progressif, pas du heavy-metal ou du punk-rock, donc le public est sans doute beaucoup plus à l'écoute de ce qui se passe sur scène que enclin à pogoter furieusement. Mais foin de toutes ces polémiques,
ce disque reflète très bien l'ambiance concert et on se rend tout à fait compte que le groupe est sur scène et pas en studio. L'ambiance live y est bien retransmise. Le son est bon (version remasterisée quand même) "Squonk" qui
ouvre le premier volet n'est pas mon morceau préféré mais tant pis. J'aurai plutôt choisi A trick of the tail, mais peu importe, le disque démarre sur un morceau un peu vif et il fallait bien entrer dans la danse. Suit "Carpet crawlers" extrait de Lamb lies down on broadway. Ce morceau mid-tempo est très agréable à l'image du disque dont il est
issu. On s'assoit plus confortablement dans son fauteuil pour passer au titre suivant "Robbery, assault and battery", tout en rythmique compliquée et technique incroyable.

Le groupe est en forme et le prouve au travers de ce morceau sautillant. A noter, le groupe s'est offert les services
de deux batteurs de folie, Bill Brufford (batteur de Yes) et Chester Thompson que l'on retrouvera en 1992 et
1993 sur "The way we walk part 1 et 2"(the long and the short). L'ambiance se calme un peu sur un "Afterglow"
très beau avant d'attaquer deux pièces majeures de ce premier volet "Firth of Fifth" et "I know what i like" extrait
tout deux de Selling england by the pound. Ces deux titres sont magnifiés en concert, un côté très pompeux sur le
1er et une approche très festive sur le second où le public se déchaine, on entend même Phil Collins chanté "I love Paris in the springtime" au milieu du morceau et remercié le public, en français s'il vous plait. Lamb lies down on broadway morceau-titre de l'album du même nom suit ces deux perles. J'adore ce titre très accrocheur et coloré.

Le premier volet se clôt sur la fin (seulement trois minutes) de "The musical box". Dommage. La chanson en entier aurait été la bienvenue.

Le second volet s'ouvre sur les murmures du public qui s'amplifient lorsque Phil Collins annonce "Supper's ready"!.

Ils ont osé. Le titre fleuve de presque 25 minutes sorti tout droit de Foxtrot vient exploser dans nos enceintes dans
un kaléidoscope compliqué de visions multiples.
Cette chanson, cette oeuvre dirons-nous plutôt est un monument du rock progressif et le décrire est presque un exercice impossible.

Le groupe ne peut évidemment pas s'éloigner de la partoche originale, et il nous restitue le titre à l'identique de
l'album studio. "Cinéma show" et ses onze minutes poursuit délicatement ce concert et nous amène tout en finesse jusqu'à "Dance on a volcano" qui débute A trick of the tail. La rythmique de cette chanson est ahurissante et
l'entendre en live est un vrai bonheur. Ce second volet se termine trop rapidement à mon goût sur "Los endos"
version raccourcie du splendide morceau qui est aussi le titre de clôture de A trick of the tail.

Ce disque ne rajoute rien au talent de Genesis (même sans Peter..) mais il mérite néanmoins d'être un bon té-
moignage de ce que savait faire le groupe il y a presque trente ans. Il permet aussi d'être une jolie compil qui
s'adresse aussi à celle ou celui qui veut découvrir Genesis.
genesis seconds out
genesis seconds out
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